[ A la pige ]

Publié le mardi 17 mars 2009

[ Mardi 17 mars 2009 ]

Sabia : glané sur le Net ALP

«L’acquisition proposée par Teachers aurait ajouté plusieurs milliards de dollars à la dette de BCE,

Le président et chef de la direction actuel, George Cope, est plus qualifié pour diriger une entreprise de télécommunications que son prédécesseur, Michael Sabia, ce qui est positif pour la société

M. Jarislowsky ajoute que les hauts dirigeants qui devaient obtenir des primes de plusieurs millions de dollars advenant la privatisation de l’entreprise sont aussi perdants aujourd’hui, car ils devront s’en passer.

Jarislowsky

http://www.lesaffaires.com/article/0/telecom/2008-12-11/486968/jarislowsky--tretegraves-bo nne-deteacutecision-de-teachers.fr.html

----------------

M. Sabia est surtout reconnu pour la transaction avortée entre BCE et le Fonds des enseignants ontariens Teachers. On lui reproche aussi un manque de «sensibilité québécoise» et peu de contact avec le «Québec inc.».

Michael Sabia est arrivé chez Bell Canada en 1999. En 2000, il devenait vice-président à la direction de BCE. Il a été président et chef de la direction de BCE et chef de la direction de Bell Canada entre 2002 et 2008. Auparavant, il a longtemps été associé à Paul Tellier, l'ancien greffier du conseil privé sous l'ancien premier ministre Brian Mulroney.

-----------

Jean Campeau se fait sceptique

Jean Campeau se base sur la performance de M. Sabia à la tête de BCE pour questionner ses qualités de gestionnaire. Photo: LesAffaires.tv

L’ancien pdg de la Caisse, Jean Campeau, est sceptique face au choix de Michael Sabia à la tête de la Caisse de dépôt et placement du Québec et questionne son attachement au développement économique de la province.

Qui est Michael Sabia?

« Pour être dirigeant de la Caisse, il faut avoir la passion du Québec, il faut avoir une attitude missionnaire dans le développement régional, et je me demande si M. Sabia a ça en lui », a commenté M. Campeau, qui dit tout de même vouloir laisser la chance au coureur.

La vente de la montréalaise BCE au fonds de pension ontarien Teachers n’est ainsi pas vu d’un bon œil par l’ancien pdg de la Caisse.

M. Campeau se base aussi sur la performance de M. Sabia à la tête de BCE pour questionner ses qualités de gestionnaire. « On rapporte qu’il est incapable de prendre des décisions, qu’il blâme les autres pour ses échecs, est-ce que c’est vrai? Je ne le sais pas, mais j’espère que non. »

Celui qui a dirigé la Caisse de 1980 à 1900 met en garde le nouveau dirigeant contre la recherche du rendement à tout prix, au détriment de la gestion du risque et sans prendre en compte l’intérêt du Québec.

Il faudra surveiller durant les premiers mois si M. Sabia préférera s’entourer de ses amis ou protéger le personnel compétent actuel de la Caisse, dit M. Campeau. « Quelle sera la langue de travail à la Caisse? Est-ce que les employés voudront lui faire plaisir en parlant anglais quand ils le rencontreront? »

Parmi les atouts de M. Sabia, M. Campeau souligne toutefois l’expérience de M. Sabia à la direction du Canadien National. « Je suis sceptique, mais je veux tout de même laisser la chance au coureur », affirme-t-il.

http://www.lesaffaires.com/article/0/services-financiers/2009-03-13/490496/jean-campeau-se -fait-sceptique.fr.html

------------

 

 

Quand Paul Tellier est arrivé au Canadien National, il a réglé les problèmes, puis il est parti. " Même chose chez BCE, dit-il. " Il y a une grande différence entre Jean Monty, le visionnaire, et Michael Sabia, le "rationalisateur". " Car un mauvais PDG peut ruiner une entreprise, dit le professeur Lapierre. " Si vous choisissez la mauvaise personne, vous paierez un prix élevé, et pendant longtemps. "

------------

George Cope est plus décidé que Michael Sabia. " On a toujours reproché à Michael Sabia de trop analyser les choses au lieu de passer à l'action. Ce ne sera pas le cas avec George Cope. "

----------------

Pour redresser la barque, BCE se devait d'avoir un nouveau capitaine, Michael Sabia, son grand manitou depuis 2002, ayant perdu la confiance des investisseurs et de ses troupes.

