[ A la pige ]

Publié le samedi 9 mai 2009

[ Samedi 9 mai 2009 ]

9 Mai Revue de Presse Afghanistan-Pakistan

SOMMET USA-PAKISTAN-AFGHANISTAN À WASHINGRTON

Les États-Unis, le Pakistan et l'Afghanistan se sont entendus mercredi pour adopter une stratégie commune dans la lutte contre le réseau Al-Qaïda et les talibans. Le président américain Barack Obama a reçu à Washington ses homologues afghan et pakistanais pour un sommet tripartite afin de les convaincre de travailler ensemble pour contrer ces menaces islamistes. Les États-Unis s'inquiètent notamment de la puissance croissante des talibans, qui ont commencé à sortir des zones tribales du Pakistan, près de la frontière avec l'Afghanistan, pour mener des actions à une centaine de kilomètres de la capitale Islamabad. Devant l'intensification de la violence en Afghanistan et la progression des talibans au Pakistan, M. Obama a ordonné une nouvelle stratégie intégrant les deux grands voisins et les pressant de coopérer malgré des relations difficiles. Les présidents afghan Hamid Karzaï et pakistanais Asif Ali Zardari se sont engagés à aider Obama à battre les talibans.RCI

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Les guerres passent mais l’ennemi reste le même

Robert Fisk

 

John Griffiths a fait une recherche dans les dossiers soviétiques à propos des tentatives de Moscou pour chasser le « terrorisme » d’Afghanistan avec des renforcement en troupes et des incursions frontalières. Voici une analyse faite par l’académie militaire soviétique de Frounze [Kirghizistan] concernant les « terroristes » que les Russes ont combattus en Afghanistan durant huit sanglantes années : « Plusieurs principes de combat sont au coeur de la tactique des moujahedins. D’abord, ils évitent le contact direct avec des forces régulières supérieures qui pourraient les balayer. En second lieu, les moujahedins n’ont pratiquement jamais conduit de guerre de position et, une fois menacés d’encerclement, ils abandonnent leurs positions. Troisièmement, dans toutes les formes de combat les moujahedins ont toujours tâché d’imposer la surprise. Quatrièmement, les moujahedins utilisent la terreur et le conditionnement idéologique à l’encontre d’une population paisible aussi bien qu’à l’encontre des représentants locaux du gouvernement. »

Les spécialistes de l’académie Frounze en concluent que leurs ennemis « terroristes » appréciaient l’action nocturne, pouvaient se déplacer rapidement à travers les montagnes frontalières (« l’endroit le plus dangereux dans le monde » dont parle Obama), disposaient d’un large réseau de renseignement et pouvaient prendre connaissance en détail des mouvements tenus secrets d’unités soviétiques. Qu’est-ce que cela évoque pour vous aujourd’hui (**) ? Dans son livre qui sera bientôt édité, Griffiths recommande que le rapport des académiciens de Frounze soit placé sur le bureau de chaque président des Etats-Unis, toujours ouvert à cette page.

N’apprenons-nous donc jamais rien ? Le Pakistan musulman explose sous nos yeux tandis qu’Israël, quand il ne vole pas encore plus de terres appartenant aux Palestiniens musulmans en Cisjordanie, hurle que l’Iran — et non le Pakistan — représente la plus grande menace pour la paix du monde. Son ministre des affaires étrangères ne veut même d’un état palestinien. Et que devrions-nous faire ? Tenter de soigner les blessures du Cachemire, de la « Palestine », du Kurdistan, du Liban. Mais au contraire, nous sommes lancés dans une autre aventure. Poison, bombes sales, et tout le reste. L’endroit le plus dangereux au monde. Courir vers un nouveau Khyber...

http://www.info-palestine.net/article.php3?id _article=6517

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Taliban: Pakistan pact under threat

Group accuses government of being US stooge as fighting rages in country's northwest.

Al Jazeera

 

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Probe call in Afghan 'convert' row

Inquiry call after US troops filmed

discussing how to distribute bibles in Afghanistan.

