[ A la pige ]

Publié le vendredi 3 avril 2009

[ Vendredi 3 avril 2009 ]

La nomination de Michael Sabia est une erreur historique ALP

Bernard Drainville, Député du Parti québécois dans Marie-Victorin

 

 

Le premier ministre Jean Charest a décidé de maintenir sa décision de nommer Michael Sabia p.-d.g. de la Caisse de dépôt et placement du Québec. Il s'agit d'une erreur grave. Peut-être la pire qu'ait commise M. Charest depuis son élection en 2003, ce qui n'est pas peu dire.

La nomination de Michael Sabia pourrait avoir des conséquences incalculables sur l'économie du Québec, sur la protection de nos sièges sociaux, sur notre capacité d'être maîtres chez nous, bref, sur notre souveraineté économique. De l'ADQ à Québec solidaire en passant par d'anciens membres du conseil d'administration de la Caisse et des sources anonymes au sein même du PLQ, les Québécois sont, à juste titre, consternés par l'erreur aux proportions historiques que vient de commettre leur gouvernement.

L'affaire est tellement grosse qu'il faut se demander si Jean Charest ne s'est pas donné pour mandat de démanteler le Québec inc. avant de quitter le poste de premier ministre.

Rendement optimal

Pour le Parti québécois, la Caisse a deux mandats, tout aussi importants l'un que l'autre: offrir le meilleur rendement possible à ses déposants et aux retraités du Québec et participer au développement économique du Québec. Pour Jean Charest et son gouvernement, il semble que seul le rendement importe. L'endroit où l'argent de la Caisse est investi n'a pas d'importance, même s'il est ici question de l'épargne collective des Québécois.

C'est cette doctrine du rendement optimal qui a mené la Caisse à investir autant d'argent dans le papier commercial ou dans des projets douteux, comme celui de l'aéroport d'Heathrow à Londres. Dans ce dernier cas, la Caisse a investi deux milliards de dollars qui ne valent plus rien maintenant. Pourtant, rien ne démontre que l'investissement chez nous, au Québec, serait moins rentable qu'ailleurs dans le monde. Bien au contraire.

Le rôle de la Caisse

Michael Sabia se disqualifie comme p.-d.g. de la Caisse lorsqu'il refuse de s'engager à protéger Bombardier et les autres grandes entreprises québécoises qui ont leur siège social au Québec. À ce sujet, Michael Sabia, le jour de sa nomination, répondait en conférence de presse: «Je pense que ces décisions sont prises par ces sociétés et moi je ne suis pas convaincu que c'est même possible pour la Caisse d'avoir un rôle déterminant dans ces décisions. Ces décisions, d'ordinaire, sont dirigées par d'autres choses dont je suis pas certain que c'est vraiment le rôle de la Caisse [sic].»

Pas «possible» pour la Caisse «d'agir»? Pas «certain» que «c'est vraiment le rôle de la Caisse» de maintenir au Québec le siège social de la Banque Nationale, de Bombardier ou de BCE? Qu'est-ce que c'est que cette foutaise? Mais alors, dites-moi, qui va protéger SNC-Lavalin? Et Jean Coutu? Et Couche-Tard? Et Cascades? Et l'Industrielle Alliance? Et CGI? Et Cossette? Et Métro? Et tous les autres fleurons du Québec inc. qui ont leur place d'affaires chez nous et qui pourraient faire l'objet d'offres d'achat hostiles dans l'avenir?

Sans compter Quebecor. Est-on conscient qu'à titre de p.-d.g. de la Caisse, Michael Sabia devient maintenant le patron du plus gros actionnaire de Quebecor Média (outre la famille Péladeau)? Hier encore, il en était l'un des principaux concurrents, à titre de p.-d.g. de BCE. Le jour où Rogers -- ou un autre concurrent torontois ou étranger -- voudra acquérir Quebecor (ce qui veut dire notamment le réseau TVA), qu'aura à dire M. Sabia? Est-ce qu'il protégera la propriété québécoise du groupe? Ou deviendra-t-il complice de la vente de cette entreprise de chez nous à des intérêts n'ayant aucune sensibilité à la culture et l'identité québécoises?