------------------

Le problème, c’est la feuille de route de Michael Sabia chez BCE. Pour que Teacher’s, qui n’est par reconnu comme un investisseur activiste et agressif, s’impatiente et brasse la cage, c’est que Bell allait vraiment nulle part.

En plus, que connaît Michael Sabia à la gestion de fonds, au placement, à la gestion du risque ? Cet ancien mandarin du gouvernement fédéral qui a fait carrière au Canadien National et chez BCE n’a jamais travaillé dans cette industrie, même de loin ! L’un de ses seuls atouts, c’est de connaître intimement le business de Quebecor, l’un des principaux placements de la Caisse.

--------------

Monique Jérôme-Forget a passé l’avant midi à répéter que c’est la responsabilité du CA de nommer le président de la Caisse et Charest nomme Sabia en vitesse avec seulement la moitié du CA en fonction

------------

* 11 juillet 2008

Aujourd’hui, ce n’est pas seulement Michael Sabia qui quitte le poste de pdg de BCE. C’est toute l’équipe de direction qui est renouvelée!

----------------

. Quelle est la foutue raison pour laquelle ils vendent BCE à Teachers' ? La trentaine de millions de dollars que ça rapportera à Michael Sabia. Et combien d'autres à ses " chums " ?

---------------

Dans un rapport, M. MacKay a écrit que "BCE doit prendre un certain nombre de décisions clés, notamment au sujet de la technologie sans fil, l'établissement de la télévision IP, la perte de clients du réseau filaire conventionnel au profit du câble ainsi que d'éventuelles cessions d'actifs".

 

--------------

D'ici le 11 décembre, BCE devra améliorer ses principaux ratios financiers, comme le ratio des bénéfices avant impôts et amortissement sur la dette.

C'est ce qui explique le départ immédiat de Michael Sabia.

--------

En effet, BCE sort de la Bourse et, du coup, elle se soustrait à la pression des actionnaires. Fini les jeux de coulisses. Teachers' tiendra la barre et sera désormais la seule bénéficiaire et responsable des bons coups de l'entreprise... et des mauvais !

-----------

Sabia aurait été approché il y a un mois, dit Paul Tellier

Katia Germain

ARGENT

L'ancien président du CN, Paul Tellier, applaudit à la nomination de Michael Sabia, son ex-bras droit, à la tête de la Caisse de dépôt et placement du Québec.

«Je pense que c'est une excellente nomination. Le conseil de la Caisse et le gouvernement doivent être félicités d'être sortis des sentiers battus. Sabia a une approche pancanadienne, il a évolué à l'échelle nationale et internationale» a-t-il déclaré en entrevue à Argent.

Avant de prendre sa décision, Michael Sabia a consulté Paul Tellier. «Il m'a demandé conseil, il m'a demandé ce que j'en pensais lorsqu'il a été approché par les chercheurs de tête. Nous avons eu nos premières conversations à ce sujet il y a peut-être à peu près un mois», a-t-il ajouté.

Selon lui, il fallait s'attendre à ce que certains nationalistes et non-nationalistes s'insurgent contre cette décision. M. Tellier se réjouit toutefois que le Québec ait fait preuve d'ouverture d'esprit.

http://argent.canoe.com/lca/infos/quebec/archives/2009/03/20090313-154225.html

--------------

Une décision désastreuse, dit Bernard Landry

«Ma réaction est très négative, pas par le lieu de sa naissance, d'aucune espèce de façon, mais par sa culture économique. Sa culture est fédérale... elle est "canadian", ce qui n'est pas un défaut en soi, mais qui ne qualifie pas pour diriger la plus grande institution financière de la nation québécoise», a dit M. Landry à Argent.

Selon lui, ses activités passées alors qu'il dirigeait BCE démontrent qu'il n'a pas l'instinct nécessaire pour diriger la Caisse.

«Il a contribué au transfert de la propriété et des activités de BCE vers Toronto. Le grand patron de la Caisse doit tenir compte des intérêts de l'économie québécoise... Il faut avoir fait preuve qu'on en est un défenseur. Et M. Sabia, en tout respect, a fait le contraire».

http://argent.canoe.com/lca/infos/quebec/archives/2009/03/20090313-151745.html

-----------

La Caisse de dépôt avait besoin d'un leader fort» - Robert Tessier

Cette nomination survient alors que plus du tiers des mandats des administrateurs sont échus.

