[ A la pige ]

Publié le jeudi 5 février 2009

[ Jeudi 5 février 2009 ]

Les prédateurs du monde financier ALP

Yves Michaud a récemment quitté la présidence du Mouvement d'éducation et de défense des actionnaires dont il avait été le fondateur

En scrutant le monde financier, il y aura bientôt 16 ans, en mars 1993, je ne savais pas dans quelle galère je m'embarquais. Aux innocents les mains pleines! L'eussé-je su, il n'est pas certain que je me serais lancé dans une tâche aussi herculéenne que de vouloir changer les moeurs des rapaces, des escrocs cravatés, des corsaires et des flibustiers qui pullulent dans l'univers des sociétés cotées en Bourse et des courtiers véreux qui spéculent sur l'ignorance des honnêtes gens.

Si je jette un regard rétrospectif sur ces seize années de luttes, de combats et d'escarmouches, j'ai parfois l'impression d'avoir labouré la mer! Bien davantage: d'avoir épuisé mes réserves de colère et d'indignation devant l'exploitation criarde et répétée de nombre de dirigeants d'entreprises qui s'empiffrent de l'avoir de leurs actionnaires.

J'avais avec René Lévesque un différend qui ne s'est jamais résolu. Il attribuait à Marc-Aurèle, et moi à Guillaume d'Orange, cette phrase célèbre qui n'a jamais cessé de m'inspirer tout le long de ma vie: «Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer.»

Je ne me suis jamais débarrassé d'un côté don quichottesque qui me fait épouser des causes sans mesure avec mes forces et mes capacités. Comme monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, j'ai inventé, pour ainsi dire, la notion de démocratie d'entreprise, à la suite d'un jugement de cour rendu le 9 janvier 1996 qui m'accordait le droit de présenter des propositions aux banques lors de leurs assemblées d'actionnaires, alors que ces dernières s'y opposaient mordicus avec leurs millions et leurs batteries d'avocats chargés de me réduire en bouillie. Je les vois encore, après un deuxième échec en Cour d'appel, sortir penauds de la salle d'audience, la mine déconfite et le regard penaud. Il y a comme ça, dans la vie, des moments de réjouissances et de plénitude auxquels on ne s'attend guère et qui enrichissent vos souvenirs...

Finissons-en! «Le moi est détestable», disait Pascal. Vous avez eu l'amabilité de souligner mon départ du MEDAC à titre président fondateur, de cordiale et amicale façon. Je vous en remercie.

Le deuxième couplet de la Marseillaise débute par: «Nous entrerons dans la carrière quand nos aînés n'y seront plus...» Il est heureux qu'il en soit ainsi. Le MEDAC a été, est et sera, sous la nouvelle présidence de Claude Béland et les membres du conseil qui l'appuient, un outil formidable et indispensable pour l'éducation et la défense des investisseurs qui souhaitent faire fructifier leurs épargnes sagement et honnêtement. Avec, en prime, un chien de garde vigilant et à l'affût de la meute de combinards qui cherchent à les détrousser. Il est bien qu'il en soit ainsi. Les prisons ne seront jamais assez grandes pour nous débarrasser des prédateurs du monde financier.

http://www.ledevoir.com/2009/02/03/231082.htm l

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Le président et chef de la direction de la Banque Royale

Le total de la rémunération de M. Nixon a atteint 7 224 359 $, sans compter les options d'achat d'actions, dont la valeur est difficile à évaluer.

M. Nixon n'est toutefois pas le dirigeant le mieux payé de la Banque Royale. Cet honneur revient à l'ancien président du conseil et chef de la direction de RBC Marcàhés des Capitaux, Chuck Winograd, M. Winograd a récolté un total de près de 9,15 millions, en plus de 169 000 options d'achat d'actions.

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Par ailleurs, le président et chef de la direction de la Banque Scotia, Rick Waugh,a recu 9 million.

Il a aussi reçu des actions d'une valeur d'un peu plus de trois millions

et des options d'achat d'actions de la même valeur.

La rémunération de M. Waugh était de 9,4 millions en 2007.

 

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La Banque de Montréal a révélé la semaine dernière que son p.-d.g., Bill Downe, avait eu droit à une rémunération d'un peu moins de six millions l'an dernier.

Plus la prime à court terme de 1,4 million qu'il a reçue pour l'année 2008,

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http://www.ledevoir.com/2009/02/03/231107.htm l

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Les banquiers québécois tiennent à leur cagnotte

Martin Vallières

(Montréal) Les dirigeants des trois plus grandes banques canadiennes renoncent à certaines de leurs primes en ces temps difficiles. D'autres le font aussi ailleurs, par choix ou parce qu'on leur force la main. Mais ici, les dirigeants des deux banques québécoises ont décidé de garder toute la cagnotte qu'ils considèrent leur être due.

Ainsi, Louis Vachon, président et chef de la direction de la Banque Nationale (T.NA), et Réjean Robitaille, de la Banque Laurentienne (T.LB), n'ont pas l'intention d'imiter leurs homologues torontois

LA RÉMUNÉRATION DES BANQUIERS

LOUIS VACHON

Président de la Banque Nationale

Rémunération totale prévue (1)

5,28 millions

var. un an: "40%

Rémunération après désistement

Aucun renoncement

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RÉJEAN ROBITAILLE

Président de la Banque Laurentienne

Rémunération totale prévue (1)

2,04 millions

var. un an: "42%

Rémunération après désistement

Aucun renoncement

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GERRY McCAUGHEY

Président de la Banque CIBC (2)

Rémunération totale prévue (1)

12,96 millions

var. un an: "85%

Rémunération après désistement

5,3 millions

var. un an: -23%

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/econom ie/services-financiers/200902/04/01-823888-le s-banquiers-quebecois-tiennent-a-leur-cagnott e.php

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Obama va limiter les salaires des patrons de firmes aidées

Les salaires des dirigeants des entreprises recevant des fonds publics ne pourront pas excéder plus de 500 000 dollars par an.

Ces cadres dirigeants ne recevraient pas de bonus en plus de leur paye de base. Les seuls revenus complémentaires tolérés par l'administration Obama étant les dividendes des actions qu'ils possèdent. La mesure ne concernerait toutefois pas les compagnies ayant déjà fait appel à l'Etat, mais s'appliquerait en revanche aux prochaines demandes de fonds

Kenneth Lewis, le patron de Bank of America, qui avait reçu plus de 20 millions de dollars en 2007, dont 5.75 millions en bonus. Richard Wagoner, le PDG de General Motors, a lui encaissé 14.4 millions de dollars en 2007 dont 1.6 million de dollars « seulement » en salaire fixe.

http://www.lefigaro.fr/marches/2009/02/04/040 03-20090204ARTFIG00406-obama-met-les-patrons- de-firmes-aidees-au-regime-sec-.php

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[ publié par jeromet le 2009-02-05 10:59:29 ]

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