«L’acquisition proposée par Teachers aurait ajouté plusieurs milliards de dollars à la dette de BCE,
Le président et chef de la direction actuel, George Cope, est plus qualifié pour diriger une entreprise de télécommunications que son prédécesseur, Michael Sabia, ce qui est positif pour la société
M. Jarislowsky ajoute que les hauts dirigeants qui devaient obtenir des primes de plusieurs millions de dollars advenant la privatisation de l’entreprise sont aussi perdants aujourd’hui, car ils devront s’en passer.
Jarislowsky
http://www.lesaffaires.com/article/0/telecom/2008-12-11/486968/jarislowsky--tretegraves-bo nne-deteacutecision-de-teachers.fr.html
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M. Sabia est surtout reconnu pour la transaction avortée entre BCE et le Fonds des enseignants ontariens Teachers. On lui reproche aussi un manque de «sensibilité québécoise» et peu de contact avec le «Québec inc.».
Michael Sabia est arrivé chez Bell Canada en 1999. En 2000, il devenait vice-président à la direction de BCE. Il a été président et chef de la direction de BCE et chef de la direction de Bell Canada entre 2002 et 2008. Auparavant, il a longtemps été associé à Paul Tellier, l'ancien greffier du conseil privé sous l'ancien premier ministre Brian Mulroney.
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Jean Campeau se fait sceptique
Jean Campeau se base sur la performance de M. Sabia à la tête de BCE pour questionner ses qualités de gestionnaire. Photo: LesAffaires.tv
L’ancien pdg de la Caisse, Jean Campeau, est sceptique face au choix de Michael Sabia à la tête de la Caisse de dépôt et placement du Québec et questionne son attachement au développement économique de la province.
Qui est Michael Sabia?
« Pour être dirigeant de la Caisse, il faut avoir la passion du Québec, il faut avoir une attitude missionnaire dans le développement régional, et je me demande si M. Sabia a ça en lui », a commenté M. Campeau, qui dit tout de même vouloir laisser la chance au coureur.
La vente de la montréalaise BCE au fonds de pension ontarien Teachers n’est ainsi pas vu d’un bon œil par l’ancien pdg de la Caisse.
M. Campeau se base aussi sur la performance de M. Sabia à la tête de BCE pour questionner ses qualités de gestionnaire. « On rapporte qu’il est incapable de prendre des décisions, qu’il blâme les autres pour ses échecs, est-ce que c’est vrai? Je ne le sais pas, mais j’espère que non. »
Celui qui a dirigé la Caisse de 1980 à 1900 met en garde le nouveau dirigeant contre la recherche du rendement à tout prix, au détriment de la gestion du risque et sans prendre en compte l’intérêt du Québec.
Il faudra surveiller durant les premiers mois si M. Sabia préférera s’entourer de ses amis ou protéger le personnel compétent actuel de la Caisse, dit M. Campeau. « Quelle sera la langue de travail à la Caisse? Est-ce que les employés voudront lui faire plaisir en parlant anglais quand ils le rencontreront? »
Parmi les atouts de M. Sabia, M. Campeau souligne toutefois l’expérience de M. Sabia à la direction du Canadien National. « Je suis sceptique, mais je veux tout de même laisser la chance au coureur », affirme-t-il.
http://www.lesaffaires.com/article/0/services-financiers/2009-03-13/490496/jean-campeau-se -fait-sceptique.fr.html
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Quand Paul Tellier est arrivé au Canadien National, il a réglé les problèmes, puis il est parti. " Même chose chez BCE, dit-il. " Il y a une grande différence entre Jean Monty, le visionnaire, et Michael Sabia, le "rationalisateur". " Car un mauvais PDG peut ruiner une entreprise, dit le professeur Lapierre. " Si vous choisissez la mauvaise personne, vous paierez un prix élevé, et pendant longtemps. "
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George Cope est plus décidé que Michael Sabia. " On a toujours reproché à Michael Sabia de trop analyser les choses au lieu de passer à l'action. Ce ne sera pas le cas avec George Cope. "
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Pour redresser la barque, BCE se devait d'avoir un nouveau capitaine, Michael Sabia, son grand manitou depuis 2002, ayant perdu la confiance des investisseurs et de ses troupes.