«Je suis tout a fait confortable parce que plusieurs personnes que j'ai approchées n'étaient pas intéressées à joindre le conseil dans ce contexte... Ça prenait un leader fort»,

http://argent.canoe.com/lca/infos/quebec/archives/2009/03/20090313-144726.html

----------------

«La performance de Sabia chez BCE a été désastreuse» - Michel Nadeau

Son passage au CN est reconnu comme une de ses grandes réalisations. L'ancien numéro 2 de l'institution est toutefois d'avis que M. Sabia n'a pas été confronté à un défi d'aussi grande envergure qu'on le laisse entendre.

«C'était un sujet assez facile à nettoyer. Lorsqu'il est arrivé dans le vrai monde, chez BCE, ça a été beaucoup plus difficile. Sa performance chez BCE, il l'a défendue un peu, mais il faut reconnaître qu'elle est désastreuse», a déclaré M. Nadeau, en entrevue à Argent.

L'expert en gouvernance croit que le gouvernement a voulu faire vite pour freiner l'opposition qui marquait des points dans l'opinion publique. Malgré tout, il estime que la nomination de M. Sabia est un «choix acceptable».

«Il a l'expérience des grandes réalisations. Mais ce n'est pas un entrepreneur, ce n'est pas un bâtisseur comme Luc Bertrand l'aurait été. Ce n'est pas quelqu'un non plus qui est très sensible aux réalités québécoises. Ce n'est pas un Jean Campeau ou un Jean-Claude Scraire. C'est quelqu'un qui devra s'approprier un discours québécois», dit M. Nadeau.

http://argent.canoe.com/lca/infos/quebec/archives/2009/03/20090313-172031.html

--------------

Ses priorités: la réévaluation de la gestion du risque et la révision de la stratégie de placement

La Caisse de dépôt et placement du Québec, a de nouveau secoué les milieux financiers hier et rompu avec l'habitude de se donner des patrons spécialisés en haute finance en offrant sa présidence à l'ancien chef de BCE, Michael Sabia.

Par ailleurs, le chef de cabinet de M. Charest, Daniel Gagnier, est une connaissance de longue date de M. Sabia. Ils se sont connus au Conseil privé, à Ottawa.

En coulisse, toutefois, un certain mécontentement s'est fait sentir. «Il n'y a jamais eu de processus d'embauche. Le premier ministre a poussé une candidature et une seule uniquement dès le départ. Tout ce qu'a fait Egon Zehnder [la firme de chasseurs de têtes], c'est un simulacre», pestait hier une des personnes sérieusement pressenties pour le poste. Ce personnage de la haute finance internationale, qui a posé formellement sa candidature après y avoir été invité par plusieurs, notamment des proches des libéraux, confie n'avoir eu «aucune réponse» de la part d'Egon Zehnder.

«Il y a une dimension politique à ce poste et peut-être que ça l'affranchit des règles normales de procédure», a dit cette source. Peut-être qu'au fond, on a choisi la «bonne personne», a-t-elle nuancé.

M. Tessier, qui est entré en poste la semaine dernière comme président du conseil, a dit qu'avant d'accepter son propre poste, il a vu la courte liste des candidats colligée par Egon Zehnder. «Il restait Michael Sabia et un autre. Quand j'ai vu son nom, j'ai demandé à le rencontrer pour voir s'il était réel. C'est un candidat surprenant, avec une carrière formidable au CN et chez BCE.»

Le conseil compte normalement 14 membres. À la réunion d'hier, seules huit personnes étaient présentes: M. Tessier, Christiane Bergevin, Claudette Carbonneau, Michel Lavigne, Ouma Sananikone, Steven Cummings, Louise Charette et Jean-Pierre Ouellet. Yvan Allaire, qui était au conseil depuis 2005 et présidait auparavant le comité de sélection, ne semble plus être du nombre.

M. Sabia a dit qu'il recevrait le même salaire que son prédécesseur, et qu'il n'avait pas cherché à négocier. Le salaire de base d'Henri-Paul Rousseau, alors qu'il était président, était de 490 000 $, plus les primes. En qualité de président par intérim, Fernand Perreault gagnait 430 000 $.

