[ A la pige ]

Publié le mardi 13 janvier 2009

[ Mardi 13 janvier 2009 ]

13 Janv Revue de Presse ALP

PROVINCIAL

 

 

 

 

 

Une enquête est ouverte sur l'ex-ministre Couillard

Le commissaire au lobbyisme mènera une enquête sur certaines activités de l'ancien ministre de la Santé Philippe Couillard, qui auraient pu contrevenir à la loi sur le lobbyisme, selon Radio-Canada.

En effet, deux mois après son retrait de la vie politique, le 25 juin dernier, M. Couillard a joint les rangs du fonds d'investissement Persistence Capital Partners, pour développer davantage les soins de santé privés au Canada.

Or tout juste avant sa démission, il avait modifié deux règlements favorisant les cliniques privées.

En entrevue à Radio-Canada, le porte-parole du commissaire au lobbyisme, Pierre Morin, a déclaré que le commissaire a des motifs raisonnables de croire qu'il y a eu des manquements ou qu'il a pu y avoir des manquements à la Loi sur l'éthique et la transparence en matière de lobbyisme.

http://www2.canoe.com/infos/quebeccanada/arch ives/2009/01/20090109-184114.html

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Selon deux anciens pdg de la Caisse

La Caisse de dépôt devrait soutenir davantage l'économie du Québec

8 janvier 2009 - 08h51

Selon deux anciens pdg de la Caisse - La Caisse de dépôt devrait soutenir davantage l'économie du Québec

Martin Bisaillon

Le Journal de Montréal

Deux anciens présidents de la Caisse de dépôt et placement pensent que sous la gouverne d’un nouveau dirigeant, l’institution devra se montrer plus dynamique pour soutenir l’économie.

« Il faut que la personne choisie ait le goût du Québec. Investir pour le rendement, c’est de la foutaise. C’est mal comprendre l’économie. Plus l’économie est riche, plus la Caisse est riche. Quand on perd un siège social, il faut que ça préoccupe le président », tonne Jean Campeau, qui a dirigé la Caisse de 1980 à 1990.

Jean-Claude Scraire – qui a tenu le gouvernail du « bas de laine des Québécois » de 1995 à 2002 – est tout aussi formel.

« Il est plus qu’approprié que la Caisse trouve des façons dynamiques de mieux participer à l’économie québécoise et à son essor sans sacrifier au rendement.

------------------------Aucun pays au monde n’accepte que ses épargnes ne servent pas au développement de son économie. Et la société québécoise doit faire de même car personne ne viendra développer son économie à sa place », dit-il. ---------------------------

 

http://argent.canoe.com/lca/infos/quebec/arch ives/2009/01/20090108-085108.html

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LA FTQ ET LES TCA DEMANDENT À OTTAWA VEULENT LA RÉVISION D'UN CONTRAT D'OTTAWA À UNE FIRME AMÉRICAINE

Le plus important mouvement syndical au Québec, la Fédération des Travailleurs du Québec, la FTQ, ainsi que le syndicat des Travailleurs canadiens de l'auto demandent à Ottawa de revoir les modalités du contrat de 274 millions octroyé à la firme américaine, Navistar du Texas, pour la production de 1.300 camions destinés à l'armée canadienne. Le président de la FTQ, Michel Arsenault et et le directeur québécois des TCA, Jean-Pierre Fortin, sont outrés de la décision fédérale. Ils affirment que le Québec a l'expertise pour fabriquer de tels véhicules. Selon les deux dirigeants syndicaux, l'usine Paccar de Ste-Thérèse au nord de Montréal a mis des travailleurs à pied qui ont l'expertise pour fabriquer ce type de camions.RCI

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La farce continue

Michel David

À l'instar de M. Lesage, la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, et son collègue du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, Raymond Bachand, ont estimé que leur présence au Québec n'était pas utile pour préparer la minisession spéciale qui s'ouvre aujourd'hui à l'Assemblée nationale. Le bureau du premier ministre Charest a manifestement fait la même évaluation.

Le pire est qu'ils avaient parfaitement raison. L'absence des deux principaux ministres économiques au moment où un Québécois sur deux s'inquiète des conséquences de la récession a pu en choquer certains, mais elle illustre très bien l'inanité d'un gouvernement provincial face à une crise d'une telle ampleur, de même que la futilité du prétexte invoqué par le premier ministre pour précipiter le déclenchement des élections en novembre dernier.

