MONDE
ITALIE
Plus de 14 milliards d’euros pour le chasseur-bombardier F-35, alors que l’argent manque pour les victimes du tremblement de terre
Le gouvernement a mis 100 millions d’euros à disposition pour les victimes du tremblement de terre de l’Abruzze, mais il en faudra beaucoup plus : rien que pour le ministère de l’intérieur il faudra trouver 130 millions d’euros dans les six mois qui viennent. Et, si l’on veut vraiment reconstruire, il faudra des affectations bien plus grosses. Où trouver ces fonds, dans une phase de crise comme celle traversée actuellement, sans devoir faire des coupes ultérieurement dans les dépenses sociales (école, santé, etc.) ? La réponse est plus simple que ce qu’on croit : il suffirait de bloquer l’énorme attribution qu’on est sur le point de destiner à l’acquisition du chasseur étasunien F-35 Lightning II (Joint Strike Fighter) de Lookheed Martin.
La commission de la défense de la chambre a déjà donné un avis favorable à l’acquisition du chasseur et celle du sénat va le faire d’ici le 16 avril. Il est déjà prévu dans le budget 2009 du ministère de la défense une attribution de 47 millions d’euros pour le F-35. Ce n’est qu’une petite avance : pour participer au programme, l’Italie s’est engagée à verser plus d’un milliard d’euros. Des miettes face à la dépense que le parlement s’apprête à approuver : 12,9 milliards d’euros pour l’achat de 131 chasseurs, plus 605 millions pour les structures d’assemblage et de manutention. Au total, 14,5 milliards d’euros. Ils seront payés par des annuités d’environ un milliard entre 2009 et 2026. Mais, comme il arrive pour tous les systèmes d’armement, le chasseur finira par coûter plus que prévu et, une fois produit, il devra être ultérieurement mis à jour. Il est ainsi certain que le débours total (d’argent public) sera beaucoup plus important que le prix de base. Il faut en outre considérer le fait que l’aéronautique est en train d’acheter 121 chasseurs Eurofighter Typhoon, dont le coût dépasse les 8 milliards d’euros.
http://mondialisation.ca/index.php?context=va &aid=13210
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La Russie achemine presque 23.000 t de blé à Cuba
LA HAVANE, Un cargo russe transportant presque 23.000 t de blé envoyés par Moscou à titre d'aide alimentaire à Cuba, est arrivé vendredi à La Havane dans la nuit de jeudi à vendredi.
"Nous accueillons le navire qui a transporté presque 23.000 t de blé russe. C'est la première partie de l'aide accordée par la Russie au peuple cubain", a indiqué l'ambassadeur de Russie à Cuba Mikhaïl Kamynine remettant une poignée de blé russe au vice-ministre cubain du Commerce extérieur et des Investissements étrangers Orlando Hernandez Guillen.
"D'autres navires achemineront le reste des 150.000 t de céréales à Cuba ces prochains mois", a poursuivi le diplomate russe.
En septembre 2008, la Russie a envoyé quatre avions d'aide humanitaire à Cuba éprouvée par trois ouragans - Gustav, Ike et Paloma - qui avaient porté un préjudice d'environ 10 milliards de dollars à l'économie du pays.
http://fr.rian.ru/world/20090417/121187318.ht ml
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Irak: l'ONU refuse l'éclatement de la région disputée de Kirkouk
BAGDAD - L'ONU affirme vouloir garder l'unité de la province riche en pétrole de Kirkouk, malgré les graves tensions qui y règnent, dans un rapport très attendu présenté mercredi aux autorités et qui concerne une quinzaine de régions disputées entre Arabes, Kurdes et Turcomans.
"La Mission d'Assistance de l'ONU en Irak (Unami) a analysé quatre options concernant le gouvernorat de Kirkouk (...). Ces quatre options traitent Kirkouk comme une seule entité et aucune ne propose une division des districts actuels", a affirmé l'ONU dans un communiqué.
La province de Kirkouk compte plusieurs communautés qui se disputent le pouvoir: des Kurdes, qui souhaitent son rattachement au Kurdistan irakien, des Turcomans, qui se considèrent comme ses habitants historiques, des Assyro-chaldéens (chrétiens) ou des Arabes, souvent arrivés à l'occasion de la politique d'arabisation forcée de Saddam Hussein.
Les options proposées "prennent comme point de départ la Constitution irakienne, nécessitent un accord politique entre les parties et une forme de référendum de confirmation", ajoute l'ONU, qui ne précise pas dans son communiqué les détails des quatre options.
L'article 140 de la Constitution prévoit un référendum à Kirkouk, dont la province compte 900.000 habitants et recèle les deuxièmes plus grandes réserves pétrolières du pays après le sud.
"Le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en Irak, Staffan de Mistura, a présenté aujourd'hui (mercredi) au Premier ministre, aux membres du Conseil présidentiel (irakien) et au président du gouvernement régional du Kurdistan, les rapports concernant les territoires disputés dans le nord du pays", indique encore le communiqué.
"Ce travail, qui a pris plus d'un an pour être mené à bien, fait partie du mandat de l'Unami contenu dans les résolutions du Conseil de sécurité 1770 et 1830", précise le texte.