AL JAZEERA

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Afghanistan : l'ONU critique le choix de Fahim comme colistier de Karzaï

 

 

KABOUL (AFP) — Le représentant des Nations unies en Afghanistan a vivement critiqué lundi le choix par le président Hamid Karzaï de l'ancien chef de guerre Mohammad Qasim Fahim comme candidat à la vice-présidence à l'élection présidentielle du 20 août, a-t-on appris de source diplomatique.

Selon plusieurs diplomates en poste à Kaboul, Mohammad Qasim Fahim serait aussi aujourd'hui impliqué dans des activités criminelles, y compris des enlèvements.

Il aurait également d'après eux ordonné le meurtre en 2002 d'un rival, le ministre de l'aviation, Abdul Rahman.

Hamid Karzaï a officiellement déposé lundi matin sa candidature à l'élection présidentielle d'août, avec à ses côtés Mohammad Qasim Fahim et Karim Khalili comme candidats aux deux postes de vice-président.

Ancien lieutenant du commandant Ahmad Shah Massoud pendant la guerre contre les Soviétiques, la guerre civile afghane, puis la lutte contre les talibans, Mohammad Qasim Fahim avait été le ministre de la défense et le vice-président de Karzaï, qui l'avait limogé sous la pression internationale en 2004.

Depuis, le maréchal Fahim, âgé d'une cinquantaine d'années, était une figure clé de l'opposition à Karzaï au sein du Front national, qui regroupait notamment les anciens moujahidine de l'Alliance du Nord de Massoud, progressivement écartés du pouvoir par Karzaï.

Le choix de Fahim comme vice-président s'explique selon les observateurs par une stratégie d'Hamid Karzaï de division de l'opposition.

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ ALeqM5gruYnI-I1-2hwkMV6V_FZSVC1toA

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L'armée pakistanaise bombarde les taliban de la vallée de Swat

REUTERS | 08.05.2009 |

Exode des civils fuyant la région de Buner parce qu'ils redoutent les affrontements entre l'armée pakistanaise et les taliban. L'aviation a de nouveau bombardé vendredi des positions tenues par les islamistes dans la vallée de Swat, dans le nord-ouest du pays.

Par Junaid Khan

MINGORA, Pakistan (Reuters) - L'aviation pakistanaise a de nouveau bombardé vendredi des positions tenues par les taliban dans la vallée de Swat, dans le nord-ouest du pays.

La veille, le Premier ministre, Yusuf Raza Gilani, avait jeté les bases d'une offensive d'envergure contre les islamistes en assignant à l'armée la mission d'éliminer tous les combattants rebelles de cette vallée située à 130 kilomètres au nord-ouest de la capitale, Islamabad.

"Nos hélicoptères d'attaque ont frappé aujourd'hui (vendredi) et détruit deux caches des insurgés à Kabal et nous disposons d'informations confirmées faisant état de dix à douze morts dans leurs rangs", a dit le commandant Nasir Khan, porte-parole de l'armée pour ce secteur.

Kabal se trouve à 17 km au nord-ouest de Mingora, la principale ville de la vallée. Des chasseurs et des hélicoptères d'attaque appuient la progression de troupes de fantassins dans d'autres secteurs de la vallée, haut lieu du militantisme islamiste armé.

"Afin de rétablir l'honneur et la dignité de notre patrie et de protéger notre peuple, les forces armées ont reçu l'ordre d'éliminer les insurgés et les terroristes", a annoncé le chef du gouvernement pakistanais lors d'une allocution télévisée.

Cette décision fait suite aux entretiens qu'a eus le président Asif Ali Zardari à Washington avec Barack Obama, qu'il a assuré mercredi de sa détermination à réduire l'influence d'Al Qaïda et de ses alliés au Pakistan.

Yusuf Raza Gilani n'a pas formellement annoncé le lancement d'une offensive, mais a répété qu'Islamabad ne fléchirait pas devant les terroristes.