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Le problème, c’est la feuille de route de Michael Sabia chez BCE. Pour que Teacher’s, qui n’est par reconnu comme un investisseur activiste et agressif, s’impatiente et brasse la cage, c’est que Bell allait vraiment nulle part.
En plus, que connaît Michael Sabia à la gestion de fonds, au placement, à la gestion du risque ? Cet ancien mandarin du gouvernement fédéral qui a fait carrière au Canadien National et chez BCE n’a jamais travaillé dans cette industrie, même de loin ! L’un de ses seuls atouts, c’est de connaître intimement le business de Quebecor, l’un des principaux placements de la Caisse.
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Monique Jérôme-Forget a passé l’avant midi à répéter que c’est la responsabilité du CA de nommer le président de la Caisse et Charest nomme Sabia en vitesse avec seulement la moitié du CA en fonction
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* 11 juillet 2008
Aujourd’hui, ce n’est pas seulement Michael Sabia qui quitte le poste de pdg de BCE. C’est toute l’équipe de direction qui est renouvelée!
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. Quelle est la foutue raison pour laquelle ils vendent BCE à Teachers' ? La trentaine de millions de dollars que ça rapportera à Michael Sabia. Et combien d'autres à ses " chums " ?
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Dans un rapport, M. MacKay a écrit que "BCE doit prendre un certain nombre de décisions clés, notamment au sujet de la technologie sans fil, l'établissement de la télévision IP, la perte de clients du réseau filaire conventionnel au profit du câble ainsi que d'éventuelles cessions d'actifs".
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D'ici le 11 décembre, BCE devra améliorer ses principaux ratios financiers, comme le ratio des bénéfices avant impôts et amortissement sur la dette.
C'est ce qui explique le départ immédiat de Michael Sabia.
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En effet, BCE sort de la Bourse et, du coup, elle se soustrait à la pression des actionnaires. Fini les jeux de coulisses. Teachers' tiendra la barre et sera désormais la seule bénéficiaire et responsable des bons coups de l'entreprise... et des mauvais !
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Sabia aurait été approché il y a un mois, dit Paul Tellier
Katia Germain
ARGENT
L'ancien président du CN, Paul Tellier, applaudit à la nomination de Michael Sabia, son ex-bras droit, à la tête de la Caisse de dépôt et placement du Québec.
«Je pense que c'est une excellente nomination. Le conseil de la Caisse et le gouvernement doivent être félicités d'être sortis des sentiers battus. Sabia a une approche pancanadienne, il a évolué à l'échelle nationale et internationale» a-t-il déclaré en entrevue à Argent.
Avant de prendre sa décision, Michael Sabia a consulté Paul Tellier. «Il m'a demandé conseil, il m'a demandé ce que j'en pensais lorsqu'il a été approché par les chercheurs de tête. Nous avons eu nos premières conversations à ce sujet il y a peut-être à peu près un mois», a-t-il ajouté.
Selon lui, il fallait s'attendre à ce que certains nationalistes et non-nationalistes s'insurgent contre cette décision. M. Tellier se réjouit toutefois que le Québec ait fait preuve d'ouverture d'esprit.
http://argent.canoe.com/lca/infos/quebec/archives/2009/03/20090313-154225.html
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Une décision désastreuse, dit Bernard Landry
«Ma réaction est très négative, pas par le lieu de sa naissance, d'aucune espèce de façon, mais par sa culture économique. Sa culture est fédérale... elle est "canadian", ce qui n'est pas un défaut en soi, mais qui ne qualifie pas pour diriger la plus grande institution financière de la nation québécoise», a dit M. Landry à Argent.
Selon lui, ses activités passées alors qu'il dirigeait BCE démontrent qu'il n'a pas l'instinct nécessaire pour diriger la Caisse.
«Il a contribué au transfert de la propriété et des activités de BCE vers Toronto. Le grand patron de la Caisse doit tenir compte des intérêts de l'économie québécoise... Il faut avoir fait preuve qu'on en est un défenseur. Et M. Sabia, en tout respect, a fait le contraire».
http://argent.canoe.com/lca/infos/quebec/archives/2009/03/20090313-151745.html
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La Caisse de dépôt avait besoin d'un leader fort» - Robert Tessier
Cette nomination survient alors que plus du tiers des mandats des administrateurs sont échus.