http://www.romandie.com/infos/news2/090422131 100.x8e7sphr.asp
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LE PRÉSIDENT BOLIVIEN DÉNONCE UNE TENTATIVE D'ASSASSINAT
Les forces de sécurité de Bolivie ont affirmé jeudi avoir déjoué un complot pour assassiner le président Evo Morales. Elles indiquent avoir tué trois personnes, dont deux de nationalité étrangère, dans une fusillade alors qu'elles s'apprêtaient à les arrêter dans un hôtel de Santa Cruz, un bastion de l'opposition bolivienne. Outre des armes et des grenades, les autorités révèlent avoir trouvé sur place des documents confirmant l'existence d'un complot contre le président Morales.RCI
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WASHINGTON VEUT AMÉLIORER L'ALENA SANS RENÉGOCIER LE TRAITÉ
Les États-Unis ont indiqué lundi qu'ils estimaient possible d'améliorer l'Accord de libre-échange nord-américain sans forcément passer par sa renégociation avec Ottawa et Mexico. Le représentant américain pour le Commerce, Ron Kirk, a déclaré qu'il se réunira "au moment opportun avec les alliés mexicains et canadiens" afin de prendre des décisions sur la manière d'avancer". M. Kirk a assuré que le président Barack Obama "a eu une très bonne rencontre" avec le Premier ministre canadien Stephen Harper lors du sommet des Amériques à Trinité-et-Tobago ce week-end, ainsi qu'avec le président mexicain Felipe Calderon lors de son voyage officiel au Mexique la semaine dernière. L'évocation par le candidat démocrate Barack Obama d'une renégociation de l'ALENA avait été accueillie avec inquiétude par Ottawa et Mexico pendant la campagne présidentielle américaine. L'ALENA fête cette année ses 15 ans d'existence.RCI
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MOSCOU ANNULE UNE RÉUNION OTAN-RUSSIE
L'ambassadeur russe auprès de l'OTAN, Dmitri Rogozine, a annoncé lundi que Moscou ne compte plus participer à une réunion le 7 mai des chefs d'état-major de l'Alliance atlantique et de la Russie. Moscou entend ainsi protester contre la tenue de manoeuvres militaires de l'OTAN en Géorgie RCI
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PRÈS DE 100.000 CIVILS FUIENT LES COMBATS AU SRI LANKA
Des dizaines de milliers de civils ont réussi à fuir les combats qui se poursuivaient mercredi entre l'armée sri-lankaise et les rebelles tamouls malgré les appels à la trêve de la communauté internationale. Trois jours après l'offensive qui a permis d'ouvrir une brèche dans les défenses des séparatistes tamouls, l'armée a déclaré qu'au moins 100.000 personnes avaient été enregistrées pour être transférées dans des camps de réfugiés. Parmi les personnes qui ont fui la zone contrôlée par les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) figure Daya Master, l'ancien porte-parole de l'organisation qui, pendant des années, a organisé pour les médias des visites dans l'État autoproclamé pour lequel combattaient les séparatistes. Selon l'armée, il s'agit du responsable du plus haut rang à se rendre, en dépit de la consigne de Vellupillai Prabhakaran, fondateur et dirigeant des LTTE, qui préconise le suicide en cas de capture. L'ancien interprète du défunt S.P. Thamilselvan, dirigeant politique des LTTE, s'est également rendu. Les rebelles sont désormais confinés sur un territoire de 13 kilomètres carrés. En gestation depuis le début des années 1970, cette lutte s'est transformée en 1983 en guerre civile, qui a fait plus de 70.000 morts.RCI
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Corée du Nord
Deux journalistes américaines face à la justice
L'Américano-coréenne Euna Lee et la Sino-américaine Laura Ling, qui travaillent toutes deux pour la chaîne californienne Current TV, ont été arrêtées le 17 mars près de la rivière Tunen, frontière naturelle entre la Corée du Nord et la Chine.
Les relations entre la Corée du Nord et la communauté internationale sont tendues. Pyonyang vient de mettre un terme aux discussions sur son programme nucléaire et expulsé les inspecteurs de l'ONU, après la condamnation par le Conseil de sécurité du tir de fusée auquel elle a procédé le 5 avril.
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Internat ional/2009/04/23/009-coree-nord-journalistes- USA.shtml
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Mexique
Un mal respiratoire frappe les touristes
Un mal respiratoire qui s'apparente à une grippe porcine frappe des Mexicains et des touristes qui ont visité les états du sud et du centre du Mexique.
Les autorités canadiennes de la santé collaborent actuellement à une enquête pour déterminer s'il existe un lien entre des malades aux États-Unis et une vingtaine de morts mystérieuses qui se sont produites en territoire mexicain, depuis le début du mois. Le Laboratoire national de microbiologie, situé à Winnipeg, examine des échantillons prélevés chez les Mexicains qui ont été atteints de la maladie respiratoire. Les résultats détermineront si des liens doivent être établis entre les 137 cas mexicains et américains.
Jusqu'ici, aucun cas n'a été identifié au Canada. Il pourrait s'agir d'un nouveau virus. Pour l'instant, les zones côtières très touristiques du Mexique ne sont pas touchées.
http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/lemonde/archive s/2009/04/20090424-074526.html
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MEXICO, 24 avril (Xinhua) -- Les autorités de la ville de Mexico lancent actuellement une campagne de vaccination massive contre la grippe porcine, qui a probablement tué 45 personnes et contaminé 943 autres dans le pays.
http://www.french.xinhuanet.com/french/2009-0 4/25/content_865392.htm
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GRIPPE PORCINE: AUCUN CAS AU CANADA, MAIS OTTAWA APPELLE À LA VIGILANCE
Les autorités sanitaires canadiennes demandent aux travailleurs de la santé de première ligne de signaler tout cas possible de maladies respiratoires chez des personnes ayant séjourné récemment au Mexique. Cet appel fait suite à l'éclosion de centaines de cas de grippe porcine au Mexique où la maladie a fait une soixantaine de morts. Jusqu'à maintenant, aucun cas n'a été déclaré au Canada, mais 10 personnes souffrant d'importants problèmes respiratoires font l'objet d'un suivi en Ontario. Le Laboratoire national de microbiologie, à Winnipeg, a déterminé que 16 des 51 échantillons cliniques qui lui ont été envoyés de Mexico étaient contaminés par la grippe porcine, mais les experts ont précisé qu'il était trop tôt pour prédire si le virus causera une pandémie. Le Canada et les États-Unis ont néanmoins mis sur pied leurs centres de contrôle d'urgence et collaborent avec le Mexique pour suivre l'évolution du virus d'heure en heure. Entre-temps, des milliers d'ouvriers agricoles mexicains commencent à arriver au Canada pour la saison 2009. Les agriculteurs québécois en accueilleront environ 3.500 cette année. Avec l'éclosion de la grippe porcine au Mexique, plusieurs exploitants canadiens craignent que l'arrivée de cette main-d'oeuvre agricole ne soit retardée ou compromise. Pour le moment, les autorités canadiennes n'ont pas imposé de nouvelles mesures de contrôle ou de restrictions. Le Canada et les États-Unis n'ont également émis aucune mise en garde pour les voyageurs qui se dirigent vers le Mexique.RCI
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La transmission d'être humain à être humain fait redouter une épidémie en Amérique du Nord et le gouvernement mexicain a fermé les écoles, théâtres et musées à Mexico. Le Costa Rica, le Nicaragua et le Pérou ont décrété l'alerte sanitaire RCI
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FEDERAL
OTTAWA ET QUÉBEC CRÉENT UN COMITÉ POUR AIDER L'INDUSTRIE FORESTIÈRE