SATISFACTION AMÉRICAINE, EXODE DES CIVILS

Ce ton de fermeté, accompagné d'un renforcement des opérations militaires, suscite la satisfaction des Américains. Le secrétaire à la Défense, Robert Gates, a estimé que les taliban avaient trop présumé de leurs forces en attaquant la région de Buner, en plein Pakistan, et qu'ils s'étaient heurtés à une riposte vigoureuse de la part de l'armée pakistanaise.

Des milliers d'habitants de la vallée de Swat avaient profité jeudi de la levée temporaire du couvre-feu pour fuir les combats.

Depuis que les violences ont éclaté le mois dernier dans cette région, on estime que 38.000 personnes sont parties. Au total, la vallée de Swat abrite 1,6 million d'habitants. Les autorités estiment que la moitié pourraient s'enfuir de peur d'une aggravation des combats.

En février, le gouvernement et les islamistes avaient conclu un pacte prévoyant un retour au calme en échange de l'instauration de la charia, la loi islamique. Cet accord a volé en éclats ces dernières semaines, les taliban progressant à partir de la vallée de Swat pour s'implanter dans les districts voisins de Buner, Lower Dir ou encore Shangla.

Après être passée à l'offensive fin avril dans les districts de Buner et de Lower Dir, l'armée a lancé un assaut mercredi dernier contre les positions tenues par les taliban à Mingora, principale ville de la vallée de Swat.

avec Zahid Jan, version française Pierre Sérisier et Henri-Pierre André

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/inter national/proche_moyenorient/20090508.REU8509/ larmee_pakistanaise_bombarde_les_taliban_de_l a_vallee_d.html

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LE PAKISTAN VEUT ÉLIMINER LES REBELLES DE LA VALLÉE DE SWAT

Le gouvernement pakistanais a jeté les bases d'une offensive d'envergure contre les taliban, jeudi, en assignant à l'armée la mission d'éliminer tous les combattants rebelles de la vallée de Swat. Cette décision fait suite aux entretiens de mercredi à Washington RCI

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Pakistan: un million de déplacés en raison des combats dans le nord-ouest, selon l'UNHCR

Le Haut commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (UNHCR) a annoncé vendredi que quelque 500.000 personnes ont fui la zone des combats dans le nord-ouest du Pakistan au cours des derniers jours, portant à un million le nombre de déplacés au cours des derniers mois.

Selon Ron Redmond, un porte-parole de l'UNHCR, près de 200.000 personnes sont arrivées dans les zones sécurisées au cours des derniers jours tandis que 300.000 sont sur les routes ou sur le point de la faire.

S'exprimant devant les journalistes à Genève, Redmond a expliqué que ces 500.000 personnes viennent gonfler le contingent de 550.000 déplacés déjà comptabilisées par le Haut commissariat aux Réfugiés depuis le mois d'août dernier.

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/inter national/asiepacifique/20090508.FAP0941/pakis tan_un_million_de_deplaces_en_raison_des_comb ats_d.html

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Les Américains auraient tué 147 personnes dans l'Ouest afghan

 

CARNAGE | Les habitants des villages bombardés par l'armée américaine ont dressé une liste de victimes mortes à la suite des raids aériens.

Une liste de 147 Afghans tués cette semaine dans des raids aériens de l'armée américaine a été dressée par les habitants des villages bombardés, a annoncé vendredi le vice-gouverneur de la province de Farah. Une enquête a été ouverte.

A Geraani, un des deux villages touchés, la liste comporte 90 noms, à Ganj Abad, on recense 57 noms, a précisé Yunus Rasooli. Ces deux villages ont été bombardés par des avions américains lors de combats contre des talibans en début de semaine.

Des représentants du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) qui se sont rendus dans la province de Farah ont confirmé que des dizaines d'Afghans, dont des femmes et des enfants, avaient péri lundi et mardi. Le président Hamid Karzaï, qui se trouvait mercredi à Washington pour un sommet tripartite avec son homologue pakistanais Asif Ali Zardari et Barack Obama, a jugé «inacceptable et injustifiable» cette «bavure».