M. Sabia a dit que, l'an dernier, lorsque le conseil de la Caisse a cherché un successeur à M. Rousseau, il s'est retrouvé sur la liste des candidats mais qu'à l'époque, il n'était pas intéressé.

En raison de la mauvaise performance en 2008, l'actif net des déposants de la Caisse est passé de 155 milliards à 120 milliards.

 

M. Sabia a aussi indiqué qu'il voulait examiner «comment la Caisse pourrait bénéficier du dynamisme des moyennes entreprises du Québec tout en améliorant nos rendements», une référence au rôle que certains voudraient voir la Caisse jouer dans l'économie québécoise. Il a dit que la Caisse aurait l'occasion d'investir dans des entreprises, mais n'a pas offert de détails.

http://www.ledevoir.com/2009/03/14/239351.html

--------------------

Le nouveau pdg n’entend pas se pencher sur les erreurs passées pour couper les têtes des principaux fautifs. «Seul l’avenir m’intéresse. Je ne vais pas avoir le temps d’étudier la gestion passée pour dénicher d’où proviennent les erreurs commises», a-t-il expliqué.

Et pour montrer clairement aux déposants et au grand public les progrès qu’il entend réaliser, il va tenter de mieux communiquer avec eux, même s’il ne sait pas encore comment il va s’y prendre.

«Je vais faire très attention. Par exemple, je ne vais pas produire des rapports trimestriels, car je pense que ça mettrait sur notre équipe trop de pression pour des résultats à court terme, alors que la mission de la Caisse est de privilégier le long terme», a-t-il dit.

http://www.lesaffaires.com/article/0/services-financiers/2009-03-13/490502/premietegravere -sortie-percutante-pour-sabia.fr.html

------------------------

Caisse de dépôt

Le PQ rejette la nomination de Michael Sabia

La Presse Canadienne Jocelyne Richer

1

L'opposition péquiste rejette carrément le choix de Michael Sabia à la tête de la Caisse de dépôt et placement, un choix qui est loin de faire l'unanimité au sein de la classe politique.

Elle se montre déçue que le gouvernement, qui devait entériner la proposition du conseil d'administration, n'ait pas jeté son dévolu sur quelqu'un qui fasse davantage «l'unanimité» et possède le profil requis pour diriger une institution de cette taille, particulièrement en temps de crise.

Du côté de l'Action démocratique, on déplore surtout la manière choisie pour procéder au recrutement de M. Sabia. Et on soupçonne que le gouvernement a tiré les ficelles, compte tenu du peu de temps laissé au nouveau président du conseil.

Il faut s'interroger sur le fait que sa nomination est annoncée alors que le président du conseil d'administration, Robert Tessier, vient tout juste d'entrer en fonction et qu'une partie du conseil d'administration n'a pas été confirmée dans ses fonctions, selon le porte-parole adéquiste en finances, le député François Bonnardel.

«Tout porte à croire que ce n'est pas le choix principal, encore une fois, du conseil d'administration, surtout que ce nouveau conseil-là n'est pas renommé au complet et qu'on a un président du C.A. qui est là depuis une semaine», a-t-il noté, lors d'un entretien téléphonique.

«On fonctionne à l'envers», ajoute-t-il, en jugeant que les personnes en cause n'ont pas eu le temps de mettre en place un processus de sélection normal.

De son côté, Québec solidaire dénonce sans ménagement la nomination de M. Sabia, un choix «révoltant», selon la porte-parole Françoise David.

Le nouveau président passe à ses yeux pour «un autre financier, issu de l'économie casino et de la culture affairiste du libre marché».

A l'époque où il était à la tête de BCE, «seul son portefeuille personnel semble s'en être bien tiré», selon elle.

http://www.canoe.com/archives/infos/quebeccanada/2009/03/20090313-180553.html

------------------

Un Ontarien à la Caisse?

. le Parti québécois serait en discussion avec le vérificateur général du Québec pour qu'il se mêle au dossier.

TVA a surpris le député péquiste Sylvain Simard en pleine conversation avec Renaud Lachance.

Sylvain Simard est également président de la Commission d'administration publique.