Ottawa et Québec ont annoncé lundi la création d'un comité conjoint pour aider l'industrie forestière québécoise. Le groupe sera composé de hauts fonctionnaires issus des gouvernements fédéral et provincial. Il assurera la coordination des efforts des deux paliers gouvernementaux dans les dossiers qui touchent cette industrie québécoise, qui est de plus en plus malmenée par la crise économique. Le comité doit tenir sa première réunion dès jeudi. Son mandat sera, dans un premier temps, de remettre un rapport d'ici le 15 mai sur des enjeux majeurs, notamment la gestion des forêts, la sylviculture, le soutien aux travailleurs et à leur communauté, ainsi que l'accès au crédit. Le ministre des Ressources naturelles du Québec, Claude Béchard, en a fait l'annonce aux côtés de son homologue fédérale, Lisa Raitt, et du ministre d'État responsable de l'Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec, Denis Lebel. Le ministre Béchard a assuré que ses collègues et lui-même n'avaient pas l'intention de demander à quiconque de contrevenir à l'accord Canada-États-Unis sur le bois d'oeuvre, mais qu'il fallait tout de même s'assurer que le Québec compte encore des entreprises lorsque l'économie se redresseRCI
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LIBÉRATION DE DEUX DIPLOMATES CANADIENS AU MALI
Le Premier ministre Stephen Harper a confirmé mercredi soir la libération de deux diplomates canadiens enlevés il y a quatre mois au Niger, mais détenus dans le nord du Mali. M. Harper a souligné que le Canada n'avait pas payé de rançon et il a remercié les gouvernements du Mali et du Burkina Faso pour leur rôle dans la négociation RCI
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VISION DU CANADA
«Le 21e siècle ne sera pas forcément américain. Nous devons donc, pour notre bien à tous, chercher ces nouvelles possibilités au-delà du marché nord-américain. Il nous faut de nouveaux partenaires avec lesquels nous pourrons construire l'ordre international. (...) Nous ne pouvons pas attendre les États-Unis ou la Chine. Nous devons former, avec les États européens et les démocraties en voie de développement, nos propres coalitions. Il ne faut pas avoir peur d'en assumer la direction», ajoute M. Ignatieff, qui était un intellectuel et un auteur prolifique avant d'entrer en politique, en 2006.
S'il plaide dans son livre pour que le Canada joue un rôle plus important sur la scène internationale, Michael Ignatieff croit aussi que l'heure est venue de proposer des projets rassembleurs qui vont unifier davantage le pays d'est en ouest.
À titre d'exemple, il juge invraisemblable que le Canada n'ait toujours pas construit un train à grande vitesse pour desservir le corridor Québec-Windsor ou Vancouver-Calgary. «Les Européens ont relié les pays du continent grâce à un train à grande vitesse. Après cinquante ans d'études de faisabilité, il n'y a toujours pas de train à grande vitesse qui relie Windsor et Québec, Vancouver et Calgary ou Calgary et Edmonton. Si nous voulons rassembler les Canadiens, si nous voulons construire un pays, il faut nous mettre au travail», écrit M. Ignatieff dans un élan qui s'apparente à une promesse électorale.
Le chef libéral croit aussi que les provinces doivent éliminer les obstacles qui subsistent à la libre circulation de la main-d'oeuvre et des capitaux. Il déplore aussi le fait qu'il n'y ait pas de véritable réseau énergétique national qui permettrait au Québec de vendre son hydroélectricité à l'Ontario au lieu de l'exporter aux États-Unis. «Nous sommes un des premiers producteurs d'hydroélectricité au monde. C'est l'hydroélectricité qui a financé la Révolution tranquille au Québec. Pourquoi toute cette électricité est-elle envoyée vers le sud plutôt que vers l'ouest ?» se demande-t-il.
Michel Ignatieff
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UN TRIBUNAL ORDONNE À OTTAWA DE RAPATRIER KHADR DE GUATANAMO
La Cour fédérale du Canada a ordonné jeudi au gouvernement de demander aux États-Unis de rapatrier le Canadien Omar Khadr, dernier Occidental détenu à la prison militaire américaine de Guantanamo, à Cuba. Ce jugement apparaît comme un camouflet au gouvernement du Premier ministre Stephen Harper qui est jusqu'à présent resté sourd aux nombreux appels demandant le rapatriement du jeune homme. Le Premier ministre a aussitôt réagi en soulignant que son gouvernement examinait la décision mais qu'il envisageait déjà de faire appel. RCI
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IMPLANTS MAMMAIRES: LA COUR SUPRÊME DÉBOUTE DES MILLIERS DE CANADIENNES
La Cour suprême du Canada a rejeté jeudi la demande de milliers de Canadiennes rendues malades par des défectuosités de leurs implants mammaires. Elles réclamaient que soit intentée une poursuite pour négligence contre Santé Canada. Environ 30.000 femmes soutiennent que le ministère fédéral de la Santé a échoué à son devoir de tester les implants, de les interdire ou à tout le moins d'ordonner des rappels. L'avocat des plaignantes, Kirk Baert, déplore que ces femmes aient été abandonnées tant par les manufacturiers d'implants que par les instances publiques fédérales de santé. Les prothèses mammaires fabriquées par Dow Corning ont été implantées chez les clientes de 1969 à 1992, même si des études ont démontré qu'elles étaient susceptibles de se rompre.RCI
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OTTAWA RÉINVESTIT DANS LA CULTURE AU QUÉBEC
Le gouvernement fédéral du Canada réinvestit dans la culture après les compressions de 45 millions de dollars imposées l'an dernier. Ottawa octroie plus de 4 millions de dollars à 12 organismes artistiques de la région montréalaise, dont plus de la moitié à l'Orchestre symphonique de Montréal, aux Grands Ballets canadiens et aux Jeunesses musicales du Canada. Ottawa accorde cette somme aux organismes qu'il soutient proportionnellement à l'argent qu'ils recueillent en dons.RCI
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UN ACCORD CHRYSLER-TCA OUVRE LA VOIE À UNE AIDE D'OTTAWA
Le syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA) a annoncé vendredi soir avoir conclu un accord salarial crucial avec le constructeur américain Chrysler, ouvrant la voie à une aide financière d'Ottawa et à une alliance avec Fiat RCI
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PROVINCIAL
QUÉBEC VA REMBOURSER LA FÉCONDATION IN VITRO
Les couples québécois infertiles qui désirent avoir un enfant pourront bientôt se faire rembourser les trois premiers essais de fécondation in vitro par le système de santé de la province de Québec. Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, a déposé un projet de loi en ce sens, mercredi, à la grande satisfaction des couples stériles qui réclamaient depuis longtemps l'aide financière de l'État. Ce projet de loi vise en fait à encadrer le processus de procréation assistée. Dès que la législation sera adoptée, les femmes qui veulent donner la vie pourront se faire rembourser jusqu'à trois essais de fécondation. Cependant, la question cruciale du nombre maximal d'embryons qui pourront être implantés à chaque reprise dans l'utérus de la femme n'est pas encore déterminée. Le nombre autorisé pourrait varier en fonction de l'âge de la candidate et de la qualité des embryons. Le ministre Bolduc a souligné qu'il fallait faire en sorte d'éviter les grossesses multiples, très coûteuses pour l'État. Il a remis à plus tard la décision à ce sujet.RCI
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Une recette pour le pilage
La Commission Romanow avait conclu que les médicaments coûtent de 3 à 6 fois trop cher au Canada. « Il s'agit de marges de manœuvre majeures qui pourraient dégager des sommes importantes afin de faire face aux coûts de la santé et d'améliorer la qualité des soins. Rappelons que le coût pour la RAMQ des dépenses en médicaments sont passées de 980 millions en 1998 à 3,4 milliards en 10 ans », a déclaré le député de Mercier.
