[ A la pige ]

Publié le mercredi 6 mai 2009

[ Mercredi 6 mai 2009 ]

Ce qu'on ne dit pas sur Obama ALP

Le premier projet de budget d'Obama a tout d'un New Deal du XXIe siècle. Au programme, la santé quasi pour tous, un doublement de l'enveloppe de l'éducation, l'abandon du tout-pétrole au profit des énergies propres, le tout financé par une taxe sur les émissions de carbone et une hausse des impôts pour les plus hauts revenus. Bref, un rejet de la philosophie de Reagan-apôtre du laisser-faire, de la baisse des dépenses publiques et des impôts-qui dominait l'Amérique depuis presque trente ans. «

Le trou sans fond des subprimes n'est qu'un des dangers qui menacent notre prospérité », martèle-t-il devant une table de patrons d'entreprise, avant de passer en revue les autres menaces, le coût de la santé, la faillite du système éducatif... « Cette récession est en quelque sorte une aubaine pour le président, car elle lui permet de lancer son programme. Le Congrès et l'opinion publique sont bien plus réceptifs à des réformes hardies en temps de crise

L'une de ses tactiques, c'est de lancer de grandes idées et de laisser au Congrès le soin de définir les détails », explique Julian Zelizer, professeur d'histoire à Princeton. C'est ce qu'il a fait pour le plan de relance, le projet de budget... « Obama sait que, s'il fait plancher le Congrès, la loi a plus de chances d'être adoptée. Et puis les élus partageront le blâme, s'ils échouent à la faire passer. »

Séduire l'opinion publique.

Car, s'il fait du forcing sur les réformes intérieures, le président se hâte prudemment en matière de sécurité nationale et de politique étrangère. « La nouvelle équipe prend son temps pour réexaminer les dossiers, réfléchit beaucoup, demande notre avis, à la différence de l'administration précédente », remarque un diplomate européen.

Il n'y a qu'un obstacle coriace sur lequel Barack Obama se soit cassé les dents : les républicains ! Il avait promis de changer Washington et de réaliser l'union sacrée entre la droite et la gauche. Las, les conservateurs ne se sont pas laissé amadouer. Et pourtant... Au moment du vote sur le plan de relance, Obama les a outrageusement cajolés, les baladant dans l'« Air Force One », les invitant à toutes sortes de pince-fesses. Le soir de la finale du championnat de football américain, il a convié les ténors politiques des deux bords à une soirée télé à la Maison-Blanche... Ingrats, les républicains courtisés n'ont même pas eu la reconnaissance du ventre : seuls trois d'entre eux ont voté en faveur de son plan.

D'où un changement de stratégie. Désormais, le président cherche avant tout à séduire l'opinion publique. Roosevelt avait inauguré les causeries au coin du feu en utilisant un nouveau média, la radio, pour rassurer l'Amérique. Obama, lui, est partout. Il fait tous les samedis une allocution diffusée à la radio et sur YouTube. Il s'est adressé deux fois à la nation aux heures de grande écoute, participe à des meetings publics dans de petites villes et est même apparu sur le plateau d'une émission comique. Jeudi 26 mars, il a inauguré un nouvel exercice : répondre en direct aux questions posées via Internet. A croire que la campagne électorale continue.

Il lui faut faire pression sur le Congrès pour qu'il vote son fameux budget.

Mais Obama dispose d'une arme inédite : le réseau de ses militants. Ils ont déjà commencé à bombarder de messages les 13 millions d'adresses électroniques qu'ils ont collectées pendant la campagne. Aller « de pâté de maisons en pâté de maisons, de porte à porte » expliquer le projet de budget, exhorte l'un des messages. « Si les électeurs se mobilisent, cela peut être un outil très puissant pour faire pression sur les élus », remarque Julian Zelizer.