Le PQ cherche d'autres options pour faire la lumière sur les finances de la Caisse de dépôt et placement

Le nouveau président du conseil d'administration, Robert Tessier, promettait la semaine dernière d'amener au conseil des gens qui seraient «en mesure de comprendre la complexité des activités de la Caisse». Paradoxalement, c'est la principale faiblesse du curriculum vitae de M. Sabia: il n'a aucune expérience dans l'industrie financière. En conférence de presse vendredi, ses réponses relatives au PCAA révélaient une maîtrise très imparfaite du dossier.

Contrairement à l'esprit de la nouvelle loi de 2004 - loi pourtant rédigée par le présent gouvernement - ce n'est pas le conseil d'administration qui a choisi M. Sabia, mais le premier ministre. Le CA n'a fait qu'avaliser ce choix à l'issue d'un simulacre de sélection.

Il est tout simplement inadmissible que le chef de la direction de l'institution financière la plus importante de la province soit choisi à l'issue d'un processus bidon comme celui-là. Comment des personnes aussi respectées que M. Tessier ont-elles pu se prêter à ce jeu, en cette époque où l'importance d'une gouvernance forte n'a jamais été aussi évidente?

Chose certaine, M. Charest ne pourra plus se laver les mains de la performance de la Caisse de dépôt. C'est lui qui a choisi le nouveau chef de la direction; pour le meilleur et pour le pire, le premier ministre est entièrement responsable de la suite des choses.

Cela dit, il faut reconnaître que Michael Sabia a eu le courage d'accepter une tâche dont plusieurs personnes n'ont pas voulu. Qu'on soit d'accord ou pas avec la décision du gouvernement, tous les Québécois ont intérêt à ce que M. Sabia réussisse à remettre la Caisse de dépôt sur les rails. Par conséquent, on doit donner la chance au coureur. Ceux qui sont en mesure de l'aider, notamment le personnel de la Caisse, les gens affaires et les politiciens, devraient de bonne foi lui offrir leur appui. Andre Pratte

http://www.cyberpresse.ca/opinions/editorialistes/andre-pratte/200903/15/01-836636-la-cais se-de-charest.php

----------------

le processus a été court-circuité, parce qu'on n'a pas rencontré d'autres candidats, qu'on n'a pas attendu que le conseil d'administration soit pleinement constitué, et donc que la décision n'a peut-être pas été pleinement mûrie. Cela sème le doute et compromet la capacité du gouvernement Charest de répondre aux critiques à l'égard de cette nomination qui ne fait pas l'unanimité.

Il est difficile de faire un bilan juste et nuancé de sa prestation, en raison de la complexité du défi qu'il devait y relever. On ne se trompe cependant pas en disant que ce n'est pas un parcours sans faute, assez pour que ce choix puisse soulever des questions.

Cependant, le malaise provoqué par sa nomination a plutôt porté sur sa triple extériorité: M. Sabia, un Ontarien anglophone, n'est pas un «pure laine», il n'est pas un financier, et il n'est pas intégré au réseau de Québec inc.

----------------------

De toute évidence, toute l'affaire était comme dans un ballet bien rodé. Cela a permis autant à économiser les reproches à la ministre Jérôme-Forget qu'à permettre à M. Sabia de s'installer dans le premier siège de la Caisse sans trop de bruit.

---------------

Quelle mouche a piqué le conseil de la Caisse? Le gouvernement de Jean Charest est-il tombé sur la tête? Pense-t-il vraiment restaurer la crédibilité de la Caisse en plaçant Michael Sabia aux commandes?

La direction de BCE aurait certes pu régler à l'amiable son différend avec les détenteurs d'obligations mécontents plutôt que de laisser les choses traîner devant les tribunaux.

---------------------

Le portrait-robot du président de la Caisse, que le conseil d’administration avait esquissé au mois de juin pour l’aider à choisir le meilleur candidat pour succéder à Henri-Paul Rousseau. Comme la Caisse n’a pas jugé bon de reprendre l’exercice de zéro une seconde fois, après le départ précipité de Richard Guay, on peut penser que cette description tient toujours.

 

Voici donc, en rappel, la description du président idéal de la Caisse. Les passages en caractères gras sont de moi.

"Familier avec l’ensemble des enjeux financiers typiques d’une caisse de retraite, il en maîtrise certains aspects particuliers. Doté d’un leadership de premier plan démontré dans des organisations comparables à la Caisse, le candidat est un excellent communicateur tant au sein de son organisation qu’avec des parties prenantes externes. Le candidat possède une fine connaissance des enjeux socio-économiques et politiques du Québec.

