La Caisse a pris trop de risques», Sabia
Le nouveau patron de la Caisse a ajouté que c’est la raison pour laquelle il avait décidé de «fermer ces positions» et de procéder à un remaniement à la direction de l’institution le 30 avril.
Effet de levier dans l’immobilier
«Le niveau de levier à ce moment est un peu élevé. Dans les circonstances, il faut réévaluer. Le plus important, c’est de questionner l’utilisation de l’effet de levier. C’est un travail qui s’applique à tous les portefeuilles de la Caisse. Nous allons voir s’il est nécessaire de changer
notre approche», a ajouté Michael Sabia.
Trop éparpillée?
«La Caisse est présente au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Espagne, au Brésil, en Russie, en Inde et en Chine. Est-ce que l’organisme a l’expertise nécessaire pour investir dans tous ces marchés?», aussi demandé François Legault.
M. Sabia a répondu que la question n’était pas là. Selon lui, le plus important, c’est comment la Caisse investie à l’international pour fournir une diversification géographique à ses déposants. «Dans le contexte des défis économiques actuels, l’immobilier est l’un des secteurs les plus performants sur le plan opérationnel, ce qui permet de générer de la valeur à long terme pour les déposants», a-t-il affirmé.
Sabia est convaincu que la gestion du risque n’est pas imposée par le CA, mais par l’organisation elle-même. La gestion du risque est la responsabilité de tous les membres de la direction de la Caisse», dit M. Sabia.
Une commission sur 2008
Il y aura par ailleurs, au cours des prochaines semaines, une commission parlementaire spéciale de 34 heures sur les résultats de 2008 de la Caisse, au cours de laquelle témoigneront les anciens dirigeants de la Caisse, les principaux déposants et le ministre des Finances.
http://www.lesaffaires.com/article/0/services -financiers/2009-05-04/492881/etlaquola-caiss e-a-pris-trop-de-risquesetraquo--sabia-.fr.ht ml
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La Caisse ne veut pas changer sa mission
* Denis Lalonde,
La direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec ne veut pas que sa mission d’offrir le meilleur rendement possible à ses déposants soit modifiée.
Michael Sabia, a répondu au critique du Parti québécois en matière de Finance, François Legault, qui souhaitait que l’institution investisse dans les «fleurons» du Québec pour bloquer toute tentative de prise de contrôle par des entreprises étrangères.
M. Rousseau, citant notamment des entreprises comme Bombardier, SNC-Lavalin ou la Banque Nationale, estime que la Caisse pourrait acheter des participations de blocage dans une quarantaine d’entreprises de grande envergure, ce qui permettrait d’éviter la disparition de sièges sociaux au Québec.
Michael Sabia soutient que l’acquisition de telles participations coûterait entre 20 et 30 milliards de dollars à la Caisse, un prix très élevé: «de tels achats viendraient trop concentrer nos investissements au Québec et nous priveraient de la flexibilité nécessaire pour réaliser d’autres investissements plus rentables», a-t-il révélé.
Le président et chef de la direction de la Caisse a expliqué qu’à son avis, la quantité des investissements de l’institution au Québec importait moins que sa stratégie dans la province: «Je ne suis pas convaincu que nous réaliserions une meilleure performance en investissant massivement dans une entreprise de grande envergure comme le CN. Nous pouvons avoir encore plus d’impact en travaillant au renforcement de moyennes entreprises. Certaines d’entre elles sont très prometteuses mais ont actuellement un problème d’accès au crédit», a-t-il dit.
Le ministre des Finances, Raymond Bachand, a ajouté que le gouvernement ne devait pas s’ingérer dans les affaires de la Caisse et bénéficiait d’autres outils pour venir en aide aux grandes entreprises du Québec, notamment la Société générale de financement (SGF).
http://www.lesaffaires.com/article/0/services -financiers/2009-05-04/492907/la-caisse-ne-ve ut-pas-changer-sa-mission.fr.html
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Ce qui inquiète chez Michael Sabia, a plaidé M. Legault, «c'est qu'il est de l'école du rendement», école qui l'amènerait à ne rien faire si des offres d'achat hostiles sont déposées contre des fleurons de l'économie québécoise.
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Plus important encore, la Caisse va changer sa structure de rémunération pour tenir compte non seulement du rendement, mais du risque associé aux placements.
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François Legault a plaidé pour que la loi sur la Caisse soit modifiée afin que le sous-ministre aux Finances puisse faire partie du conseil d'administration de l'institution et que des balises soient imposées visant le niveau de risque auquel elle s'expose. M. Legault estime que le conseil est mal équipé pour contrôler ce risque. Le ministre des Finances, Raymond Bachand, a rejeté ce qu'il considère comme une atteinte à l'indépendance de la Caisse, et le président du conseil de la Caisse, Robert Tessier, a fait de même.
M. Tessier doute que les fonctionnaires du ministère des Finances puissent assumer cette responsabilité parce qu'ils ne disposent pas d'instruments pour juger de la gestion du risque à la Caisse. Il a avancé aussi que les firmes de notation de crédit réagiraient mal à toute réduction de l'indépendance de la CDPQ.
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Monsieur Sabia a poursuivi en énonçant quatre principes que la Caisse devrait suivre dans ses décisions d’investissement.
1-La Caisse est un fiduciaire des déposants, et sa responsabilité est différente de celles de la SGF ou Investissement Québec.
2-Nous avons un avantage compétitif au Québec parce que l’information est la clef. Il y a ici un accès prioritaire aux réseaux et aux gens d’affaires.
3-Une saine gestion demande une diversification hors du Québec et du Canada. C’est une question de gestion du risque.
4- Nous sommes un investisseur phare au Québec. Une décision d’investir ou de ne pas investir au Québec peut avoir un impact sur les autres.
« J’ai l’intention de mettre ces quatre principes sur la table et de demander de les considérer pour chercher une façon d’améliorer l’équilibre entre le rendement et la participation au développement économique du Québec », a-t-il dit.
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Commentaires
jean claude pomerleau
M H P Rousseau nous dis que les PCAA: "C'est un mystère que la Caisse en ait eu autant".
Alors que le désastre était connu pourquoi ne pas avoir fait la lumière sur le "mystère" ?
Au lieu de cela il va mettre tout son "poids" pour que M Richard Guay soit promu a la Présidence de la Caisse ! Or M Guay est celui la même qui était en charge de la gestion de risque et donc responsable de par son titre du désastre des PCAA.
Autre nomination inexplicable .La personne directement responsable du désastre, puisqu'elle cuisinait les PCAA: Mme Susan Kudzman est nommée à la tête de la gestion du risque ...par M Sabia. Il semble qu'elle soit la seule compétente pour faire la job !
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