Une chose est sûre. Si Obama réussit, il aura sans doute mérité d'avoir sa tête sculptée sur le mont Rushmore à côté de Lincoln. Sinon ? « Eh bien, vous aurez un nouveau président en 2012 », a-t-il lâché lors d'un meeting public en Floride

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-04-02/ce-qu-on-ne-dit-pas-sur-obama/924/0/331586

[ publié par jeromet le 2009-05-06 14:00:01 ]

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[ Mercredi 6 mai 2009 ]

Obama lutte contre les paradis offshore et l'évasion fiscale ALP

Barack Obama a engagé lundi le combat contre les paradis fiscaux et la fraude à l'impôt, en même temps qu'il promettait des mesures incitatives aux sociétés qui créeraient des emplois aux États-Unis, plutôt que de les délocaliser à l'étranger.

Au total, les mesures annoncées lundi, associées à d'autres à venir, doivent faire rentrer 210 milliards de dollars sur 10 ans dans les caisses de l'État américain, selon les estimations de l'administration Obama. Le budget prévoit le renforcement des effectifs du fisc, avec 800 employés à temps plein pour traquer et faire juger les fraudeurs.

Ainsi, le Président s'en est pris à ces Américains, individus ou entreprises, qui "se dérobent" à leurs responsabilités, "encouragés par un système fiscal défaillant" et servant les intérêts des riches. "Voilà un code des impôts plein de failles qui fait qu'il est parfaitement légal pour des sociétés de ne pas payer ce qu'elles devraient. Voilà un code des impôts grâce auquel il est beaucoup trop facile pour un petit nombre de particuliers et de sociétés d'abuser des paradis fiscaux pour éviter de payer la moindre taxe. Et voilà un code des impôts qui dit que vous paierez moins d'impôts si vous créez un emploi à Bangalore, en Inde, que si vous le créez à Buffalo, dans l'État de New York", s'est ému Obama. Il a entre autres montré du doigt les paradis fiscaux comme les îles Caïmans, territoire britannique des Caraïbes, où, selon la Maison-Blanche, 18.857 sociétés sont enregistrées à la même adresse.

La lutte contre les paradis fiscaux constitue une des priorités de certains partenaires des États-Unis dans l'action concertée du G20 contre la crise financière mondiale. Obama vise en particulier des dispositions permettant à des sociétés de soustraire à l'impôt des filiales à l'étranger. Ces sociétés transfèrent vers des filiales des revenus qui échappent ainsi à l'administration fiscale américaine. Selon la Maison-Blanche, citant un rapport de janvier 2009, 83 des 100 plus grandes sociétés américaines ont des filiales dans des paradis fiscaux.

Résistances au Congrès

L'administration Obama a aussi dans le collimateur les riches Américains qui placent leur argent sur des comptes offshore, sans avoir beaucoup à redouter du fisc. Le gouvernement américain propose ainsi que des institutions financières étrangères traitant avec les États-Unis signent avec ces derniers un accord : elles auraient à partager autant d'informations sur leurs clients américains que le font les institutions financières américaines, faute de quoi elles seraient supposées faciliter l'évasion fiscale et pourraient être sanctionnées. L'administration demande au Congrès de légiférer sur le sujet.

Elle veut par ailleurs mettre fin à la possibilité de déductions fiscales pour les sociétés américaines qui créent des emplois à l'étranger quand elles ne paient pas d'impôts sur leurs revenus aux États-Unis. L'administration compte lever 103,1 milliards de dollars en supprimant les avantages fiscaux qui favorisent, selon elle, la création d'emplois à l'étranger. Elle risque cependant de rencontrer des résistances au Congrès et de la part du monde de l'entreprise.

Ces réticences pourraient se faire jour avec la présentation de la version complète du premier budget de Barack Obama pour l'année 2009, en mai. Ce budget, étoffant les grandes lignes budgétaires déjà présentées plus tôt cette année, contiendra d'autres mesures réformant la fiscalité.

http://www.lepoint.fr/presidentielle-americaine/2009-05-05/etats-unis-obama-lutte-contre-les-paradis-offshore-et-l-evasion-fiscale/1781/0/340604

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[ publié par jeromet le 2009-05-06 13:58:00 ]

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[ Mercredi 6 mai 2009 ]

Obama - les premiers 100 jours ALP

Obama réorganise l'économie américaine pendant les premiers 100 jours

 

-- Depuis que Franklin Roosevelt lance plusieurs des programmes New Deal dans ses premiers trois mois de gouvernance pour faire face à la Grande Dépression, le 100ème jour du premier mandat d'un président américain est devenu un rite de passage dans la politique américaine.

