JAPON • Relance tous azimuts
JAPON
Le gouvernement prépare un nouveau plan de relance économique dont le montant s'élève à 15 400 milliards de yens [115 milliards d'euros], représentant plus de 2 % du produit intérieur brut (PIB) japonais, rapporte le Yomiuri Shimbun. Ces nouvelles mesures exceptionnelles, qui s'ajoutent aux trois autres dispositions adoptées depuis la fin de 2008, sont censées notamment favoriser la création d'emplois, aider les ménages et les entreprises contribuant à l'écologie, et améliorer les services en faveur de la famille. Il est vrai que la deuxième puissance économique du monde vit aujourd'hui la pire crise qu'elle ait connue depuis la Seconde Guerre mondiale, en raison de l'effondrement de ses exportations, rappelle, pour sa part, l'Asahi Shimbun.
http://www.courrierinternational.com/article. asp?obj_id=96560
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La crise financière est loin d’être terminée.
Il faut s’attendre à une longue période de défaillances et de sauvetages, comme le montrent les déboires à répétition d’AIG (American International Group) : ce groupe d’assurances enfoncé jusqu’au cou dans la garantie de créances pourries a subi une perte de 62 milliards de dollars au dernier trimestre 2008. D’où une rallonge de 30 milliards de dollars qui se rajoute aux 150 déjà reçus en 2008. Personne ne sait si cela suffira et AIG trainerait encore quelques 300 milliards de dollars de credit default swaps douteux. Même la crise hypothécaire qui a tout déclenché n’est pas résorbée. Au contraire, elle s’étend : après les subprimes, c’est au tour des Alt-A (des crédits moins douteux) de se déglinguer et, selon un analyste financier cité par The Economist, « une vague encore plus grosse se profile à l’horizon et elle englobe tous les types de prêts
La bourgeoisie navigue à vue entre Charybde et Scylla : soit risquer de plomber pour dix ans l’économie mondiale, soit nationaliser les banques pour faire le ménage. Elle y va à reculons mais elle va être obligée de le faire, à sa manière évidemment : pas trop et pas trop longtemps. Pourtant la solution rationnelle consisterait à nationaliser toute la finance. Ce n’est pas le goût de la surenchère qui conduit à cette conclusion mais la simple observation de ce flux continu de pertes, de faillites et de sauvetages. Et aussi les faiblesses des autres solutions : injecter de l’argent ne donne rien, c’est un puits sans fond ; accorder une garantie publique revient à transférer sur le budget des pertes potentielles énormes ; avec la bad bank, l’Etat rachète les actifs toxiques des banques, sauf que cette toxicité est évolutive et que personne ne sait quel pourrait être le « juste prix » des actifs pourris. D’un point de vue aussi bien économique qu’éthique, la nationalisation intégrale est le seul moyen de mettre tout à plat, de faire les comptes puis le tri et de ne pas pourrir la prochaine décennie au nom de la protection d’intérêts sociaux en faillite.
Via L'Observateur du Québec 7 avril
http://observateur_du_quebec.monblogue.branch ez-vous.com/
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US Poll: Just 53% Favor Capitalism Over Socialism
Rasmussen Reports: Only 53% of American adults believe capitalism is better than socialism....Adults under 30: 37% prefer capitalism, 33% socialism...
--Craig Brown
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Jusqu’à maintenant, on a comparé la rémunération des dirigeants avec leurs pairs dans d’autres entreprises. Mais, il faut aussi tenir compte de « l’équité interne », en comparant les salaires des dirigeants avec ceux de leurs employés, « sinon on en arrive à des écarts qui sont difficiles à justifier »
« On essaie d’empêcher les virus d’entrer dans un pays en inspectant la viande, le fromage et les fruits. On devrait aussi inspecter les institutions financières. »
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USA: un programme de soutien lancé à l'industrie automobile
WASHINGTON, 8 avril (Xinhua) -- Le département américain aux Finances a lancé mercredi un programme de soutien de 5 milliards de dollars pour venir en aide aux fournisseurs d'automobile, dans le cadre de ses derniers efforts pour aider à stabiliser l'industrie automobile en difficulté.