Bref, la farce continue. La reprise des travaux de l'Assemblée nationale pendant quelques heures apparaît simplement comme une figure imposée que M. Charest aurait préféré expédier à la veille de Noël, ce qui aurait au moins permis à ses ministres de prendre du soleil sans que personne s'en formalise.

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MONDE

 

 

 

Baker reveals that as early as 1999, Bush candidly said that being a victorious war president would be essential to securing his place in history. His father, he believed, had "wasted" the political capital from the first Gulf War, but "If I have a chance to invade . . . I'm going to get everything passed that I want to get passed." Tragically for Bush, he failed to contemplate the flip side of his fantasy: by launching a calamitous war, he assured most of his other big initiatives would be defeated or forgotten. In this excerpt, Baker gives us a look at the pre-presidential Bush, blowing smoke about his own abbreviated military service even as he daydreamed of sending other Americans to war:

http://www.commondreams.org/view/2009/01/09-1 3

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Comme je l’ai expliqué dès la fin 2007, le tandem Bush-Cheney a perdu la main. Les forces armées des États-Unis obéissent désormais à un groupe d’officiers supérieurs réunis autour du secrétaire à la Défense Robert Gates. Ces mutins ont parfaitement conscience que l’attaque de l’Iran serait l’aventure de trop. Ils s’y sont opposés et ils s’y opposeront.

Le projet de remodelage du Grand Moyen-Orient était de toute manière voué à l’échec depuis la défaite israélienne au Liban,

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L’extension de l’OTAN à l’Est est une menace pour la paix. Cette organisation aurait dû être dissoute en même temps que le Pacte de Varsovie. Bush père en avait pris l’engagement auprès de Mikhaïl Gorbatchev. C’est sa conseillère de l’époque, Condoleezza Rice qui a manigancé ce marché de dupes. Elle a organisé la réunification allemande de sorte que l’Allemagne de l’Est est entrée dans l’OTAN sans avoir à le dire. Puis, elle a orchestré le glissement à l’Est.

Les États-Unis n’ont pas cessé d’attaquer la Russie depuis la fin de l’Union soviétique. Ils ont cherché à la démanteler à son tour en créant l’émirat de Tchétchénie (qui a servi de modèle à celui des Talibans en Afghanistan), ils ont organisé son pillage économique par des oligarques, ils l’ont encerclée via l’OTAN, ils la menacent avec des missiles offensifs joliment nommés « bouclier » par leur propagande, ils détournent les voies d’acheminement des hydrocarbures pour qu’elles s’éloignent du territoire russe, etc. À n’en pas douter, l’amputation de la Serbie et la création artificielle d’un Kosovo sous tutelle de l’Union européenne auront été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Cela aura montré que la guerre de l’OTAN au Kosovo était bien une guerre de conquête, et que les Européens comme les États-uniens et Israël se moquent du droit international et de la souveraineté des peuples.

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Certains s’imaginent que, s’ils parviennent à libérer le Proche-Orient, Sayed Hassan Nasrallah et le Hezbollah imposeront une dictature religieuse. Ils pensent que je suis naïf et que je ne devrais pas m’acoquiner avec des fanatiques qui attendent sournoisement le moment pour écraser les mécréants comme moi. C’est prendre la propagande pour la réalité. La même propagande expliquait jusqu’à l’été 2006 que le Hezbollah était un groupuscule terroriste de moins de 500 combattants. Quand il a repoussé l’armée israélienne, il a fallu admettre que c’était une véritable armée soutenue par la majorité de la population, quelle que soit son appartenance ou sa non appartenance religieuse. Le Hezbollah, c’est un réseau de résistance à l’occupation militaire israélienne qui s’est formé au sein du mouvement social de Moussa Sadr, l’imam des pauvres. La seule comparaison contemporaine possible est avec les guérillas issues de la théologie de la libération en Amérique latine. Quand le père jésuite Camillo Torres dirigeait l’Armée nationale de libération en Colombie, il n’avait pas d’agenda caché pour instaurer une dictature religieuse. Il voulait simplement libérer son pays de l’impérialisme états-unien et des injustices sociales qu’il génère. Ce type d’accusation est un classique de la propagande : pendant des années, les médias occidentaux nous ont expliqué que Nelson Mandela voulait massacrer les Blancs et imposer une dictature communiste en Afrique du Sud. Aujourd’hui, les mêmes journaux célèbrent avec emphase son 90e anniversaire tandis que le président Bush s’est juste avisé, il y a quelques semaines, de le retirer de la liste des « terroristes » recherchés par les États-Unis.

http://www.voltairenet.org/article157950.html

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Droits de l'homme

Grâce à l'influence d'organisations telles qu'Amnesty International et à la rapidité du cheminement de l'information, il est devenu plus difficile d'arrêter en douce un opposant ou un journaliste. De simples citoyens peuvent désormais porter plainte contre leur gouvernement.