«Je suis tout a fait confortable parce que plusieurs personnes que j'ai approchées n'étaient pas intéressées à joindre le conseil dans ce contexte... Ça prenait un leader fort»,
http://argent.canoe.com/lca/infos/quebec/archives/2009/03/20090313-144726.html
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«La performance de Sabia chez BCE a été désastreuse» - Michel Nadeau
Son passage au CN est reconnu comme une de ses grandes réalisations. L'ancien numéro 2 de l'institution est toutefois d'avis que M. Sabia n'a pas été confronté à un défi d'aussi grande envergure qu'on le laisse entendre.
«C'était un sujet assez facile à nettoyer. Lorsqu'il est arrivé dans le vrai monde, chez BCE, ça a été beaucoup plus difficile. Sa performance chez BCE, il l'a défendue un peu, mais il faut reconnaître qu'elle est désastreuse», a déclaré M. Nadeau, en entrevue à Argent.
L'expert en gouvernance croit que le gouvernement a voulu faire vite pour freiner l'opposition qui marquait des points dans l'opinion publique. Malgré tout, il estime que la nomination de M. Sabia est un «choix acceptable».
«Il a l'expérience des grandes réalisations. Mais ce n'est pas un entrepreneur, ce n'est pas un bâtisseur comme Luc Bertrand l'aurait été. Ce n'est pas quelqu'un non plus qui est très sensible aux réalités québécoises. Ce n'est pas un Jean Campeau ou un Jean-Claude Scraire. C'est quelqu'un qui devra s'approprier un discours québécois», dit M. Nadeau.
http://argent.canoe.com/lca/infos/quebec/archives/2009/03/20090313-172031.html
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Ses priorités: la réévaluation de la gestion du risque et la révision de la stratégie de placement
La Caisse de dépôt et placement du Québec, a de nouveau secoué les milieux financiers hier et rompu avec l'habitude de se donner des patrons spécialisés en haute finance en offrant sa présidence à l'ancien chef de BCE, Michael Sabia.
Par ailleurs, le chef de cabinet de M. Charest, Daniel Gagnier, est une connaissance de longue date de M. Sabia. Ils se sont connus au Conseil privé, à Ottawa.
En coulisse, toutefois, un certain mécontentement s'est fait sentir. «Il n'y a jamais eu de processus d'embauche. Le premier ministre a poussé une candidature et une seule uniquement dès le départ. Tout ce qu'a fait Egon Zehnder [la firme de chasseurs de têtes], c'est un simulacre», pestait hier une des personnes sérieusement pressenties pour le poste. Ce personnage de la haute finance internationale, qui a posé formellement sa candidature après y avoir été invité par plusieurs, notamment des proches des libéraux, confie n'avoir eu «aucune réponse» de la part d'Egon Zehnder.
«Il y a une dimension politique à ce poste et peut-être que ça l'affranchit des règles normales de procédure», a dit cette source. Peut-être qu'au fond, on a choisi la «bonne personne», a-t-elle nuancé.
M. Tessier, qui est entré en poste la semaine dernière comme président du conseil, a dit qu'avant d'accepter son propre poste, il a vu la courte liste des candidats colligée par Egon Zehnder. «Il restait Michael Sabia et un autre. Quand j'ai vu son nom, j'ai demandé à le rencontrer pour voir s'il était réel. C'est un candidat surprenant, avec une carrière formidable au CN et chez BCE.»
Le conseil compte normalement 14 membres. À la réunion d'hier, seules huit personnes étaient présentes: M. Tessier, Christiane Bergevin, Claudette Carbonneau, Michel Lavigne, Ouma Sananikone, Steven Cummings, Louise Charette et Jean-Pierre Ouellet. Yvan Allaire, qui était au conseil depuis 2005 et présidait auparavant le comité de sélection, ne semble plus être du nombre.
M. Sabia a dit qu'il recevrait le même salaire que son prédécesseur, et qu'il n'avait pas cherché à négocier. Le salaire de base d'Henri-Paul Rousseau, alors qu'il était président, était de 490 000 $, plus les primes. En qualité de président par intérim, Fernand Perreault gagnait 430 000 $.
M. Sabia a dit que, l'an dernier, lorsque le conseil de la Caisse a cherché un successeur à M. Rousseau, il s'est retrouvé sur la liste des candidats mais qu'à l'époque, il n'était pas intéressé.
En raison de la mauvaise performance en 2008, l'actif net des déposants de la Caisse est passé de 155 milliards à 120 milliards.