Lors d'une conférence de presse à Kaboul, le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a déclaré qu'une enquête était en cours sur les événements du début de semaine.

Il s'agirait des pertes civiles les plus lourdes en un seul engagement depuis le début de l'intervention internationale en Afghanistan, fin 2001.

http://www.tdg.ch/actu/monde/americains-tue-1 47-personnes-ouest-afghan-2009-05-08

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We don't risk our brave lads on the ground - not for civilians. Not for anything. Fire phosphorus shells into Fallujah. Fire tank shells into Najaf. We know we kill the innocent. Israel does exactly the same. It said the same after its allies massacred 1,700 at the refugee camps of Sabra and Chatila in 1982 and in the deaths of more than a thousand civilians in Lebanon in 2006 and after the death of more than a thousand Palestinians in Gaza this year.

And if we kill some gunmen at the same time - "terrorists", of course - then it is the same old "human shield" tactic and ultimately the "terrorists" are to blame. Our military tactics are now fully aligned with Israel.

The reality is that international law forbids armies from shooting wildly in crowded tenements and bombing wildly into villages - even when enemy forces are present - but that went by the board in our 1991 bombing of Iraq and in Bosnia and in Nato's Serbia war and in our 2001 Afghan adventure and in 2003 in Iraq. Let's have that inquiry.

Robert Fisk

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RESTRICTIONS IMPOSÉES AUX MÉDIAS EN AFGHANISTAN

L'OTAN impose de nouvelles restrictions aux médias étrangers qui couvrent la guerre dans le sud de l'Afghanistan. Les mesures sont similaires à celles qu'applique l'armée américaine en Irak. Dorénavant, il sera pratiquement impossible pour les journalistes canadiens de quitter seuls le secteur de l'aéroport de Kandahar pour rencontrer des citoyens afghans. Le mois dernier, des journalistes canadiens nouvellement arrivés à Kandahar étaient escortés partout sur la base militaire et confinés dans leurs dortoirs en dehors de leurs heures de travail. Certaines des nouvelles règles ne s'appliquent pas aux journalistes américains, parce qu'elles violeraient leurs droits constitutionnels.RCI

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OTTAWA VA SE PENCHER SUR LES RESTRICTIONS IMPOSÉES À LA PRESSE EN AFGHANISTAN

Le ministre canadien de la Défense, Peter MacKay, va examiner les restrictions de l'OTAN imposées aux journalistes qui couvrent la guerre dans le sud de l'Afghanistan. Le bureau de la sécurité à l'aéroport de Kandahar a cessé d'accréditer les journalistes depuis février, leur donnant plutôt des laissez-passer de visiteurs. Ces documents les obligent à remettre leur passeport à l'armée pour la durée de leur séjour et les forcent à être escortés par des militaires. Lorsque les modifications ont été instaurées par les responsables américains de la sécurité, les journalistes nouvellement arrivés en Afghanistan devaient être accompagnés en tout temps par des responsables canadiens des relations publiques. Cette pratique a cependant été suspendue pour l'instant. M. MacKay a indiqué mercredi qu'il venait tout juste d'être mis au courant de la situation et qu'il analysait la façon dont les journalistes sont traités par le Canada en Afghanistan, en comparaison avec les États-Unis. Du fait de l'absence d'accréditation, il est presque impossible pour les journalistes canadiens de quitter l'aéroport pour enquêter de manière indépendante. Les partis d'opposition à Ottawa et l'Association canadienne des journalistes qualifient cette situation d'inacceptable.RCI

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L'AIDE US AU PAKISTAN AU COEUR DE TOUTES LES ATTENTIONS À WASHINGTON