Pourquoi le ministre baisse-t-il les bras avant même de s'atteler à la tâche ? Face à cette absence de volonté politique, Québec solidaire reviendra fréquemment à la charge avec sa proposition de mettre sur pied Pharma-Québec, une entreprise publique d'achat et de production pharmaceutique », a conclu Amir Khadir.
http://www.quebecsolidaire.net/actualite-nati onale/financement-des-medicaments-au-quebec-% C2%AB-une-recette-pour-le-pillage-%C2%BB-amir -khadir
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Le peuple comme une valise
Les profits d'Hydro-Québec explosent: plus de 3.14 milliards de dollars en 2008. Pourtant, notre bienheureuse Hydro-Québec vient tout juste de nous imposer une nouvelle hausse de tarif de 1,2% le 1er avril dernier. Qui plus est, on apprend également qu'elle offrira plus de 50 millions de dollars en généreux bonis à l'ensemble de ses employés. Sachant que le gouvernement a choisi d'augmenter le dividende qu'Hydro doit verser au gouvernement du Québec, la population du Québec ne se fait-elle pas prendre pour une valise ?
Depuis que le gouvernement de Jean Charest a imposé le dégel des tarifs d'électricité, une famille québécoise paie 18,2% plus cher pour son électricité. Pendant ce temps, à la Régie de l'énergie, Hydro se plaint continuellement qu'elle ne fait pas ses frais justifiant ainsi ses demandes répétées de hausses de tarifs. La technique est simple: Hydro a divisé en deux ses opérations (une division production et une division distribution) afin de s'assurer de toujours se maintenir dans une position précaire financièrement, et cela, malgré des profits continuellement en hausse! La technique utilisée devant la Régie de l'énergie consiste également à demander plus pour recevoir à peu près ce qu'il souhaitait en bout de piste.
Tout cela pour dire que le contribuable québécois se retrouve aujourd'hui avec une toute nouvelle forme de taxe qui augmente régulièrement d'année en année. Et cela, à la plus grande joie du gouvernement Charest qui engrange dorénavant 75% des profits d'Hydro-Québec à titre de seul actionnaire de la Société d'État. Après la hausse de la TVQ en 2011, voilà donc une nouvelle taxe en constante augmentation. Merci monsieur Charest.
Monique Lemieux, Rimouski
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A25: 15 millions de travaux sans appel d'offres
Charles Côté
La Presse
Le consortium privé qui construit l'autoroute 25 a lui-même fait l'étude qui lui permet de refiler une facture de décontamination de 14,8 millions de dollars au ministère des Transports. Ce travail est fait sans appel d'offres, selon les termes du contrat de partenariat. Et cette étude des sols réalisée sur les terrains du Ministère est tenue secrète pour le moment.
En effet, selon ce que La Presse a appris, la firme d'ingénierie Genivar, qui fait partie du Consortium A25 ayant remporté le contrat du prolongement de l'autoroute 25 vers Laval, a procédé à l'analyse des sols, après l'octroi du contrat.
«C'est comme si le loup se servait dans le poulailler à volonté, dit Stéphane Bergeron, député de Verchères et critique de l'opposition en matière de transport.
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-c anada/national/200904/20/01-848577-a25-15-mil lions-de-travaux-sans-appel-doffres.php?utm_s ource=bulletinCBP&utm_medium=email&utm_campai gn=retention
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NOUVELLE AIDE DU QUÉBEC À ALCOA
Le gouvernement québécois accorde une aide additionnelle au géant de l'aluminium Alcoa pour maintenir les opérations de son aluminerie de Baie-Comeau, sur la Côte-Nord, au Québec. Le ministre des Finances, Raymond Bachand, a annoncé vendredi que son gouvernement autorisait la société d'État Investissement Québec à octroyer un prêt de 50 millions de dollars à Alcoa. Cette aide financière s'ajoute à l'entente conclue en mars 2008 entre Alcoa et le gouvernement du Québec concernant une garantie de prêt de 228 millions de dollars pour le projet de modernisation et d'expansion de de son aluminerie. Ce projet est évalué à 1,2 milliard de dollars.RCI
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FINANCE
Banque Royale du Canada a annoncé jeudi soir que ses résultats du deuxième trimestre 2008/09 seront amputés de 850 millions de dollars américains, à la suite de sa décision de procéder à l'amortissement accéléré des écarts d'acquisition de ses filiales américaines.
Banque Royale du Canada a expliqué dans son communiqué que les dépréciations annoncées affecteront son activité de banque à l'international, en pointant du doigt la dégradation de l'économie des États-Unis voisins.
http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/econom ie/services-financiers/200904/17/01-847505-ba nque-royale-des-resultats-amputes-de-850-mill ions-us.php?utm_source=bulletinCBP&utm_medium =email&utm_campaign=retention
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Un petit milliard
Il faudra voir si d’autres banques canadiennes ayant des activités aux États-Unis imiteront la Royale prochainement. Même si les analystes restent de glace dans leurs évaluations, en bout de ligne il ne s’agit pas d’une bonne nouvelle.
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Novembre 1998 Un capitalisme de compères
Le système bancaire dans la tourmente
Comme l’intermédiation classique (la transformation de l’épargne publique en prêts aux entreprises et aux ménages) est peu rentable (1), c’est vers des activités nouvelles, et beaucoup plus lucratives, qu’elles se lancèrent.