http://www.french.xinhuanet.com/french/2009-0 4/09/content_854985.htm
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L"Europe en crise
L’Angleterre – dont Thatcher et Blair partagent la responsabilité d’avoir réveillé le Kraken ( monstre)en premier lieu – est une grande invalide. Son économie devrait se contracter de 3 % et plus de deux millions de personnes sont au chômage. Et parce que les Tories et les Travaillistes ont, de la même façon, réduit les programmes d’aide sociale au cours des 25 dernières années, les sans-emploi ne touchent que 65 € par semaine. En conséquence, toutes les sept minutes, une personne en Grande-Bretagne perd sa maison.
« La crise économique mondiale dévoile implacablement les failles et les limites de l’UE », dit l’ancien ministre allemand des affaires étrangères, Joschka Fischer. « Sans une politique économique et financière commune… la cohésion de l’union monétaire européenne et de l’UE – en fait, leur existence même – sera confrontée à un danger sans précédent. »
Aussi mauvaises soient les choses en Europe, cette région dispose au moins de quelques filets de sauvetage pour ses habitants, essentiellement la gratuité des soins médicaux, une éducation peu onéreuse et des services sociaux qui tempèreront les pires aspects de la crise. On ne peut pas dire la même chose des Etats-Unis. Les plus touchés seront évidemment les pauvres dans le monde, les centaines de millions en Afrique et en Asie du Sud qui essayent de s’en sortir avec un ou deux dollars par jour et qui ne portent aucune responsabilité dans cette crise économique mondiale.
Selon Kevin Watkins, de l’UNESCO, « Avec le ralentissement de la croissance en 2009, nous estimons que le revenu moyen des 391 millions d’Africains vivant avec moins d’1,25 dollar par jour sera affecté de 20%. Si l’on convertit l’effet de la croissance économique en coût humain, le tableau est encore plus sombre. Les estimations les plus optimistes indiquent une augmentation de la mortalité infantile située entre 200.000 et 400.000 par an. »
Non pas que les pauvres ou ceux devenus récemment pauvres vont rester silencieux. Une manifestation en Islande a réuni 7.000 personnes, ce qui équivaut à 7 millions de personnes aux Etats-Unis. Une manifestation en Irlande a rassemblé 120.000 personnes – un peu plus de 3% de la population – et les ouvriers de Waterford Crystal ont investi leur usine. Des manifestations similaires ont eu lieu en Russie, en Lettonie, en Ukraine, en France et en Grèce. Au fur et à mesure que la crise se creuse, monte la colère de ceux qui doivent en supporter le plus gros de son poids.
Les manifestants seuls ne surmonteront pas la crise actuelle, mais ils peuvent exiger des gouvernements qu’ils agissent dans l’intérêt du peuple, pas de Goldman Sachs et d’AIG. Oui, les banques doivent être sauvées, mais le moyen le plus efficace pour le faire est de les nationaliser, d’une façon que les gens qui ont les barres à mine et les haches aient leur mot à dire sur la façon dont leur argent est dépensé.
http://questionscritiques.free.fr/economie/cr ise_Europe_Kraken_260309.htm
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La véritable conspiration d’AIG
Par Michael Hudson
« La bande de Washington veut se concentrer sur les bonis parce que cela braque la colère publique contre les acteurs privés », a accusé le Journal dans son édito du 17 mars. Mais au lieu d’expliquer que le transfert vers les accapareurs de Wall Street est mille fois plus important que le total des bonis contestés, il accuse sa bête-noire habituelle : le Congrès, où la seule divergence entre la droite et la gauche est vers qui la colère publique devrait se tourner !
Voici le problème avec tout ce brouhaha autour des 135 millions de dollars de primes versées par AIG : Cette somme représente moins de 0,1% - un millième – des 183 MILLIARDS de dollars que le Trésor des Etats-Unis a donnés à AIG comme « péage » à ses cocontractants. Cette somme, plus de mille fois l’ampleur des bonis sur lesquels les promoteurs de Wall Street ont opportunément focalisé l’attention du public, n’est pas restée dans AIG. Pendant plus de six mois, les médias publics et les parlementaires ont essayé de découvrir où cette somme était exactement passée. Bloomberg a intenté un procès pour le découvrir, mais ne s’est heurté qu’à un mur de silence.
