[ A la pige ]

Publié le jeudi 12 février 2009

[ Jeudi 12 février 2009 ]

Les principaux points du plan de sauvetage US ALP

Washington -- Le secrétaire américain au Trésor, Tim Geithner, a présenté hier un nouveau plan de sauvetage des banques dont l'ambition est de «relancer le crédit», de «nettoyer et renforcer les banques» et de «fournir une aide vitale pour les propriétaires immobiliers et les PME». En voici les principales dispositions.

Renforcer les institutions financières

- Renforcer la confiance: amélioration de l'information du public fournie par les banques, en particulier sur les risques encourus; mise en place par les régulateurs d'une meilleure définition du risque; obligation faite aux banques disposant de plus de 100 milliards $US d'actifs de faire la preuve qu'elles sont capables de résister à une dégradation supplémentaire de la conjoncture.

- Renforcer les fonds propres des banques: les banques faisant appel au Trésor pour renforcer leurs fonds propres rémunéreront l'État par des titres pouvant être transformés en actions ordinaires.

- Gérer les participations de l'État: tous les investissements consentis par l'État dans les banques seront regroupés au sein d'un holding public, le Financial Stability Trust.

Purger les bilans bancaires des actifs bancaires des actifs à risque

Mise en place d'un fonds d'investissement public-privé, pouvant mobiliser au départ 500 milliards $US et, au final, jusqu'à 1000 milliards, pour acheter des actifs invendables des banques. L'estimation de la valeur des actifs rachetés sera effectuée par le secteur privé.

Soutenir le crédit à la consommation et aux entreprises

La Réserve fédérale va acheter jusqu'à 1000 milliards $US de titres obligataires adossés à des crédits à la consommation, à des crédits automobiles et à des crédits aux PME. Cette disposition était déjà prévue, mais non encore appliquée, pour un volume moindre de 200 milliards. L'État espère ainsi dégripper ces marchés et faire baisser les taux des différents crédits.

Ce mécanisme ne s'applique qu'aux titres notés «AAA» (la meilleure note possible) par les agences de notation. Il sera étendu aux titres adossés à de l'immobilier commercial. Le Trésor et la Fed étudient en outre la possibilité d'étendre ce dispositif aux titres immobiliers résidentiels.

Améliorer la transparence

Le Plan implique une «plus grande transparence» des banques aidées et leur impose des conditions plus sévères. Ces établissements devront faire la preuve que chaque dollar reçu leur a permis de maintenir ou d'accroître leur capacité de prêt. Les banques devront décrire comment elles entendent y parvenir avant de demander l'aide de l'État. Ces engagements seront mis en ligne sur le site Internet du Trésor.

Les banques secourues devront participer aux programmes gouvernementaux destinés à réduire le nombre des saisies immobilières.

Ces établissements ne pourront racheter leurs propres actions et procéder à des acquisitions tant que l'aide gouvernementale n'aura pas été remboursée. Leurs dirigeants ne pourront pas recevoir une rémunération supérieure à 500 000 $US l'an.

Les contrats entre l'État et les banques seront mis en ligne dans un délai de 5 à 10 jours.

Empêcher les saisies immobilières

Le Trésor va «bientôt» annoncer un plan pour réduire le nombre de saisies immobilières, passant par une baisse des taux hypothécaires et la mobilisation de 50 milliards $US pour renégocier les mensualités des emprunteurs en difficulté.

Aider les petites entreprises

«Dans les prochains jours», une initiative va être lancée pour relancer le crédit pour les PME

http://www.ledevoir.com/2009/02/11/233002.htm l

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Wall Street boude le plan Geithner

Les marchés l'ont jugé trop complexe dans sa structure et trop vague sur certaines dispositions essentielles et ont plongé. «Je pense que Wall Street espère une issue facile, et il n'y a pas d'issue facile», a dit M. Obama.

Malgré l'état de certaines banques, l'administration a jugé que les nationaliser «n'aurait pas de sens», a-t-il dit en invoquant l'étendue du système financier américain et la culture américaine pour refuser de suivre un modèle suédois de nationalisation bancaire.

«Je pense que vous avez deux choix dans une telle situation: vous pouvez prolonger l'agonie et les actionnaires continueront à être contents jusqu'à ce qu'ils ne soient plus contents du tout, et cela pourrait prendre encore un an ou deux, mais cela pourrait aussi prendre huit années supplémentaires», a-t-il dit en citant l'exemple du Japon des années 90. Ou bien vous pouvez reconnaître qu'il y a «beaucoup de travail à faire pour redonner une assise plus solide à ces banques», a-t-il dit.

Avec un plan de relance actuellement en débat au Congrès et un nouveau plan que M. Obama devrait annoncer dans les toutes prochaines semaines pour le secteur immobilier, le plan pour le système financier est censé, selon M. Obama, produire une «amélioration importante» de la situation économique à partir de 2010.

Il a prévenu que la route serait longue. Quand on dit ça à un investisseur, il vend.»

«Le diable sera dans les détails de la construction de la structure de défaisance et dans le mécanisme d'évaluation» des actifs rachetés aux banques, a renchéri Douglas Elliott, de l'institut Brookings. Très vague sur le premier point, M. Geithner n'a pas apporté de réponse au deuxième. C'est pourtant à cette épineuse question que s'était heurtée l'administration précédente, qui avait renoncé à cette idée.

Les investisseurs ont aussi été déçus par l'absence d'assouplissement des règles imposant l'évaluation des actifs des banques à leur valeur de marché, contrairement aux rumeurs qui couraient ces derniers jours.

http://www.ledevoir.com/2009/02/11/233003.htm l

[ publié par jeromet le 2009-02-12 10:22:03 ]

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