Maîtres mots de cette nouvelle stratégie : globalisation (avec une concentration particulière sur les « marchés émergents »), « trading » (activités de marché pour leur propre compte ou pour celui de leurs clients) et innovation (création de nouveaux produits grâce à l’« ingénierie financière »).
Les modèles de gestion de risque se sont révélés désastreux, au point de remettre en cause des dogmes qui jusque-là faisaient presque l’unanimité. L’économiste Henry Kaufman - qui fut un temps très écouté de Wall Street mais dont les propos, jugés vieux jeu, ne font plus recette - résume quatre principes que « les banquiers ont du mal à comprendre » : l’excès de compétition conduit à la témérité car, dans leur empressement à prendre de vitesse leurs concurrents, les banques omettent de suivre les règles les plus élémentaires de la prudence ; le monde réel est trop complexe pour être réduit à quelques variables économiques ; l’obsession des mathématiques et de la quantification se révèle dangereuse tant les modèles qui les sous-tendent sont fondés sur le postulat que le passé récent serait voué à se reproduire ; enfin, l’euphorie crée l’illusion d’une liquidité infinie (7).
Ces erreurs expliquent sans doute les pertes colossales subies dans les salles de marché par les banques et les maisons de courtage. Les jeunes traders, qui, ayant souvent débuté leur carrière après le krach de 1987, n’ont connu que des marchés haussiers, sont des partisans convaincus des avantages de l’« effet de levier ». Pour eux, plus on s’endette, plus on peut gagner gros : avec un apport de 10 et un prêt de 90, une plus-value de 10 % permet de doubler sa mise. Les équations, les modèles et le boniment des « experts » fournissent par ailleurs l’illusion, sinon la certitude, d’une spéculation sans risque
http://www.monde-diplomatique.fr/1998/11/WARD E/11290
Ils n'ont rien appris de 1998 Jerome
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Caisse de dépôt: le PCAA acheté avec de l'argent emprunté
Pour améliorer son rendement, la Caisse de dépôt et placement a emprunté une montagne de liquidités ces dernières années. Et cet argent emprunté a notamment servi à acheter les 13 milliards de dollars de papier commercial devenus problématiques, a appris La Presse Affaires.
La stratégie existait déjà pendant l'ère de l'ex-PDG Jean-Claude Scraire, mais elle a pris des proportions gigantesques entre 2002 et 2007, pendant celle d'Henri-Paul Rousseau.
La Caisse avait simplement beaucoup de liquidités parce qu'elle avait encaissé beaucoup de profits de 2005 à 2007 «.Rousseau
Dans le marché, plusieurs observateurs avisés s'interrogent sur les raisons invoquées par l'institution. « Ce n'est pas parce que la Caisse faisait beaucoup de profits qu'elle avait besoin de placer de l'argent à court terme. C'est sa stratégie qui augmentait ses liquidités et créait ce besoin «, nous dit un gestionnaire bien au fait des politiques de la Caisse.
Par analogie, c'est comme si la Caisse hypothéquait ses titres financiers, comme ce serait le cas d'une maison, et qu'elle recevait de l'argent comptant en échange, pour quelques jours ou quelques semaines. Cet argent est réinvesti sur le marché monétaire à court terme dans l'achat de bons du Trésor du gouvernement ou de papier commercial, entre autres. Autrement dit, la Caisse réussit donc avec ses titres boursiers et obligataires à emprunter à faible taux et à placer à meilleur taux.
À la fin de 2006, avant la crise, cette activité de REPO représentait 24,4 milliards dans le portefeuille de Valeurs à court terme. En comparaison, ce portefeuille n'avait emprunté que 450 millions en REPO à la fin de 2002 et 2 milliards à la fin de 2003.
Ces énormes liquidités à placer à la Caisse à partir de 2004 ont coïncidé avec la raréfaction d'un des principaux instruments de placement à court terme : les bons du Trésor du gouvernement fédéral.
Nous avons tenté de savoir à partir de quand la Caisse a gonflé son portefeuille de PCAA, mais l'institution n'a pas voulu nous dévoiler ses chiffres, ni officiellement, ni par l'entremise de l'accès à l'information. Nous avons également cherché à savoir pourquoi la Caisse n'avait pas plutôt acheté un tel volume de PCAA bancaire, plutôt que non bancaire, mais sans succès.
Le PCAA bancaire, rappelons-le, n'a pas été gelé pendant la crise d'août 2007, puisque pour l'essentiel, les banques canadiennes ont assuré les liquidités à l'échéance des titres. Dans le cas du papier appelé non bancaire, ce sont les banques internationales qui devaient assurer les liquidités et elles ont fait faux bond aux détenteurs de papier en août 2007.
Tout au plus, la Caisse nous a indiqué qu'elle était un acteur majeur dans le PCAA non bancaire au moins 18 mois avant la crise. En outre, elle dévoilera certains renseignements à ce sujet au cours de la commission parlementaire du début mai.
http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/econom ie/quebec/200904/23/01-849420-caisse-de-depot -le-pcaa-achete-avec-de-largent-emprunte.php
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Obama s'attaque aux grands de la carte de crédit
Le président Barack Obama s'associait jeudi aux consommateurs en colère pour dire aux grandes sociétés de cartes de crédit de cesser les pratiques qui étranglent tant d'Américains frappés par la crise, dans une société où le crédit est roi.
M. Obama recevait dans l'après-midi à la Maison Blanche les représentants d'American Express, Visa, MasterCard, Bank of America, au total une douzaine de banques et institutions émettrices de cartes de crédit, pour exprimer la rogne des Américains confrontés à l'augmentation, outrancière selon eux, des pénalités et des taux d'intérêt sur leurs factures.
Une autre illustration de cette entreprise de réforme des moeurs est venue mercredi du parlement, où un texte de loi contre les hausses arbitraires des taux d'intérêt et les pénalités excessives a été adopté en commission à la Chambre des représentants. Le texte pourrait aller devant la Chambre au complet la semaine prochaine. Un autre devrait être débattu au Sénat. Son sort est plus incertain, et il faudra aux deux chambres s'entendre sur une législation commune.
Mais, à un moment où la coopération ne semble pas vraiment de mise entre les alliés démocrates de M. Obama et ses adversaires républicains, le fait que neuf républicains aient voté pour le texte mercredi montre l'étendue du ressentiment contre American Express et les autres.
Avec la crise et la suppression de plus de cinq millions d'emplois depuis le début de la récession en décembre 2007, un nombre record d'Américains sont en retard sur le paiement de leurs factures de carte de crédit, voire tout bonnement incapables de les payer. Pour se protéger, les organismes augmentent les taux d'intérêt jusqu'à près de 30% et coupent les lignes de crédit.