Il possède une expérience avérée de transactions et de partenariats à caractère international. Le candidat manifeste une grande énergie physique et mentale et maîtrise parfaitement le français et l’anglais. La personne choisie doit apparaître légitime et crédible pour les parties prenantes de la Caisse. Elle doit, par sa réputation et son style de leadership, s’imposer à l’équipe de direction."

Trouvez-vous que cela colle ?

Sophie Cousineau, La Presse 2009 03 19

 

[ publié par jeromet le 2009-03-17 19:09:17 ]

[Permalien]   [ Ajouter un commentaire ] [ ]

[ Mardi 17 mars 2009 ]

Qui est Michael Sabia ? ALP

Qui est Michael Sabia?

Ancien chef de la direction de Bell Canada, Michael Sabia est arrivé chez Bell en 1999, avant d’atteindre la vice-présidence de l’entreprise en 2000.

Il a été président et chef de la direction de BCE et chef de la direction de BCE entre 2002 et 2008. Auparavant, il a longtemps été associé à Paul Tellier, l'ancien greffier du conseil privé sous l'ancien premier ministre Brian Mulroney.

Il a quitté son poste de chef de la direction de Bell Canada en juillet 2008 après avoir annoncé qu’il démissionnerait le jour où l’acquisition et la privatisation de BCE par un consortium mené par Teachers viendrait à son terme.

La transaction a finalement échoué à la fin de l’année 2008 après que la crise financière ait fait échouer son financement et que de multiples poursuites aient retardé le processus. La transaction avait également soulevé un vif désaccord chez certains des actionnaires de BCE. George Cope l’a remplacé à la tête de BCE.

Au gouvernement du Canada

Avant d’amorcer son aventure chez Bell, Michael Sabia a travaillé au CN où il a occupé les fonctions de vice-président responsable du développement puis celles de vice-président exécutif et celles de chef de la direction financière de 1995 à 1999. De 1993 à 1995, il avait collaboré étroitement au redéploiement réussi des activités et de l'effectif de cette société à titre de vice-président, développement corporatif, au CN.

De 1983 à 1993, Michael Sabia a occupé divers postes au sein de la fonction publique canadienne. Il a notamment occupé les postes de directeur général au ministère des

Finances et de sous-secrétaire du cabinet au bureau du Conseil privé.

Il est né en 1953 à Ste-Catharines en Ontario. Il a complété des études en politique et en économie à l’université de Toronto et celle de Yale, aux États-Unis. Il est marié à la fille de Lester B. Pearson, ancien premier ministre du Canada et prix Nobel de la paix.

Il est actuellement président du bureau des conseillers sur l'initiative conjointe du gouvernement du Canada et de la Fondation Gates pour un vaccin sur le VIH/Sida.

http://www.lesaffaires.com/article/0/services -financiers/2009-03-13/490494/qui-est-michael -sabia.fr.html

--------------

qui est Michael Sabia?

Par Gary Norris

LA PRESSE CANADIENNE

TORONTO -- Vous pouvez l'aimer ou le détester, mais vous ne pouvez pas dire que le nouveau président de la Caisse de dépôt et placements du Québec, Michael Sabia, a peur de relever des défis.

M. Sabia était le directeur général de la politique de taxation du ministère des Finances du Canada, derrière la mise sur pied de la taxe sur les produits et services (TPS), en 1991.

Il a ensuite suivi son mentor, Paul Tellier, lorsque ce dernier est devenu président du Canadien National (CN) alors que la corporation fédérale de la Couronne était sur le point de devenir une entreprise publique.

D'abord vice-président au développement des affaires corporatives puis chef des finances, M. Sabia a orchestré en compagnie de M. Tellier la privatisation du CN en 1995. Cette transformation a permis au CN de devenir l'une des entreprises de transport les plus respectées et les plus rentables d'Amérique du Nord.

M. Sabia a par la suite déménagé chez BCE (TSX:BCE) en 1999, alors que l'entreprise-soeur Bell Canada, sous la gouverne du président Jean Monty, faisait les acquisitions coûteuses du réseau CTV et du réseau de télécommunication Teleglobe.