L'aide américaine pour le Pakistan était lundi au coeur de toutes les attentions à Washington où l'inquiétude grandit sur la stabilité de cet allié doté de l'arme nucléaire. Le sénateur démocrate John Kerry, président de la commission des Affaires étrangères du Sénat, et son collègue républicain Richard Lugar, ont présenté lundi un plan d'aide non-militaire de 7,5 milliards de dollars sur cinq ans pour Islamabad. Le plan vise notamment à "vaincre l'extrémisme islamiste qui menace la sécurité des deux pays", selon les deux sénateurs. Cette annonce intervient alors que le président américain Barack Obama va recevoir mercredi en mini-sommet de crise ses collègues afghan et pakistanais Hamid Karzaï et Asif Ali Zardari. Partis de la frontière entre les deux pays, des combattants islamistes ont progressé récemment au-delà de de la vallée de Swat, dans le nord-ouest du Pakistan, jusqu'à une centaine de kilomètres d'Islamabad. Dans ce contexte, l'arsenal nucléaire aux mains d'Islamabad est un des sujets d'inquiétude à Washington.

RCI

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Henry Kissinger estime que la meilleure façon de stabiliser l’Afghanistan serait de convaincre ses voisins de cesser leurs interférences et de lui accorder un statut de neutralité. Cette idée fait son chemin et pourrait bien se retrouver au coeur d’un grand marchandage géopolitique sur cette région entre la Russie, la Chine, l’Inde, les États-Unis, l’Iran et le Pakistan.

http://www.cerium.ca/Afghanistan-Une-presence -a-long

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VISITE SURPRISE DU PREMIER MINISTRE HARPER EN AFGHANISTAN

Le Premier ministre canadien Stephen Harper a effectué jeudi sa 3ème visite surprise en trois ans dans le sud de l'Afghanistan pour y encourager les troupes canadiennes et souligner l'engagement du Canada dans ce pays. Il a salué l'arrivée prochaine de 21.000 soldats américains, estimant que ces renforts permettront des progrès irréversibles en raison du nombre insuffisant des troupes canadiennes. Pour sa part, le chef d'état-major des Forces canadiennes, le général Walter Natynczyk, a convenu qu'il en résultera un accroissement des combats cet été, à l'approche du scrutin présidentiel afghan. M. Harper, par ailleurs, a annoncé que le Canada allait financer un projet de l'UNICEF visant à améliorer l'éducation de 20.000 enfants de la région de Kandahar, bastion des insurgés talibans. Le Premier ministre, qui venait de Prague où il a participé à un sommet Canada-Europe, a rappelé que la mission canadienne se transformait pour mettre l'accent davantage sur "la reconstruction et le développement". Il a précisé que le "contingent civil canadien sur le terrain avait déjà doublé". Le Canada compte 2.800 soldats dans le sud afghan et a en perdu 118 depuis 2002. La mission militaire canadienne dans ce pays doit s'achever en 2011.RCI

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Chronologie du Pakistan (1947-2009)

Par Catherine Gouëset,

Août 1947: à la suite de l'indépendance de l'Inde, le Pakistan est créé, avec deux provinces, le Pakistan occidental et le Pakistan oriental.

1947-1948: première guerre indo-pakistanaise à propos du Cachemire. Division du Cachemire en deux parties, l'une sous contrôle pakistanais, l'autre sous contrôle indien.

1956: le Pakistan devient une république islamique.

Août 1965: seconde guerre indo-pakistanaise, toujours à propos du Cachemire.

1971: troisième guerre indo-pakistanaise. Sécession du Pakistan oriental qui devient le Bangladesh.

1977: le général Mohammad Zia ul-Haq renverse le Premier ministre Zulfikar Ali Bhutto. Il devient président en septembre 1978 et fait exécuter Ali Bhutto par pendaison en 1979.

1988: mort de Zia ul-Haq, le 17 août, dans un accident d'avion. Benazir Bhutto, 37 ans, fille de l'ancien président, est élue Premier ministre en décembre, à la suite de la victoire de son parti, le Parti du peuple pakistanais (PPP), aux législatives.