Les organisations de consommateurs s'indignent aussi d'une réécriture permanente de règles que les clients ne lisent pas de toute façon. Elles s'émeuvent du fait que certaines banques punissant leurs clients en défaut de paiement soient celles-là même qui bénéficient de l'aide de l'Etat fédéral, et donc du contribuable américain, pour sortir de la crise financière.
Mais les sociétés de cartes de crédit font de la résistance. Elles disent que si elles augmentent leurs taux, c'est à cause du risque accru qu'il y a à avancer de l'argent en période de crise. Elles font valoir que si elles ne peuvent pas faire payer les consommateurs à risque, elles devront faire payer tout le monde.
Au moment où M. Obama essaie de relancer la consommation, elles mettent en garde contre toute initiative qui limiterait l'activité de crédit.
http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/econom ie/services-financiers/200904/23/01-849622-ob ama-sattaque-aux-grands-de-la-carte-de-credit .php
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La complainte d'un ours à Bay Street
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Vincent Brousseau-Pouliot
La Presse
(Toronto) Eric Sprott est l'un des gestionnaires de fonds les plus renommés au pays. Et, mauvaise nouvelle pour les investisseurs canadiens, il n'aime pas ce qu'il voit à la Bourse ces temps-ci.
L'indice de la Bourse de Toronto, en léthargie depuis la crise financière du début de l'automne, a pourtant gagné 21% depuis un mois. Le grand patron de la firme de fonds communs et de fonds de couverture (hedge funds) portant son nom devrait s'en réjouir. Au contraire. «Je ne crois pas à la récente reprise boursière, dit le PDG de Sprott Asset Management. Certaines personnes disent que le pire est passé, que les choses iront en s'améliorant. Mais ces personnes ont constamment eu tort au cours des deux dernières années.»
Eric Sprott assume entièrement son statut d'ours-vedette sur Bay Street - l'ours symbolisant la prudence sur les marchés boursiers, d'où l'expression anglophone bear market. «Ce n'est pas un statut difficile à porter si vous y croyez et si toutes les données économiques appuient vos dires», dit-il.
En fait, Eric Sprott s'assume tellement qu'il a organisé mardi dernier une soirée réunissant quatre conférenciers qui ont la réputation d'être pessimistes - quatre ours, en somme - dans un théâtre huppé de la Ville reine bondé (1500 personnes). Le plus célèbre des conférenciers de cette soirée intitulée A Night with the Bears était le Docteur Fataliste lui-même, Nouriel Roubini. L'économiste a été surnommé ainsi par le New York Times après avoir prédit la crise économique actuelle.
«La plupart des observateurs dans les médias financiers pensent que nous avons atteint le fond et que les marchés seront toujours à la hausse, explique Eric Sprott. Ceux qui ont cru cette philosophie en ont payé le prix. C'est important de faire voir aux gens l'autre côté de la médaille. L'économie n'est pas solide. La prudence est de mise.»
Eric Sprott se méfie du dernier rebond du TSX. «Je m'attends à de nouveaux creux et à une année décevante, dit-il sans détour. Les marchés déclinaient jusqu'au 9 mars dernier. Puis, tout d'un coup, les choses se sont miraculeusement améliorées parce que quelques banques ont eu des bons résultats en janvier et février? Je n'y crois pas.»
L'or, le nouveau dada de Sprott
Malgré ses pronostics pessimistes, Eric Sprott ne reste pas les bras croisés. Il privilégie les métaux précieux, l'or particulièrement. Il vient d'ailleurs de lancer un fonds de lingots d'or (Sprott Gold Bullion Fund). Le fonds a perdu 5% de sa valeur depuis son lancement le 17 mars dernier, mais son gestionnaire reste optimiste. «Quand on imprime de l'argent (comme le font les banques centrales actuellement), on dévalue les devises, dit Eric Sprott. La seule façon de se protéger est d'investir dans une devise qui ne se dévalue pas: Les métaux précieux.»
Les métaux précieux représentent 65% de la pondération du fonds commun d'actions canadiennes, le plus célèbre de la famille Sprott. Viennent ensuite l'argent liquide et les investissements à court terme (17%) ainsi que le secteur de l'énergie (8%), pourtant malmené à la Bourse de Toronto (rendement négatif de 34,8% depuis un an. «L'énergie pourrait surprendre les gens, croit Eric Sprott. Notre pondération dans ce secteur a considérablement diminué en raison de la chute du cours des actions, mais nous n'avons rien vendu. Nous croyons toujours que la théorie du pic pétrolier (peak oil) aura un peu d'impact sur les marchés.»
Un secteur auquel Eric Sprott ne touchera pas à court et à moyen terme: les financières. «Les banques ne parviendront pas à générer de la croissance pendant une longue période, dit-il. Elles devront ramener leurs effets de levier à des niveaux plus raisonnables. Ça pourrait facilement prendre 10 ans.»
Propos pessimistes, voire fatalistes? Qu'importe. Quand Eric Sprott parle, Bay Street écoute. Une marque de respect acquise au fil des ans - et surtout, au fil des rendements. Depuis 1999, son fonds commun d'actions canadiennes a généré un rendement supérieur à 30% à sept reprises (sur dix années). Son rendement annuel moyen a été de 23,6% depuis 10 ans. Une performance qui aurait été encore plus impressionnante sans une année 2008 catastrophique, alors que le fonds a perdu 43,7% de sa valeur. «Ce fut décevant, dit Eric Sprott. Nous avons même eu un rendement inférieur à celui de l'indice du TSX. Remarquez, nous ne voulons pas seulement battre le TSX. Nous sommes dans cette industrie pour faire de l'argent, pas pour battre un indice négatif.»
Autre déception pour Eric Sprott en 2008: la chute du titre de Sprott Asset Management. Lancé à 10$ en mai dernier, il ne vaut plus que 4,25$. Il s'agit d'une baisse de 57%. «Nous faisions très bien dans tous nos fonds quand nous avons lancé notre titre en Bourse, dit Eric Sprott. Nous pensions que nos rendements justifiaient notre prix de lancement, mais ce que nous croyions ne s'est pas matérialisé. Nous mesurons toutefois nos succès à long terme.»