Jusqu’à ce que, finalement, dimanche soir, le 15 mars, le gouvernement publie enfin les détails. Ils étaient effectivement embarrassants. Le plus gros bénéficiaire s’est avéré être exactement ce que les reportages financiers soupçonnaient : la propre société de Paulson, Goldman Sachs, était en tête de liste. Il lui était dû 13 milliards de dollars au titre de ses indemnisations en tant que cocontractant. Voici le tableau qui se dégage. En septembre dernier, le Secrétaire au Trésor Paulson, de Goldman Sachs, a établi un mémo laconique de trois pages exposant brièvement sa proposition de plan de sauvetage. Ce plan spécifiait que quoi que lui-même et les autres fonctionnaires du Trésor eussent fait (incluant donc ses subordonnés, également de Goldman Sachs), ils ne pouvaient être contestés légalement ou déconsidérés, et encore moins traduits en justice. Cette condition rendit le Congrès fou de rage, lequel rejeta le plan de sauvetage dans sa première mouture.
Il semble désormais que Paulson avait une bonne raison d’introduire une clause légale bloquant tout reversement des fonds donnés par le Trésor aux cocontractants d’AIG. C’est là-dessus que l’indignation publique devrait se focaliser.
A la place, les principaux superviseurs parlementaires de la législation sur les subventions – en compagnie d’Obama qui s’est manifesté, lors du dernier débat présidentiel du vendredi soir avec McCain, fermement en faveur du plan de sauvetage dans la version épouvantablement « courte » de Paulson – ont mis l’accent sur les cadres d’AIG qui ont reçu ces bonis, pas sur les cocontractants de cette société.
L’indignation sur les bonis d’AIG a efficacement détourné l’attention des cocontractants d’AIG qui ont reçu les 183 milliards de dollars de cadeaux du Trésor. On dit que la somme « finale » qui doit être donnée à ces cocontractants serait de 250 milliards de dollars ; le Sénateur Schumer, le Représentant Frank et le Président Obama ont donc encore beaucoup de travail à faire en faveur de Wall Street dans les années à venir.
Ils peuvent en effet poursuivre les bénéficiaires de la subvention de 183 milliards de dollars. Tous ce qu’ils ont à faire est de rétablir les droits de succession et augmenter les taux d’impositions marginaux et l’impôt sur la fortune aux niveaux (déjà réduits) de l’ère Clinton.
L’argent peut être récupéré. Et c’est exactement ce dont MM. Schumer, Frank et consorts ne veulent pas que le public discute. Voilà pourquoi ils ont détourné l’attention vers ces futilités. C’est le moyen consacré par l’usage de faire en sorte que les gens ne parlent pas des vraies sommes en jeu et de ce qui est réellement important.
http://questionscritiques.free.fr/edito/CP/AI G_detournement_subventions_190309.htm
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Conspiration ?
Que l’on soit bien clair sur la responsabilité de cette crise ! La Réserve Fédérale, qui est une propriété privée, est le cartel responsable du crédit et de la monnaie aux Etats-Unis. En tant que tel, il porte la responsabilité de la création des circonstances qui ont conduit à la crise des supprime aux Etats-Unis, laquelle à son tour a déclenché l’entière catastrophe internationale qui se déroule sous nos propres yeux. Il me semble inconcevable que l’élite financière n’ait pas réalisé ce qui finirait par arriver. Cela étant, on doit assumer que Rockefeller & Co ont délibérément manigancé cette crise pour créer une panique et une sinistrose massives, afin de gagner le soutien au Nouvel Ordre Mondial dont Rockefeller rêve depuis longtemps – avec les banquiers gangsters [les « bangsters »] remplaçant les politiciens élus. Evidemment, toutes les devises majeures devront redescendre à zéro à travers l’hyper-inflation dans les années à venir, afin qu’ils puissent réintroduire une nouvelle devise adossée à l’or – je pense que vous découvrirez que les banquiers ont amassé la majeure partie des ressources mondiales en or, y compris tout l’or qui se trouvait auparavant à Fort Knox. Pour une étrange raison, il n’y a eu aucun inventaire de l’or américain depuis la présidence d’Eisenhower, ce qui conduit beaucoup de personnes à penser que la Fed se le soit entièrement appropriée. Soyez très méfiants – et souvenez-vous qu’Obama a obtenu la majeure partie de son financement de la part... des banques !