Il est devenu président de BCE après la démission de M. Monty en 2002, à cause de l'éclatement de la bulle technologique. Il a recentralisé les affaires de Bell à titre de plus grand opérateur de télécommunication au Canada, sabrant notamment dans les actifs tels que la division des Pages Jaunes et la main-d'oeuvre.

Au printemps 2006, peu de temps après que Bell eut annoncé qu'elle abolirait entre 3000 et 4000 postes, l'entreprise a dévoilé que M. Sabia avait reçu une augmentation de salaire de 555 pour cent, à 6,7 millions $.

En octobre 2006, BCE a joint la course corporative à la conversion en fiducie de revenu -- une décision qui a exaspéré le ministre des Finances Jim Flaherty, qui a immédiatement décidé de taxer les nouvelles fiducies de revenu telles que les corporations, et mettant ainsi un terme à la vague de conversions.

BCE, dont l'action stagnait depuis 2002 entre 25 et 30 $, a accepté d'être vendue à 42,75 $ l'action en juin 2007. La transaction au groupe privé mené par le régime de retraite des enseignants de l'Ontario (Teacher's), estimée à 52 milliards $, a toutefois échoué en raison de l'effondrement du crédit en décembre dernier.

L'action de BCE est depuis revenue à environ 25 $, et M. Sabia était au chômage depuis juillet dernier. Il a démissionné de son poste chez BCE alors que l'entente avec Teacher's semblait sur le point de se réaliser.

Il s'attaquera maintenant à une autre organisation dans l'eau chaude, la Caisse de dépôt et placements du Québec, torpillée par une baisse de ses actifs de 25 pour cent depuis l'année dernière à 120 milliards $.

http://argent.canoe.com/lca/infos/quebec/arch ives/2009/03/20090313-191415.html

---------------

René Vézina : Sabia n'est pas la bonne personne

Blogue : Dommage que Bernard Landry et quelques-autres aient attaqué le choix de Michael Sabia comme nouveau pdg de la Caisse de dépôt en questionnant d'abord son identité québécoise.

Ce faisant, ils détournent le débat de la réelle question, fondamentale : dans les circonstances, est-il le dirigeant souhaité ? Sur la base de ses accomplissements récents, la réponse est claire : non.

La Caisse de dépôt est amochée et son personnel est en train de se démoraliser. Or, l'année en cours sera cruciale parce qu'il faudra regagner le terrain perdu, et c'est possible. Elle a donc besoin 1) d'un leader capable de faire preuve de vision tout en galvanisant les troupes et 2 ) d'un gestionnaire de pointe rompu aux finances.

Michael Sabia n'a démontré ni une ni l'autre de ces aptitudes.

1) En six ans à la tête de BCE, il n'a jamais montré des talents de rassembleur, bien au contraire. Même si l'entreprise dont il a hérité prenait déjà l'eau, il n'a pas été en mesure de la redresser. Il fallait la reconfigurer et il a peut-être essayé mais ça n'a pas marché. Les annonces de suppressions de personnel (rappelez-vous la mise à pied de 2 500 cadres, par exemple) ont ébranlé les gens. Connu comme un dirigeant cérébral, Michael Sabia se qualifie mal comme leader.

2) Au moins, si on lui reconnaissait des talents comme génie de la finance ! La Caisse a besoin de revenir sur sa mission fondamentale qui est de gérer les avoirs des déposants en les faisant fructifier sans risques excessifs. Il va donc falloir revoir la stratégie de placement. Je veux bien qu'il soit entouré d'une équipe compétente mais il devra être en mesure de la motiver... ce qui nous ramène au point 1).

Le gouvernement Charest se retrouve avec cette patate chaude parce qu'il a précisément bloqué la nomination de Jean-Guy Desjardins l'an dernier pour des raisons bassement politiques. Il est de nouveau en train de s'empêtrer. Tant pis pour lui, mais dommage pour nous.

http://www.lesaffaires.com/article/0/services -financiers/2009-03-16/490510/reneteacute-vet eacutezina--sabia-nest-pas-la-bonne-personne. fr.html

---------------

Bernard Mooney : Les doutes entourant Michael Sabia

Les qualités essentielles pour faire un bon travail à la tête de la Caisse.