M. Sabia a aussi indiqué qu'il voulait examiner «comment la Caisse pourrait bénéficier du dynamisme des moyennes entreprises du Québec tout en améliorant nos rendements», une référence au rôle que certains voudraient voir la Caisse jouer dans l'économie québécoise. Il a dit que la Caisse aurait l'occasion d'investir dans des entreprises, mais n'a pas offert de détails.
http://www.ledevoir.com/2009/03/14/239351.html
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Le nouveau pdg n’entend pas se pencher sur les erreurs passées pour couper les têtes des principaux fautifs. «Seul l’avenir m’intéresse. Je ne vais pas avoir le temps d’étudier la gestion passée pour dénicher d’où proviennent les erreurs commises», a-t-il expliqué.
Et pour montrer clairement aux déposants et au grand public les progrès qu’il entend réaliser, il va tenter de mieux communiquer avec eux, même s’il ne sait pas encore comment il va s’y prendre.
«Je vais faire très attention. Par exemple, je ne vais pas produire des rapports trimestriels, car je pense que ça mettrait sur notre équipe trop de pression pour des résultats à court terme, alors que la mission de la Caisse est de privilégier le long terme», a-t-il dit.
http://www.lesaffaires.com/article/0/services-financiers/2009-03-13/490502/premietegravere -sortie-percutante-pour-sabia.fr.html
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Caisse de dépôt
Le PQ rejette la nomination de Michael Sabia
La Presse Canadienne Jocelyne Richer
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L'opposition péquiste rejette carrément le choix de Michael Sabia à la tête de la Caisse de dépôt et placement, un choix qui est loin de faire l'unanimité au sein de la classe politique.
Elle se montre déçue que le gouvernement, qui devait entériner la proposition du conseil d'administration, n'ait pas jeté son dévolu sur quelqu'un qui fasse davantage «l'unanimité» et possède le profil requis pour diriger une institution de cette taille, particulièrement en temps de crise.
Du côté de l'Action démocratique, on déplore surtout la manière choisie pour procéder au recrutement de M. Sabia. Et on soupçonne que le gouvernement a tiré les ficelles, compte tenu du peu de temps laissé au nouveau président du conseil.
Il faut s'interroger sur le fait que sa nomination est annoncée alors que le président du conseil d'administration, Robert Tessier, vient tout juste d'entrer en fonction et qu'une partie du conseil d'administration n'a pas été confirmée dans ses fonctions, selon le porte-parole adéquiste en finances, le député François Bonnardel.
«Tout porte à croire que ce n'est pas le choix principal, encore une fois, du conseil d'administration, surtout que ce nouveau conseil-là n'est pas renommé au complet et qu'on a un président du C.A. qui est là depuis une semaine», a-t-il noté, lors d'un entretien téléphonique.
«On fonctionne à l'envers», ajoute-t-il, en jugeant que les personnes en cause n'ont pas eu le temps de mettre en place un processus de sélection normal.
De son côté, Québec solidaire dénonce sans ménagement la nomination de M. Sabia, un choix «révoltant», selon la porte-parole Françoise David.
Le nouveau président passe à ses yeux pour «un autre financier, issu de l'économie casino et de la culture affairiste du libre marché».
A l'époque où il était à la tête de BCE, «seul son portefeuille personnel semble s'en être bien tiré», selon elle.
http://www.canoe.com/archives/infos/quebeccanada/2009/03/20090313-180553.html
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Un Ontarien à la Caisse?
. le Parti québécois serait en discussion avec le vérificateur général du Québec pour qu'il se mêle au dossier.
TVA a surpris le député péquiste Sylvain Simard en pleine conversation avec Renaud Lachance.
Sylvain Simard est également président de la Commission d'administration publique.
Le PQ cherche d'autres options pour faire la lumière sur les finances de la Caisse de dépôt et placement
Le nouveau président du conseil d'administration, Robert Tessier, promettait la semaine dernière d'amener au conseil des gens qui seraient «en mesure de comprendre la complexité des activités de la Caisse». Paradoxalement, c'est la principale faiblesse du curriculum vitae de M. Sabia: il n'a aucune expérience dans l'industrie financière. En conférence de presse vendredi, ses réponses relatives au PCAA révélaient une maîtrise très imparfaite du dossier.
