Le Canada, proie chérie des étrangers
2 actifs sur 5 du secteur des mines est sous contrôle étranger.
Les entreprises canadiennes deviennent de plus en plus la proie d’investisseurs étrangers. Et cela est surtout vrai dans les secteurs des mines et de la fabrication.
Aujourd’hui, la moitié des revenus (58,7%) et les deux tiers des bénéfices d’exploitation (64,3%) des mines canadiennes sont sous contrôle étranger, selon Statistique Canada. Entre 2005 et 2006, ces revenus ont même triplé pour atteindre 26,4 milliards de dollars, et ces bénéfices doublé, à 4,9 milliards de dollars.
Ce résultat provient du fait que 2 actifs sur 5 du secteur des mines est maintenant sous contrôle étranger. Le tournant a eu lieu en 2006, avec le quadruplement des actifs passés aux mains d’étrangers, à hauteur de 97,6 milliards de dollars, pour atteindre une part de 39,7%.
D’autres secteurs économiques canadiennes sont marqués par une fort contrôle étranger. Par exemple, dans la fabrication, la moitié des actifs (47,3%, à 657,2 milliards de dollars), des revenus (51,5%, à 707,2 milliards de dollars) et des bénéfices (51,4%, à 45,4 milliards de dollars) sont détenus par des étrangers.
De manière globale, 20,9% des actifs canadiens, soit 5 758 milliards de dollars, 29,8% des revenus, soit 3 015 milliards de dollars, ainsi que 26,6% des bénéfices, soit 285,6 milliards de dollars, sont actuellement sous contrôle étranger.
Surtout les Américains
Qui sont ces étrangers qui convoitent tant les entreprises canadiennes ? Surtout les Américains.
Les sociétés américaines ont continué de gagner la majorité des revenus (59,2%) et des bénéfices (54,9%) sous contrôle étranger, des proportions passées au-dessous de la barre des 60% pour la première fois depuis 1999. Ces diminutions étaient en grande partie attribuables à la faiblesse du secteur de la fabrication.
http://www.lesaffaires.com/article/0/economie/2009-03-04/490017/le-canada--proie-cheteacuterie-des-eteacutetrangers.fr.html
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La Caisse a-t-elle largué l'économie québécoise?
Robert Laplante, Directeur général. Institut de recherche en économie contemporaine
Les résultats sont en quelque sorte un révélateur de la façon dont le Québec a joué ses atouts dans une économie en mutation. Après les inquiétudes soulevées par l'apathie du Québec inc., devant la perte de contrôle sur de grandes entreprises stratégiques (Domtar, Provigo, Alcan, etc.), la montée du doute concernant une telle institution phare ne peut être tenue et interprétée comme une simple difficulté passagère.
En douze ans, le poids relatif de l'ensemble des placements au Québec de la Caisse est passé de 46,40 % à 16,94 %
L'économie du Québec n'est pas à ce point prospère que notre société puisse se payer le luxe de balayer sous le tapis les durs questionnements que lui infligent les effets combinés de la crise financière et du lamentable échec de la Caisse. Nos intérêts collectifs peuvent-ils être mieux servis par un usage plus judicieux de nos outils collectifs? La réponse tombe sous le sens.
Il y a très certainement place à amélioration. Et que l'on ne vienne surtout pas dire que le Québec manque de projets! C'est la responsabilité et la compétence des manieurs d'argent qui sont ici en cause. C'est à eux de mieux faire l'accompagnement des entrepreneurs, c'est à eux de mieux repérer les failles stratégiques des plans d'affaires, c'est à eux de mieux évaluer si les projets sont à la bonne échelle. Il n'y a aucune raison de penser, comme on le laisse trop souvent entendre, qu'un accroissement du placement au Québec obligerait la Caisse à sacrifier du rendement ou à accroître son risque. C'est une affaire de confiance et de respect de soi d'abord et avant tout. Prétendre le contraire, ce serait soutenir que le Québec lui-même est un obstacle à son développement.
http://www.ledevoir.com/2009/03/03/236987.htm l
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