Esont pour moi,d’être un bon investisseur, dans le sens que l’entend Warren Buffett : soit la capacité de bien gérer les risques (même ceux innommables) et de bien répartir le capital.

La grande ironie : on nomme à la Caisse l’ancien président de BCE, société reconnue parmi les pires de toute l’histoire financière canadienne au chapitre de la répartition du capital !

Vous comprendrez donc mon manque d’enthousiasme.

Par contre, on ne peut pas mettre sur le dos de M. Sabia toutes les gaffes historiques de BCE. Reste que sa performance chez BCE n’est rien pour écrire à sa mère.

Saura-t-il transformer la culture à la Caisse pour en faire une culture d’investisseur à long terme ?

On peut avoir des doutes….

http://www.lesaffaires.com/article/0/services -financiers/2009-03-16/490511/bernard-mooney- -les-doutes-entourant-michael-sabia.fr.html

-----------

[ publié par jeromet le 2009-03-17 19:07:54 ]

[Permalien]   [ Ajouter un commentaire ] [ ]

[ Mardi 17 mars 2009 ]

Sabia:6,7 millions + 29 en bonus et incitatifs ALP

Fabien MAJOR

 

CEO, "has been"

La nomination de Michael Sabia à la Caisse de dépôt et placement du Québec, étonne, surprend et ne réjouit pas grand monde. A l'université, Michel Grant nous disait, «embaucher lentement et congédier rapidement».

À l'unanimité, on constate qu'on a fait le contraire à la Caisse. Les années Sabia chez BCE ont été marquées par du surplace et du tâtonnement. Rappelez-vous les 5 dernières. Une grosse télécom qui peinait à se définir et que se faisait manger tout rond par des concurrents beaucoup plus petits et moins riches.

Avant même que sa nomination soit dans l'air, durant l'été 2008, un de ses proches collaborateurs m'a confié qu'il avait été un patron détestable et dictateur. On reproche à Sabia d'avoir fait végéter le titre pendant 5 ans. Il n'a pas renouvelé les technologies, se contentant de vendre des morceaux de temps en temps. Voyant la grogne s'installer chez les grands actionnaires comme Teachers, il avait tout tenté pour faire bouger l'action, afin d'empocher les primes qui s'y rattachent.

Oh, un détail. En quittant BCE comme le capitaine du Titanic, Sabia a obtenu au préalable une bouée gonflée à l'hélium! Oui, le sympathique président --------------------------(1)s'était octroyé une augmentation de salaire de 555%.------------------- En 2006, il faisait passer son traitement de 1,2 à 6,7 millions plus, 29 millions en bonus et incitatifs divers... Bizarrement, juste avant d'entreprendre l'opération de séduction visant la vente de BCE... et la spéculation sur le titre.--------------------------------------------

On sait que Sabia, n'a pas d'expérience dans la gestion des talents, dans le social, dans la gestion de portefeuille... et de risque! Sa réalisation la plus importante? Avoir sacrifié BCE à un consortium pour 42,75$ l'action. Transaction qui a échoué spectaculairement avec comme résultat une dévaluation de 14 milliards$! Si on cherchait un fossoyeur de milliards en remplacement de Rousseau, en voilà, un bon!

Malgré ses 14 ans dans la haute bourgeoisie montréalaise, Michael Sabia n'est pas imprégné de la culture québécoise,en tout cas moins que Bob Gainey! Et malgré ses expériences au CN et chez BELL, il n'est pas un gars de la gang de Toronto. À Bay Street, il est connu comme un -------------------«Value's Destructor»----------------. Avec un président comme lui, le Québec risque d'être isolé pas mal souvent à Cornwall! Pourquoi a t'il accepté ce poste, qu'il avait pourtant refusé à l'automne passé?

Parce qu'on est en crise économique et comme un joueur de hockey en déclin, il n'arrive plus à se trouver une job à 7 millions par an. Alors, il a accepté le poste de capitaine dans le gros club de frenchies... pour des peanuts. Il sait très bien que c'est sa dernière job!

(1) http://en.wikipedia.org/wiki/Michael_Sabia

http://major.branchez-vous.com/2009/03/ceo_has_been.html

[ publié par jeromet le 2009-03-17 07:00:48 ]

[Permalien]   [ Ajouter un commentaire ] [ ]



Un blogue Actualité / Politique / Société par Mon Blogue.com