L'année 2009 s'annonce plus intéressante pour l'ours-vedette de Bay Street. Le titre de sa société est stable (+2,25%) tandis que le fonds-vedette de la famille Sprott - le fonds d'actions canadiennes (+6,98%) - bat largement l'indice de la Bourse de Toronto (+2,22%). Des résultats qui le réconfortent en cette période d'incertitude sur les marchés. «Quand vous vous levez le matin, que tout le monde dit que les marchés vont s'apprécier et que les marchés montent ce jour-là, ce n'est pas facile, dit Eric Sprott. Il faut toutefois se rappeler qu'il y a toujours des rebonds lors des marchés baissiers, et que ces rebonds sont généralement de courte durée.»
http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/financ es-personnelles/plus-value/200904/11/01-84581 0-la-complainte-dun-ours-a-bay-street.php?utm _source=bulletinLPA&utm_medium=email&utm_camp aign=retention
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L'insolvabilité des caisses de retraite s'aggrave
Rudy Le Cours
La Presse
Selon la pondération des régimes, le rendement mesuré sur une base indicielle s'est établi à de -2,6% à -3,0%, du 1er janvier au 31 mars
a firme estime que 96% des régimes à prestations déterminées accusent un déficit de solvabilité, contre 94% au 31 décembre. Aon établit aussi à 72% le degré de solvabilité médian des régime
http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/financ es-personnelles/200904/04/01-843552-linsolvab ilite-des-caisses-de-retraite-saggrave.php?ut m_source=bulletinLPA&utm_medium=email&utm_cam paign=retention
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Le gouvernement de Jean Charest vient de nommer Pierre Fitzgibbon au conseil d'administration de la Caisse de dépôt et placement du Québec.
Depuis 2007, M. Fitzgibbon est PDG d'Atrium Innovations (T.ATB), un fabricant de suppléments nutritionnels de Québec.De 2005 à 2007, il a occupé des postes à la haute direction de la Banque Nationale (T.NA). Il a aussi travaillé chez Tapis Peerless, Domtar (T.UFS) et pour des sociétés en Asie.
Avec la nomination de M. Fitzgibbon, le conseil de la Caisse, présidé par Robert Tessier, compte désormais 13 membres, dont le président de l'institution, Michael Sabia.
Les autres membres sont Christiane Bergevin (SNC-Lavalin), Claudette Carbonneau (CSN), Louise Charette (Commission de la construction), Steven Cummings (Placements Maxwell Cummings et Fils), Jocelyne Dagenais (Commission administrative des régimes de retraite et d'assurances), Michel Lavigne (ancien dirigeant de Raymond Chabot Grant Thornton), Jean-Pierre Ouellet (Capital Saint-Laurent), Réal Raymond (ancien dirigeant de la Banque Nationale), Ouma Sananikone (administratrice de sociétés) et André Trudeau (Régie des rentes).
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Chine
WASHINGTON, 22 avril (Xinhua) -- Le Fonds monétaire international (FMI) a estimé mercredi que la croissance en Chine devrait se ralentir pour s'établir à environ 6,5% pour l'année 2009, mais reste toujours une forte performance vu l'environnement global
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L'économie russe a reculé de 9,5%
http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/econom ie/macro-economie/200904/23/01-849651-leconom ie-russe-a-recule-de-95.php
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La Banque du Canada prête à imprimer de l'argent
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Rudy Le Cours
La Presse
(Montréal) La Banque du Canada évalue que le premier trimestre que nous venons de traverser a été le pire depuis 1961 avec une décroissance probable de 7,3% du produit intérieur brut (PIB). La taille de l'économie rapetissera encore de 3,5% au cours du printemps et de 1% l'été prochain, prévient-elle, car les entreprises ont mis du temps à ajuster leurs stocks à la réduction de la demande.
Le déstockage freinera la croissance au cours des prochains trimestres. L'automne venu, le Canada renouera avec une expansion soutenue. Pour l'ensemble de l'année, la décroissance sera de 3%
Si la situation devait être plus sombre encore, la banque sera toutefois prête à activer la planche à billets et à acheter des titres de dettes fédérales ou corporatives. Le recours, si nécessaire, à ces moyens d'assouplissement monétaire et du crédit ne sera pas signalé avant la prochaine date d'annonce fixe du taux directeur, le 4 juin.
La banque pourrait alors indiquer «si elle a l'intention de mettre en oeuvre un programme d'achats d'actifs» et «l'ampleur approximative du programme en question».
L'institution précise cependant que des changements structurels entraînent la mise au rancart de moyens de production, en particulier dans les industries de l'automobile et de la forêt, qui ne sont pas compensées encore par de nouveaux investissements.
Elle décrit ainsi les trois voies non conventionnelles que l'atteinte de sa cible d'inflation pourra emprunter, étant donné qu'elle a désormais abaissé son taux directeur à son niveau plancher de 0,25%.
http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/econom ie/macro-economie/200904/24/01-849806-la-banq ue-du-canada-prete-a-imprimer-de-largent.php
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G7: OTTAWA APPELLE WASHINGTON À ASSAINIR LE BILAN DES BANQUES US
Il a insisté sur la nécessité de remettre sur pied au plus vite le système bancaire américain afin d'assurer la relance de l'économie mondiale. Pour sa part, le secrétaire au Trésor américain, Timothy Geithner, a estimé que l'économie mondiale ralentissait sa chute, mais qu'elle n'était pas pour autant tirée d'affaire RCI
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AFGHANISTAN
Afghanistan: saisie de 3 t de morphine
AFP
La police a saisi dans l'est de l'Afghanistan trois tonnes de morphine prête à être transformée en héroïne destinée à être exportée, a annoncé aujourd'hui le vice-ministre afghan de l'Intérieur.
La drogue, enterrée dans une cache dans le district d'Achin de la province de Nangarhar, a été mise au jour par une unité de la police chargée de la lutte contre le trafic de stupéfiants dans une opération qui a bénéficié d'un soutien aérien de la force de l'Otan, a expliqué à la presse à Kaboul le général Mohammad Daud Daud.
"Nous avons saisi 3.000 kg de morphine qui était prête à être transformée" en 2 tonnes d'héroïne environ et exportée, a précisé le vice-ministre. Le réseau des trafiquants qui l'avait dissimulée là "a été identifié et nous travaillons à leur prochaine arrestation", a-t-il promis.
Les autorités afghanes saisissent régulièrement d'importantes quantités de haschisch et surtout d'opium, dont l'Afghanistan est de très très loin le premier producteur mondial, et qui sert de base à la fabrication de l'héroïne. Mais cette prise constitue la plus importante saisie de morphine jamais réalisée, selon le général Daud.