Compétence et nomination

Le choix de Michael Sabia est d'autant plus contestable que son parcours dans le monde des affaires a été tout sauf étincelant. Son seul véritable fait d'armes a été la transaction avortée entre Bell et Teachers, qui aurait eu pour résultat d'achever le déménagement du siège social de BCE de Montréal à Toronto.

De plus, alors que la Caisse a besoin d'un président qui connaît le placement et la gestion du risque, Michael Sabia n'a aucune expertise reconnue en ces domaines. Et on n'a pas encore parlé du processus totalement vicié qui a mené à sa nomination! Imaginez! Michael Sabia a été le seul candidat à être reçu en entrevue par le comité de sélection de la Caisse. Comme s'il était la seule personne dans tout le Québec à avoir les compétences pour occuper le poste. Ou à en avoir assez pour mériter une entrevue!

Décision politique

Cette décision sent la politique à plein nez. En nommant un fédéraliste notoire, ex-membre influent du Conseil privé du Canada et ex-membre du Conseil de l'unité canadienne, Jean Charest consolide l'influence de ceux qui ne veulent pas d'un Québec trop fort. Qui le veulent petit, docile, résigné à sa condition provincialiste. Est-ce la première étape menant au démantèlement de la Caisse en plusieurs entités? Pour affaiblir encore plus le navire amiral du Québec financier et économique? Pour nous affaiblir encore plus, collectivement?

Il y a dans cette décision du premier ministre quelque chose qui ressemble à une trahison et une démission de ce qui devrait être son premier devoir: la défense des intérêts supérieurs de la nation québécoise. Nous n'avons pas fini de payer pour sa réélection.

http://www.ledevoir.com/2009/04/02/243256.htm l

[ publié par jeromet le 2009-04-03 03:10:09 ]

[Permalien]   [ Ajouter un commentaire ] [ ]

[ Vendredi 3 avril 2009 ]

Sabia:conflit d'intérêts potentiel ALP

ouvelle controverse

Le nouveau président de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Michael Sabia, se retrouve de nouveau au coeur d'une controverse.

L'opposition officielle à l'Assemblée nationale estime qu'il est en conflit d'intérêts potentiel en raison des actifs financiers qu'il conserve dans BCE, la firme qu'il a dirigée pendant six ans.

Le Parti québécois a relevé que M. Sabia possédait 863 000 options d'achat d'actions de BCE. Il a tout placé en fiducie, mais il dispose d'une période de trois ans pour laisser ses actions s'apprécier.

Comme la Caisse de dépôt est un gros investisseur dans Vidéotron, le PQ est inquiet. « Plus le prix de BCE sera élevé, plus il va faire de profit, ça, c'est clair. En même temps, la Caisse de dépôt est un investisseur important dans Vidéotron, qui est un compétiteur de BCE. Est-ce que la ministre des Finances n'y voit pas un conflit d'intérêts? » demande le député de Rousseau, François Legault.

La ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, réplique que le fiduciaire constitue une bon gardien, tout comme le conseil d'administration de la Caisse: « M. Sabia a confié à une fiducie le soin de régler ce dossier [...]. Le président du C.A., et le C.A. sont au courant de cette situation là. Ils ont pris les moyens nécessaires pour pallier à toute possibilité de conflit d'intérêts. »

Pour Michel Nadeau, ancien dirigeant de la Caisse, le conseil d'administration aurait toutefois dû exiger que Michael Sabia se départisse de ses options. Il note que chaque dollar de bénéfice sur l'action de BCE rapportera 863 000 $ à Michael Sabia, beaucoup plus que son salaire à la Caisse de dépôt.

« C'est une situation extrêmement inconfortable. C'est un peu comme si vous êtes patron de Métro et vous devenez patron de Loblaw. Est-ce que vous allez garder vos actions de Métro? » demande-t-il.

La porte-parole de la Caisse de dépôt et placement a indiqué, en fin d'après-midi, que Michael Sabia allait se départir de ses actions dans BCE.

Mercredi, on apprenait que BCE lui avait versé quelque 21 millions de dollars lorsqu'il a quitté l'entreprise en juillet dernier. Ce montant comprend une indemnité de départ de 9 millions de dollars, une prime de rendement de 3,1 millions de dollars et une « prime de reconnaissance » de 1,3 million de dollars pour avoir tenté de vendre BCE à un groupe d'investisseurs dirigé par le Régime de retraite des enseignants de l'Ontario, Teachers. Le reste de la somme est constitué d'unités d'actions, d'options d'achat d'actions et de la valeur du régime de retraite de M. Sabia.