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Les entreprises françaises présentes dans les paradis fiscaux.
Place publique
Un monde qui tolère les paradis fiscaux, l’anonymat des sociétés offshore et le blanchiment de l’argent "hors-les-lois" dont se nourrissent le terrorisme ou d’autres formes de criminalité n’est pas un monde sûr.
Et pourtant, la plupart des grandes entreprises des pays riches possèdent des filiales dans ces centres offshore où circule en toute quiétude l’argent de la drogue et des trafics en tous genres. Les grandes entreprises françaises n’échappent pas à la règle. Elles ont su bénéficier de la bienveillance politique monétaires laxiste des gouvernements concernés et profiter de l’opacité règnant en ce domaine Avec pratiquement 1 500 filiales offshore, réparties sur près d’une trentaine de territoires, des Bermudes à la Suisse en passant par Malte et Panama et… le Royaume-Uni, toutes les entreprises françaises du CAC 40 sont présentes dans les pays offrant des services financiers de type « paradis fiscaux ».
C’est ce que révèle une enquête exclusive de la revue Alternatives Economiques, un des rares médias économiques à lever le voile sur l’indécence du capitalisme financier.
Le secteur financier se révèle être le plus engagé dans les paradis fiscaux. BNP Paribas, le Crédit agricole et la Société générale disposent de 361 entités offshore. Si l’on y ajoute les Banques populaires, Dexia et la Banque postale (présente au Luxembourg), on atteint un total de 467 entreprises. Ce qui représente, en moyenne, 16 % des entreprises de ces six groupes.
Les banques françaises s’installent dans les centres financiers offshore pour faire fructifier discrètement et au moindre coût fiscal le patrimoine des personnes aisées, gérer les salaires des cadres à haut revenu en dehors du regard du fisc, accompagner les stratégies internationales des multinationales qui pratiquent « l’optimisation fiscale ».
Au-delà du secteur bancaire, notre enquête révèle que toutes les multinationales françaises sont implantées dans les paradis fiscaux.
ept territoires offshore concentrent à eux seuls 90 % de la présence française : le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Suisse, le Luxembourg, Singapour, l’Irlande et Hongkong. La City de Londres confirme sa première place en la matière. Certes, toutes les entreprises françaises, y compris les banques, qui sont présentes à Londres ne le sont pas uniquement pour bénéficier des activités parasites de la finance britannique.
Mais le fait d’avoir 13 filiales pour EADS, 21 pour Peugeot (8 seulement pour Renault) ou encore 43 pour Schneider ne s’explique pas uniquement par la nécessité d’être présent sur le marché britannique. Créer une société écran à la City coûte aujourd’hui environ 250 euros. C’est aussi ce genre de services que viennent y chercher les multinationales de tous les pays pour y minimiser leurs impôts, gérer une partie des revenus de leurs dirigeants, etc.