Kaboul accuse les talibans d'avoir tiré pour 100 millions de dollars américains de bénéfices du trafic d'opium et d'héroïne en 2008, dont ils se sont servis pour financer leur insurrection.
A partir des innombrables champs de pavots qui couvrent notamment le sud et l'est du pays, bastions des talibans, l'Afghanistan produit plus de 90% de l'opium fabriqué dans le monde et, à ce titre, est le principal pourvoyeur de l'héroïne qui y circule.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/04/21/ 01011-20090421FILWWW00381-afghanistan-saisie- de-3-t-de-morphine.php
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UNE AUTRE MILITAIRE CANADIENNE PERD LA VIE EN AFGHANISTAN
Une 2ème militaire canadienne a perdu la vie en moins de deux semaines en Afghanistan. Le corps de la major Michelle Mendes, âgée de 30 ans, a été découvert jeudi dans sa chambre, à l'aéroport de Kandahar. Les autorités militaires ont indiqué vendredi que sa mort n'est pas attribuable à une action ennemie et qu'une enquête était en cours pour déterminer les circonstances du décès. Originaire d'Ottawa, Michelle Mendes est la 3ème militaire canadienne à mourir en Afghanistan depuis 2002. Elle en était à son second déploiement dans ce paysRCI
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La saison des compromis commence sur l’Afghanistan
Par M K Bhadrakumar
Avec la probabilité que les Etats-Unis engagent le dialogue avec l’Iran dans un futur proche et que Washington « réinitialise » ses relations avec Moscou, beaucoup de rumeurs de compromis sont dans l’air
Ces dernières semaines, Téhéran a observé avec un certain malaise le plan de jeu de l’administration du Président Barack Obama – isoler l’Iran en attirant la Russie (et la Syrie) vers un compromis. Mais il semble qu’il n’y ait aucun compromis de ce genre sur le front russe. La position officielle de la Russie est que les Américains n’ont fait aucune proposition de ce genre en vue d’un compromis.
Le fait est que l’Iran est un acteur clé sur un vaste espace géopolitique qui s’étend du Proche-Orient à la Caspienne et à l’Asie Centrale en passant par l’Afghanistan et où la Russie a de profonds intérêts en matière de sécurité. Et la Russie ne peut pas et ne veut pas compromettre ses excellentes relations avec l’Iran.
De plus, les experts russes considèrent la question du bouclier antimissile comme partie intégrante d’un modèle entièrement différent – les relations de la Russie avec l’OTAN et la sécurité en Europe, incluant la question centrale de l’équilibre stratégique ou de la préservation d’une parité nucléaire et balistique entre la Russie et les Etats-Unis.
La Russie a l’impression que l’administration Obama pourrait en fin de compte n’avoir d’autre choix que d’abandonner (ou au moins mettre en sommeil) le programme de bouclier antimissile, puisqu’elle éprouve des difficultés pour mobiliser des fonds pour un projet aussi énorme. Alors, pourquoi la Russie devrait-elle aller vers un compromis lorsque le projet étasunien de déploiement du bouclier antimissile pourrait entièrement se ramasser, comme une pomme pourrie qui tombe de l’arbre ? C’est judicieusement pensé.
Pour s’en assurer, les Russes n’ont pas bougé sur la question nucléaire iranienne. Non seulement ils poursuivent la mise en service de la centrale nucléaire de Bushehr, mais ils négocient la fourniture sur le long terme du carburant nucléaire nécessaire à cette centrale.
Aussi, le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a-t-il déclaré la semaine dernière : « [Le] camp américain devrait rejoindre la position des ‘Six [sur l’Iran]’ [les membres permanents du Conseil de Sécurité de l’Onu plus l’Allemagne], non seulement sur le papier, mais aussi dans des pourparlers avec l’Iran, tels que proposés par les six… En cause, il y a également l’implication de l’Iran sur une base d’égalité appropriée dans les efforts pour résoudre les conflits irakien et afghan, de même que tous les aspects d’un règlement au Proche-Orient. »
Même sur la question de la livraison par la Russie de missiles à longue portée à l’Iran, Lavrov a répliqué que tandis que la Russie prend pleinement en compte les préoccupations étasuniennes et israéliennes, « Ces questions… sont décidées exclusivement selon la loi russe et les obligations nationales de la Russie… Nous fournissons des armes de défense non déstabilisatrices.
Durant sa visite en Allemagne, le président influent de la commission des affaires étrangères du parlement iranien, Alaeddin Broujerdi, a exclu catégoriquement toute aide de la part de l’Iran concernant le transit des approvisionnements de l’Otan en Afghanistan.
Une route de transit en Iran pour l’Otan aurait réduit de façon significative la dépendance croissante des pays de l’Otan vis-à-vis du couloir septentrional qui traverse le territoire russe.
Les puissances européennes majeures comme l’Allemagne seront à présent hostiles à toute manœuvre de la part de l’OTAN qui pourrait provoquer la Russie, comme l’expansion de l’alliance ou la question du bouclier antimissile.
Cela pave en même temps la voie à la Russie pour qu'elle joue un plus grand rôle dans la stabilisation de l’Afghanistan, ce qui convient évidemment à l’Iran.
Selon Lavrov, la Russie et les Etats-Unis considèrent désormais que leur « objectif commun » est de stabiliser la situation afghane. Deuxièmement, ces deux pays sont intéressés par une « coopération pratique ». Troisièmement, ils développeront maintenant « de nouveaux espaces de coopération » sur le problème afghan
Le compromis russo-américain sur les conférences afghanes semble faire en sorte que les ordres du jour des deux conférences ne se télescopent pas
Tout compte fait, la Russie parvient à s’établir comme partenaire clé des Etats-Unis en Afghanistan grâce à la poursuite de la coopération avec l’Otan sur les routes de transit.
Surtout, la Russie retourne en Afghanistan par la grande porte après une absence de deux décennies.
. Il semble que la Russie ne verrait aucun inconvénient à ce que l’OTAN réussisse à éviter une défaite en Afghanistan.
L'Ambassadeur M K Bhadrakumar a servi en tant que diplomate de carrière dans les services extérieurs indiens pendant plus de 29 ans. Parmi ses affectations : l'Union Sovétique, la Corée du Sud, le Sri Lanka, l'Allemagne, l'Afghanistan, le Pakistan, l'Ouzbékistan, le Koweït et la Turquie.
http://questionscritiques.free.fr/edito/AsiaT imesOnline/M_K_Bhadrakumar/Etats-Unis_Russie_ Iran_Afghanistan_110309.htm
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