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie -Affaires/2009/04/02/006-Sabia-actionc-BCE.sh tml

-------------------

Âgé de 55 ans, l'ancien grand patron de BCE reçoit depuis septembre une rente annuelle de 968 750 $, indexée au coût de la vie jusqu'à sa mort.

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie -Affaires/2009/04/01/004-Michael-Sabia.shtml

---------------------------

Mais en point de presse, François Legault a plutôt soutenu le contraire. Henri-Paul Rousseau s’est débarrassé de toutes ses actions ou options avant d’accéder à la direction de la caisse

Ce dernier estime que le gouvernement aurait dû clarifier cette situation ambiguë avant de donner son aval à l’embauche controversée de Michael Sabia. «Le gouvernement Charest, et en particulier Monique Jérôme-Forget comme ministre de tutelle de la caisse, doit s'assurer que le président ne soit pas en conflit d'intérêts ou même en apparence de conflit d'intérêts», soutient Legault.

On apprend également que la fiducie sans droit de regard dans laquelle Michael Sabia placera ses avoirs boursiers n'était toujours pas en place.

http://www.ruefrontenac.com/nouvelles-generales/28-quebec/3149-yves-chartrand-sabia-bce-caisse

---------------

Une question: Voyant que de toute évidence, M. Sabia est TRÈS, TRÈS indépendant de fortune, pourquoi diable a-t-il accepté de travailler à temps plein pour des grenailles, soit 235 000$ par année?

Le pouvoir d'influence et les réseaux? Peut-être. Qui sait?

Rendre «service» à un premier ministre qui cherchait désespérément un PDG partageant sa vision d'une Caisse de moins en moins interventionniste dans l'économie québécoise, et provenant du même sérail conservateur que lui? Sûrement aussi.

 

 

 

 

En soirée, M. Sabia a fait savoir, par voie de communiqué, qu'il était à finaliser les détails de la mise en place de la fiducie sans droit de regard qui gérera ses avoirs et que, dans le cadre de ce processus mené avec les conseillers juridiques de la Caisse, il avait convenu de ne pas conserver ses options d'achat d'actions. M. Sabia a dit agir comme l'avait l'un de ses prédécesseurs à la tête de la Caisse, Henri-Paul Rousseau.

http://www.google.com/hostednews/canadianpres s/article/ALeqM5hKcDvzK1b-OPUXS1EFoXHBedphvg

-------------

Le problème, ce n’est pas que Michael Sabia ait réclamé tout cet argent. Tous les PDG normalement constitués «s’essayent», comme on dit. Le problème, c’est que le conseil d’administration lui ait versé cette fortune.

En effet, le conseil de BCE a octroyé une prime extraordinaire et des incitatifs à court terme – il y en a pour 4,4 millions de dollars – en reconnaissance d’une transaction qui a avorté (lire à ce sujet les explications citées dans le commentaire précédent).

Or, on ne juge pas les dirigeants à l’effort mais au résultat. Ce faisant, ces administrateurs ont complètement dénaturé le principe même de la «rémunération incitative».

C’est cela qui est franchement dégoûtant.

http://blogues.cyberpresse.ca/lapresseaffaire s/cousineau/?p=736

---------------

PAUL TELLIER

Le comité de rémunération du conseil.BCE

Depuis décembre, c’est Paul Tellier qui préside ce comité.

Vous avez bien dit Paul Tellier? Le même qui s’est fait clisser dehors chez Bombardier?

C’est là que l’on voit que les administrateurs se choisissent entre eux et pas nécessairement les meilleurs. C’est une clique. Des amis entre eux. Bien souvent, , c’est l’ami d’un des administrateurs qui est est président sut un autre conseil qui vote le salaire. Faque, quand cette bande nous informe qu’il faut payer cher un administrateur qui vient du privé parce qu’il est bon, ce n’est que de la bouillie pour les chat.

-----------

[ publié par jeromet le 2009-04-03 03:07:52 ]

[Permalien]   [ Ajouter un commentaire ] [ ]



Un blogue Actualité / Politique / Société par Mon Blogue.com