1990: Benazir Bhutto est limogée pour corruption par le président Ghulam Ishaq Khan. Nawaz Sharif, leader de l'Alliance démocratique islamique, lui succède à la tête du gouvernement.

1993: démission du Premier ministre Nawaz Sharif, suivie de celle du président Ishaq Khan. Après la tenue d'élections anticipées en octobre, Benazir Bhutto retrouve son poste de Premier ministre.

1996: Benazir Bhutto est limogée par le président Farook Ahmad Leghari pour corruption.

1997: la Ligue musulmane (ex-Alliance démocratique islamique) obtient une large majorité aux élections législatives. Nawaz Sharif est nommé Premier ministre. Il crée une cellule de lutte contre la corruption qui enquête sur les agissements de Benazir Bhutto et de son époux, Asif Alir Zardari. En avril 1999, ils sont condamnés à cinq ans de prison et au versement de plus de 8 millions de dollars.

1998: le Pakistan procède à six essais nucléaires, deux semaines après des essais indiens. En réaction, les Etats-Unis imposent des sanctions économiques aux deux pays.

1999

Avril: Benazir Bhutto et son mari sont condamnés pour corruption à cinq années de prison. Se trouvant hors du pays au moment du verdict, l'ex-Premier ministre choisit de s'exiler à Dubaï.

Août/septembre: plusieurs milliers d'opposants, dont des parlementaires, sont arrêtés après des manifestations massives contre le régime de Nawaz Sharif, à l'appel d'une coalition de 19 partis et organisations religieuses.

12 octobre: le général Pervez Moucharraf, nommé un an plus tôt au poste de chef d'état-major par Nawaz Sharif, renverse ce dernier et décrète l'état d'urgence.

2000

Avril: Nawaz Sharif est condamné à la détention à perpétuité pour piraterie aérienne et terrorisme.

Mai: la Cour suprême rend un arrêt légalisant le coup d'Etat du 12 octobre 1999.

Juillet: Nawaz Sharif est condamné à 14 ans de prison pour corruption et fraude fiscale.

Octobre: le général Mousharraf réaffirme que les militaires quitteront le pouvoir avant deux ans. Un tribunal pakistanais rejette l'appel formulé par l'Etat, réclamant la peine de mort pour Nawaz Sharif.

Décembre: Nawaz Sharif est gracié et envoyé en exil avec sa famille en Arabie saoudite.

2001

Juin: le général Moucharraf se proclame président et dissout le parlement dont les activités étaient «suspendues» depuis le coup d'Etat d'octobre 1999.

Septembre: le président Musharraf offre son entière coopération aux Etats-Unis après les attentats du 11 septembre. Les Etats-Unis lèvent les sanctions imposées au Pakistan en 1998, après les essais nucléaires.

22 novembre: le Pakistan fait fermer l'ambassade afghane, tenue par les talibans, à Islamabad.

13 décembre: l'attaque, par un commando, du parlement fédéral indien à New Delhi fait douze morts, dont les assaillants. L'Inde dénonce un soutien pakistanais, démenti par Islamabad

2002

Janvier: le gouvernement interdit cinq groupes religieux fondamentalistes et fait arrêter plus de 2 000 militants islamistes.

23 janvier: le journaliste américain Daniel Pearl est enlevé à Karachi par un groupe islamiste. Une cassette vidéo de son assassinat est envoyée le 22 février au consulat des Etats-Unis.

30 avril: Pervez Musharraf remporte, avec 97,5% des suffrages, un référendum légitimant son maintien à la présidence pour 5 années supplémentaires.

Mai: reprise des affrontements entre soldats indiens et pakistanais sur la ligne de front au Cachemire. Le Pakistan procède à des tirs d'essai de missiles balistiques.

8 mai: un attentat à la voiture piégée visant des techniciens de la Direction des constructions navales (DCN) tue onze Français et trois Pakistanais à Karachi.

21 août: des amendements constitutionnels officialisent le rôle des militaires en politique, et le président s'arroge le pouvoir de dissoudre le Parlement.