Contrairement à l'esprit de la nouvelle loi de 2004 - loi pourtant rédigée par le présent gouvernement - ce n'est pas le conseil d'administration qui a choisi M. Sabia, mais le premier ministre. Le CA n'a fait qu'avaliser ce choix à l'issue d'un simulacre de sélection.
Il est tout simplement inadmissible que le chef de la direction de l'institution financière la plus importante de la province soit choisi à l'issue d'un processus bidon comme celui-là. Comment des personnes aussi respectées que M. Tessier ont-elles pu se prêter à ce jeu, en cette époque où l'importance d'une gouvernance forte n'a jamais été aussi évidente?
Chose certaine, M. Charest ne pourra plus se laver les mains de la performance de la Caisse de dépôt. C'est lui qui a choisi le nouveau chef de la direction; pour le meilleur et pour le pire, le premier ministre est entièrement responsable de la suite des choses.
Cela dit, il faut reconnaître que Michael Sabia a eu le courage d'accepter une tâche dont plusieurs personnes n'ont pas voulu. Qu'on soit d'accord ou pas avec la décision du gouvernement, tous les Québécois ont intérêt à ce que M. Sabia réussisse à remettre la Caisse de dépôt sur les rails. Par conséquent, on doit donner la chance au coureur. Ceux qui sont en mesure de l'aider, notamment le personnel de la Caisse, les gens affaires et les politiciens, devraient de bonne foi lui offrir leur appui. Andre Pratte
http://www.cyberpresse.ca/opinions/editorialistes/andre-pratte/200903/15/01-836636-la-cais se-de-charest.php
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le processus a été court-circuité, parce qu'on n'a pas rencontré d'autres candidats, qu'on n'a pas attendu que le conseil d'administration soit pleinement constitué, et donc que la décision n'a peut-être pas été pleinement mûrie. Cela sème le doute et compromet la capacité du gouvernement Charest de répondre aux critiques à l'égard de cette nomination qui ne fait pas l'unanimité.
Il est difficile de faire un bilan juste et nuancé de sa prestation, en raison de la complexité du défi qu'il devait y relever. On ne se trompe cependant pas en disant que ce n'est pas un parcours sans faute, assez pour que ce choix puisse soulever des questions.
Cependant, le malaise provoqué par sa nomination a plutôt porté sur sa triple extériorité: M. Sabia, un Ontarien anglophone, n'est pas un «pure laine», il n'est pas un financier, et il n'est pas intégré au réseau de Québec inc.
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De toute évidence, toute l'affaire était comme dans un ballet bien rodé. Cela a permis autant à économiser les reproches à la ministre Jérôme-Forget qu'à permettre à M. Sabia de s'installer dans le premier siège de la Caisse sans trop de bruit.
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Quelle mouche a piqué le conseil de la Caisse? Le gouvernement de Jean Charest est-il tombé sur la tête? Pense-t-il vraiment restaurer la crédibilité de la Caisse en plaçant Michael Sabia aux commandes?
La direction de BCE aurait certes pu régler à l'amiable son différend avec les détenteurs d'obligations mécontents plutôt que de laisser les choses traîner devant les tribunaux.
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Le portrait-robot du président de la Caisse, que le conseil d’administration avait esquissé au mois de juin pour l’aider à choisir le meilleur candidat pour succéder à Henri-Paul Rousseau. Comme la Caisse n’a pas jugé bon de reprendre l’exercice de zéro une seconde fois, après le départ précipité de Richard Guay, on peut penser que cette description tient toujours.
Voici donc, en rappel, la description du président idéal de la Caisse. Les passages en caractères gras sont de moi.
"Familier avec l’ensemble des enjeux financiers typiques d’une caisse de retraite, il en maîtrise certains aspects particuliers. Doté d’un leadership de premier plan démontré dans des organisations comparables à la Caisse, le candidat est un excellent communicateur tant au sein de son organisation qu’avec des parties prenantes externes. Le candidat possède une fine connaissance des enjeux socio-économiques et politiques du Québec.
Il possède une expérience avérée de transactions et de partenariats à caractère international. Le candidat manifeste une grande énergie physique et mentale et maîtrise parfaitement le français et l’anglais. La personne choisie doit apparaître légitime et crédible pour les parties prenantes de la Caisse. Elle doit, par sa réputation et son style de leadership, s’imposer à l’équipe de direction."
Trouvez-vous que cela colle ?
Sophie Cousineau, La Presse 2009 03 19