Le défi auquel les Etats-Unis sont confrontés aujourd'hui a donné au président Barack Obama l'occasion de modeler de nouveau toute l'économie américaine, qui, selon lui, nécessite "une nouvelle base" et sortira renforcée de la crise économique.

La base, comme le président Obama l'a évoquée dans un discours à l'Université de Georgetown le 14 avril, sera construite sur " cinq piliers qui vont croître notre économie" et "fera du nouveau siècle un autre siècle américain".

 

 

Le nouveau modèle de l'économie demande de nouvelles réglementations pour Wall Street, le soutien à l'éducation, les investissements dans l'énergie et la technologie, la baisse des dépenses de santé et des réductions budgétaires pour réduire la dette nationale, selon le président Obama.

M. Obama décrit l'économie comme une maison en trouble. Il utilise les projets pour sauver les banques et stimuer les dépenses comme extincteur d'incendie pour éteindre les flammes financières sur le dernier étage de la maison.

En outre, il va envoyer des équipes de travail pour mettre en palce "de nouvelles pierres" de l'éducation, de la santé et de l'énergie pour reconstruire la base, a déclaré Gerald F. Seib, rédacteur en chef adjoint du Wall Street Journal.

 

"L'idée est qu'une fois que les flammes sont éteintes, le pays va découvrir que la base de la maison a été renforcée par l'utilisation de fonds fédéraux pour créer toute une série de nouveaux emplois dans une industrie de l'énergie alternative, tout en sauvant les vieux emplois par l'allégement du fardeau des coûts de la santé sur les industries existantes", a-t-il dit.

Dans l'espoir de mettre fin à la crise économique américaine, la pire depuis les années 1930, le projet de stimulation économique de 787 milliards de dollars injecte de l'argent dans les autoroutes, les ponts e d'autres projets d'infrastructures, les soins de santé, et le développement et la conservation de l'énergie renouvelable.

Comme Franklin Roosevelt et Ronald Reagan, le président Obama sera une occasion rare pour laisser une empreinte vaste longue sur l'économie américaine, notamment dans l'industrie de la nouvelle énergie.

"Le pays qui conduit le monde à créer de nouvelles sources énergétiques sera celui qui conduit l'économie mondiale du 21ème siècle", a déclaré M. Obama la semaine dernière.

"Si nous n'investissons pas maintenant dans l'énergie renouvelable, si nous investissons pas maintenant dans une une main d'oeuvre qualifiée, si nous investissons pas dans un système de santé plus abordable, cette économie ne va pas simplement augmenter au rythme dont elle a besoin dans deux, cinq ou dix ans", a-t-il indiqué à Georgetown.

En même temps, le président Obama a promis de consacrer davatage de fonds à la recherche et au développement. "Nous allons consacrer plus de 3% de notre PIB" à la recherche et au développement, a dit M. Obama, notant que les Etats-Unis ont du retard sur d'autres pays dans la science, mais "il est temps de conduire une fois de plus".

Le 3% du PIB s'élève à environ 420 milliards de dollars.

Les Américains manifestent un degré élevé de confiance dans la capacité d'Obama afin d'améliorer l'économie. Selon le dernier sondage AP-GfK, le pourcentage des personnes estimant que maintenant c'est un bon moment pour acheter des actions est passé de 33% à 41%.

Un sondage effectué par ABC News et Washington Post cette semaine montre que 69% des Américains approuvent le travail du président Obama. C'est le niveau d'évaluation le plus élevé depuis environ deux decennies.

"Aux yeux des Américains, la top réalisation d'Obama jusqu'à cette date implique l'économie des Etats-Unis -- le plan de stimulation économique et de sauvetage industriel, ou l'amélioration de l'économie en général", disent les enquêteurs de Gallup.

Pour Obama, cependant, le test n'est pas les 100 premiers jours, mais les prochains 1.000 jours.

http://www.french.xinhuanet.com/french/2009-0 4/30/content_868887.htm

 

[ publié par jeromet le 2009-05-06 13:56:45 ]

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