LES ENTREPRISES FRANÇAISES DANS LES PARADIS FISCAUX
Le premier chiffre indique le Nombre de filiales dans les paradis fiscaux Le second chiffre indique leur pourcentage par rapport au nombre total de sociétés dans le groupe
- BNP Paribas : 189... 23
- LVMH : 140... 24
- Schneider : 131... 22
- Crédit agricole : 115... 19
- PPR : 97...17
- Banque populaire : 90... 9
- France Telecom : 63... 24
- Société générale : 57... 17
- Lagardère : 55... 11
- Danone : 47... 23
- EADS : 46... 19
- Peugeot : 39... 11
- Carrefour : 32... 6
- Pernod : 32... 24
- Capgemini : 31... 24
- Unibail : 31... 20
- Axa : 28... 22
- Michelin : 27... 18
- Air liquide : 22... 8
- Essilor : 22... 10
- L’Oréal : 22... 9
- Bouygues : 18... 18
- Sanofi Aventis : 18... 14
- Renault : 16... 11
- Dexia : 15... 33
- Accor : 11... 11
- Lafarge : 11... 12
- Saint-Gobain : 11... 14
- GDF Suez : 9... 13
- EDF : 8... 12
- Veolia : 8... 7
- Alstom : 6... 15
- Alcaltel Lucent : 5... 14
- Vallourec : 5... 8
- Suez environnement : 4... 10
- Vivendi 4
http://www.place-publique.fr/spip.php?article 5108
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Paradis fiscaux : une liste biaisée
communiqué du CCFD-Terre Solidaire
Le CCFD-Terre Solidaire estime que le problème des paradis fiscaux reste entier pour les pays du Sud
Pour le CCFD-Terre Solidaire, qui demande de longue date une liste exhaustive des paradis fiscaux, les listes de l’OCDE publiées à l’issue du G20 relèvent plus du compromis diplomatique que de l’évaluation objective. Pour Antoine Malafosse, délégué général du CCFD-Terre Solidaire, « cet exercice ne résout en rien le fléau que représentent les paradis fiscaux pour les pays pauvres, qui sont les grands oubliés de ce G20 ».
L’OCDE a publié à l’issue du G20, 4 listes de territoires : noire, gris foncé, gris clair et blanche[1]. Pour le CCFD-Terre Solidaire, le principe même de dresser plusieurs listes est bienvenu, car les paradis fiscaux n’ont pas tous la même dangerosité. Ces différentes listes peuvent encourager chaque territoire à améliorer ses pratiques pourvu qu’elles s’accompagnent de mesures graduelles de sanction. Mais les listes publiées hier présentent plusieurs problèmes :
Les pays pauvres laissés pour compte
Pour figurer sur la liste blanche de l’OCDE, qui regroupe 30 pays riches, il suffit de signer des conventions fiscales d’échange d’information avec 12 pays. Autrement dit, une fois que la France, l’Allemagne et les principaux pays riches auront obtenu les informations qu’ils veulent, les paradis fiscaux seront considérés comme fréquentables ! Les pays en développement, qui voient chaque année 900 milliards de dollars s’envoler illicitement vers les paradis fiscaux, peuvent toujours attendre.
Une liste blanche trop remplie
Les tractations ont duré toute la journée hier. Pour Jean Merckaert, spécialiste des paradis fiscaux au CCFD-Terre Solidaire, « Cette liste est le fruit d’un compromis diplomatique, car chaque pays du G20 a veillé à protéger ses dépendances. C’est toujours mieux que les 3 noms qui restaient sur l’ancienne liste de l’OCDE, mais le fait de mettre Jersey, la Barbade ou l’île Maurice sur la liste blanche et d’épargner Hong-Kong, la City de Londres ou l’Etat du Delaware aux Etats-Unis enlève toute crédibilité à l’exercice ».
Une approche tronquée des paradis fiscaux
Il existe des paradis fiscaux, des paradis judiciaires et des paradis règlementaires. Chaque catégorie a fait l’objet d’une liste, par le passé, par des institutions distinctes (respectivement, l’OCDE, le GAFI et le Forum de stabilité financière). Or, ces différents cercles se regroupent largement et les ministres des Finances du G20 avaient ouvert la porte à une approche globale du problème. Pour Jean Merckaert, « en confiant la liste à l’OCDE, le G20 reconduit une approche tronquée des paradis fiscaux. On leur demande de coopérer avec le fisc étranger, mais pas avec la justice ! »
Les critères de l’OCDE sont incomplets
Ils focalisent sur le secret bancaire, qui est un vrai problème, mais oublient que l’opacité peut prendre d’autres formes (trusts, fondations…). Ils exigent l’échange d’information « à la demande », et non de façon automatique (comme le prévoit la directive européenne sur l’épargne). Ce modèle est peu efficace : liée aux Etats-Unis par ce type de convention depuis 2005, Jersey n’a accepté de renseigner l’administration fiscale américaine que dans 4 cas, qui étaient déjà de notoriété publique.
http://www.place-publique.fr/spip.php?article 5128
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