Falardeau Pierre.
Il manque 40 milliards dans la Caisse,
mais c'est la faute de personne.
Quarante fois mille millions. Quatre, plus dix zéros.
Un trou sans fond mais personne n'est responsable,
ni le grand patron, ni le président, ni le conseil d'administration,
ni les conseillers financiers, ni la ministre des finances,
ni les sous-ministres. Ce n'est surtout pas
la faute du premier ministre.
C'est la faute au marché, le hasard,
la main de Dieu.
Et on ose ensuite nous parler de "science économique".
À regarder Jean Charest, déguisé en courant d'air,
on comprend mieux toute cette histoire d'horreur.
On se demande même s'il existe vraiment le premier ministre,
lui et son cabinet fantôme.
On les voit jamais.Les deux mains sur le volant qu'il racontait,
l'homme invisible. On le voit aujourd'hui les doigts dans le nez,
le cul entre deux chaises et les pieds dans le ciment.
Il a la gueule en mode PPP, ce revenant,et la pissette molle
des "French Canadians".
Responsable de rien! "Il n'y a pas de service au numéro
que vous avez composé!".
Quand il y a des pertes, évidemment c'est la faute à personne.
Par contre, quand il y a des profits,c'est grâce à leur génie,
leur sens des affaires, leur vision, leur compétence, leur talent
sans limites.
À ce moment-là, ils empochent sans vergogne les primes au
rendement qu'ils se sont votées entre eux. Ils s'empiffrent
comme des cochons vautrés dans l'auge collective.
Et quand soudain ça se met à mal tourner, ils n'y sont pour
rien bien évidemment.Mieux, ils se tirent en douce, l'air
de rien, en toute connaissance de cause,sachant que le bateau
prend l'eau de toutes parts.
Et ils empochent d'indécentes indemnités de départ.
Trois cent soixante dix-huit mille, sept cent cinquante
dollars qu'il est allé chercher, Rousseau, le PDG de la
Caisse avant de déménager chez Power Corporation.
Il est parti de lui-même le boss.Personne l'a congédié.
Pourquoi une indemnité de départ?
C'est scandaleux. Mieux que la Loto pour les pauvres!
Les riches eux gagnent à tout prix, à tout coup,
tout le temps. Mais pourquoi Power?
Pour le salaire sans doute,mais aussi peut-être pour
aider mononcle Paul à prendre le contrôle de la
Banque Nationale, un dossier que Rousseau connaît
bien à cause de la Caisse. S'ils avaient travaillé
comme financiers pour la mafia, ces gens-là
se retrouveraient aujourd'hui à faire de la plongée
sous-marine, dans une valise de char avec des
menottes attachées dans le dos. Pour les capitalistes
du crime organisé, il y a toujours des responsables.
Et la responsabilité ça se paie. Nous on les indemnise,
comme des caves.
Quand on a mis sur pied la Caisse de dépôt, c'était pour
se donner un outil collectif propre à assurer le développement
économique du Québec. C'est dans la loi. Aujourd'hui les
dirigeants de la Caisse,obéissant en cela aux politiques
antinationales des fantômes du Parti Libéral, cherchent
strictement le rendement financier. Ces gens-là
ne respectent tout simplement pas la loi.
Au lieu de placer notre argent au Québec, pour développer
le pays, ils investissent aux USA comme de minables
dictateurs de républiques de bananes.
Ils vont jouer notre argent au sud de la frontière, dans les
papiers commerciaux, pour aller ensuite l'emprunter à
New-York à taux usuraires.
La logique de l'entreprise privée libérale
et conservatrice!
Et ça continue de plus belle avec le nouveau patron,
un certain Michael Sabia, nommé par Jean Charest
et son comité de sélection bidon. Un blôke de
l'Ontario mais qui, paraît-il, habite au Québec.
On s'en crisse-tu!
Le problème est pas là! Ce Sabia est un autre
champion de l'antinationalisme primaire.
Il a aidé Paul Tellier, ce sinistre président
d'un quelconque comité d'unité canadienne,
à privatiser le Canadien National.
En plus il vient de faire patate à BCE.
C'est comme encourager l'incompétence.
Les libéraux poursuivent leur campagne
de liquidation collective,de destruction et de
démantèlement de l'État québécois. Pourquoi développer
le Québec quand on est si bien assis dans sa marde canadienne?
Et l'autre Garcia qui siège au conseil
d'administration de la Caisse. Le même Garcia de la
Standard Life qui voulait "écraser les maudits séparatisses"
au dernier référendum. Il y a quelques semaines, ce petit maître
chanteur de l'entreprise privée proposait rien de moins
que la privatisation totale d'Hydro-Québec. Paraît que
la société d'État est mal administrée.
Ça prend quand même un front de boeuf pour un
administrateur comme lui qui vient de faire un trou
de 40 milliards. Elle est efficace en effet l'entreprise
privée avec toutes ses banques en faillite à travers
le monde. Et ça vient nous faire la morale ces
incompétents qui s'engraissent sur notre dos.
On appelle cela de la crapulocratie, de l'imbécilocratie.
Doivent être contents les gars de la FTQ en mangeant leurs
sandwiches au baloney, au frette les pieds dans la bouette, quand
ils ont appris que le président de leur syndicat dépensait
5000$ de leur argent chaque semaine au restaurant.
Et Michel Arsenault le grand patron qui passait ses vacances
sur le yacht de Tony Accurso, un yacht à $55,000.par semaine
en location.
"Ya rien là. J'ai un bateau. Il a un bateau. Je vais sur son bateau.
Il vient sur mon bateau. On fait du bateau, quoi!".
On est vraiment dans des histoires de bateaux qui coulent.
Et toutes ces belles gens qui nous mènent en bateau.
De quoi crisser tout ça à l'eau, dans des sacs de couchage
avec des chaînes et des blocs de ciment.
Amen.
Commentaires
Falardeau est notre chien de garde national, il beurre épais pour ceux qui beurrent pas pantoute.
des utliseux de margarine, genre
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Mollassons que nous sommes.
Cheers aux poulpes québécois.
C'est tout ce qu'on mérite.
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