10 octobre: élections législatives. La Ligue musulmane pakistanaise-Quaid (proche du régime) obtient le meilleur score avec 103 sièges, suivi par le Parti populaire pakistanais, de Benazir Bhutto, avec 80 sièges. La coalition de six partis islamiques, Muttahida Majlis-e-Amal (MMA), emporte 59 sièges.

2003

Mars: 450 membres présumés d'Al Qaida sont livrés aux Américains.

Novembre: cessez-le-feu au Cachemire.

Décembre: le président Musharraf échappe à deux attentats qui font 35 victimes.

2004

Février: le père de la bombe atomique pakistanaise, Abdul Qadeer Khan reconnait publiquement sa responsabilité dans des fuites de technologie nucléaire depuis une dizaine d'années vers des pays tiers, dont l'Iran, la Libye et la Corée du Nord.

Octobre: l'escalade de la violence opposant les communautés sunnite et chiite fait plus de 70 morts. Depuis le début des années 1980, l'opposition entre les deux communautés est la cause de la mort de plus de 4 000 personnes.

Mai: suspendu du Commonwealth après le coup d'Etat du général Musharraf en 1999, le Pakistan est réintégré à l'organisation au vu «des progrès faits dans la restauration de la démocratie».

2005

Avril: ouverture d'une ligne d'autobus entre le Cachemire indien et le Cachemire pakistanais.

Octobre: un séisme dont l'épicentre se trouve dans le Cachemire Pakistanais fait plus de 72 000 victimes et plus de 3 millions de sans abri.

2006

Janvier: un bombardement américain à la frontière du Pakistan et de l'Afghanistan tue 18 civils.

Février: un attentat contre des chiites fait 35 morts dans le nord-ouest du pays.

Avril: 57 personnes sont tuées à Karachi dans un attentat anti-sunnite.

Août: la mort d'un chef rebelle régionaliste du Balouchistan, tué lors de combats avec les forces gouvernementales, entraîne de violentes manifestations.

Septembre: Islamabad conclut un accord de paix avec les chefs de tribus de la région du Waziristan, zone frontalière de l'Afghanistan utilisée comme refuge par de nombreux talibans. Cet accord consacre l'échec de l'armée à mettre fin aux activités des militants extrémistes.

Octobre: un raid de l'armée contre une madrassa fait 80 morts dans la zone tribale. Selon les autorités, cette école coranique servait de centre d'entraînement à des militants liés à Al-Qaïda.

Novembre: un attentat suicide tue 42 soldats dans un camp militaire du nord-ouest du pays.

2007

Février: un attentat à bord du «train de l'amitié» reliant New Delhi (Inde) à Lahore (Pakistan) fait plus de 60 victimes. La liaison entre les deux capitales lancée en 1976, souvent interrompue, avait été rétablie en janvier 2004.

Mars: le président de la Cour suprême, Mohammad Iftikhar Chaudhry, est destitué sous la pression du président Musharraf. Son limogeage déclenche un vigoureux mouvement de protestation.

Avril: des affrontements meurtriers entre sunnites et chiites font plus de 300 morts au Waziristan.

Juillet : l'armée lance une opération militaire contre la Mosquée rouge d'Islamabad, investie depuis un an par des islamistes proches d'Al Qaïda. Les combats font une centaine de victimes. En représailles, des attentats suicide font plus de 70 victimes. Au Waziristan, des militants islamistes mettent fin à l'accord de paix conclu en septembre 2006 avec le gouvernement.

La Cour suprême décide de réinstaller à sa présidence le juge Chaudhry, destitué en mars, infligeant un camouflet à Pervez Musharraf.

Août : la Cour suprême autorise le retour d'exil de l'ancien premier ministre Nawaz Sharif.

Septembre : Nawaz Sharif est refoulé à son retour au Pakistan et renvoyé en exil en Arabie saoudite.

5 octobre : la Cour suprême autorise l'élection présidentielle mais interdit la proclamation de ses résultats avant son jugement sur la validité de la candidature de Pervez Musharraf en tant que chef de l'Armée.

6 octobre : Pervez Musharraf, est réélu par le Parlement fédéral.

18 octobre : Benazir Bhutto, qui négocie depuis plusieurs mois un partage du pouvoir avec Pervez Musharraf, rentre au Pakistan. Un attentat contre son cortège fait 140 morts.

3 novembre : Pervez Musharraf fait proclamer l'état d'urgence. Le président de la Cour suprême est limogé et la constitution est suspendue; plus de 1500 personnes sont interpellées.

19 novembre : remodelée avec des juges favorables au pouvoir, la Cour suprême valide l'élection de Musharraf à la présidence.

25 novembre : retour d'exil de l'ancien premier ministre Nawaz Sharif.

29 novembre : prestation de serment de Pervez Musharraf pour un deuxième mandat de cinq ans; il a renoncé, la veille, à son poste de chef de l'armée.

27 décembre : Benazir Bhutto est tuée à Rawalpindi dans un attentat suicide qui fait plus de vingt victimes.

2008

18 février : le Parti du peuple pakistanais de l'ex-Premier ministre Benazir Bhutto (PPP) arrive en tête aux élections législatives, suivi par la Ligue musulmane (PML-N) de Nawaz Sharif.

24 mars : désigné par le PPP, Yousouf Raza Gilani est élu Premier ministre par l'Assemblée nationale dans le cadre d'un accord avec la Ligue musulmane.

13 mai : les neuf ministres de la Ligue musulmane se retirent de la coalition gouvernementale après l'échec des négociations avec le PPP sur la réintégration des juges limogés par le Président Musharraf en novembre 2007.

18 août : Pervez Moucharraf démissionne, avant le déclenchement d'une procédure de destitution initiée par le gouvernement.

6 septembre : Asif Ali Zardari, veuf de l'ancien Premier ministre Benazir Bhutto, est élu président par le Parlement.

20 septembre : un attentat suicide contre l'hôtel Mariott à Islamabad fait plus de 50 morts ; le Pakistan est en proie à une vague sans précédent d'attentats perpétrés par des islamistes proches d'Al-Qaïda et des talibans (près de 1 200 morts en un an).

Décembre : une organisation islamiste pakistanaise, le Lashkar-e-Taïba, est mise en cause par l'Inde pour son implication supposée dans les attentats de Bombay qui ont fait plus de 170 morts en novembre.

2009

6 février : la Haute Cour d'Islamabad libère le Dr Abdul Qadeer Khan, le « père » de la bombe atomique pakistanaise, ssigné à résidence depuis 2004.

16 février : le gouvernement conclut un accord de cessez-le-feu dans la vallée de Swat et permet aux talibans locaux d'appliquer la charia (loi islamique) dans une partie de cette région distante de 200 kilomètres de la capitale.

3 mars : un commando ouvre le feu sur un bus transportant l'équipe nationale sri-lankaise de cricket à Lahore, tuant huits personnes.

15 mars : cédant à la pression des juges, le président Zardari, accepte que le président de la Cour suprême du pays, le juge Iftikhar Chaudhry, soit réinstallé à son poste. Il en avait été limogé par l'ancien président Musharraf en 2007.

27 mars : Plus de 50 personnes sont tuées dans un attentat-suicide contre une mosquée à Jamrud dans le nord-ouest du Pakistan.

30 mars : la Cour suprême du Pakistan suspend sa décision du 25 février qui frappait d'inéligibilité Nawaz Sharif ainsi que son frère. La décision d'évincer les frères Sharif de la vie politique avait déclenché une vague de protestations contre Asif Ali Zardari.

23 avril : la progression des talibans dans le nord-ouest du pays se confirme avec la présence de patrouilles de combattants lourdement armés à Buner, à environ 100 km d'Islamabad.

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/c hronologie-du-pakistan-1947-2009_496623.html? p=3

[ publié par jeromet le 2009-05-09 08:20:40 ]

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