En revanche, on n'est pas prêt de voir George W. Bush ou Tony Blair répondre de l'invasion de l'Irak devant la Cour pénale internationale. Ni d'entendre le PDG de Novartis Daniel Vasella s'expliquer sur les bâtons mis dans les roues des médicaments génériques en Inde ou ailleurs.

http://www.lecourrier.ch/index.php?name=NewsP aper&file=article&sid=441038

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Fichage génétique: la fin du zèle?

Paru le Samedi 06 Décembre 2008

OLIVIER CHAVAZ

International Il y a des limites au fichage génétique de la population, a tranché jeudi la Cour européenne des droits de l'homme en condamnant la législation britannique. Unique en Europe, celle-ci permet en effet la conservation illimitée des profils ADN de suspects innocentés. Les juges de Strasbourg avaient été saisis par deux citoyens fichés en 2001. Ils soutenaient que leurs données n'ont plus rien à faire dans le fichier national. Et pour cause: le premier, accusé de vol à l'âge de 11 ans, a été ensuite acquitté, et le second, un quadragénaire, a vu le classement de la procédure engagée contre lui pour harcèlement. Quelque 850000 Britanniques sont dans la même situation.

En procédant ainsi, Londres viole le droit au respect de la vie privée et familiale, note l'instance européenne. La justice européenne souligne le «risque de stigmatisation» pour des personnes libérées de toute poursuite mais traitées comme des condamnés. Ces «préjudices» menacent d'autant plus les mineurs, en raison de «l'importance que revêtent leur développement et leur intégration dans la société». Les juges concluent dès lors que ces dispositions ne peuvent «passer pour nécessaires dans une société démocratique». Ayant accueilli froidement cette décision, le gouvernement Brown cherche aujourd'hui un moyen de contre-attaquer.

http://www.lecourrier.ch/index.php?name=NewsP aper&file=article&sid=441026

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BOND DE 65 POUR CENT DE L'IMMIGRATION ILLÉGALE EN GRÈCE

Les garde-côte du pays ont intercepté pas moins de 15.315 clandestins au cours de l'année. Les autorités portuaires ont aussi arrêté 243 passeurs et saisi plus de 180 bateaux

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50,000 PERSONNES ONT TRAVERSÉ LE GOLFE D'ADEN EN 2008

L'ONU affirme que plus de 50.000 personnes fuyant la violence en Somalie et dans les pays voisins ont traversé le golfe d'Aden pour tenter de gagner le Yémen, l'an dernier. Selon le haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés, il s'agit d'une hausse de 70 pour cent par rapport à 2007. Du nombre de ceux qui ont fait le périple, au moins 590 se sont noyés pendant la traversée et 359 autres sont portés disparus.RCi

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BUSH A REFUSÉ EN 2008 QU'ISRAËL BOMBARDE UN SITE NUCLÉAIRE IRANIEN

Le président américain, George W. Bush, a rejeté en 2008 une demande secrète d'Israël de mener un bombardement aérien contre le principal complexe nucléaire iranien à l'aide de bombes anti-bunker, rapporte le New York Time sur son site Internet samedi. Le quotidien, qui cite des hauts responsables américains et étrangers s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, affirme cependant que le président Bush a autorisé des opérations secrètes destinées à saboter les tentatives présumées de l'Iran de développer des armes nucléaires. Selon le journal, la demande avait été formulée par le Premier ministre israélien Ehud Olmert, qui avait réclamé des bombes anti-bunker à haute pénétration "bunker-busting bombs " et l'autorisation de survoler le territoire irakien pour attaquer le complexe iranien d'enrichissement d'uranium de Natanz au centre du pays. RCI

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MEXIQUE: GRENADE ET RAFALES D'ARMES AUTOMATIQUES CONTRE UNE STATION DE TÉLÉVISION

Les installations régionales de la principale chaîne de télévision du Mexique ont été prises pour cible par des hommes armés. Ces derniers ont lancé des grenades sur l'édifice, sans faire de victimes. Les assaillants cherchaient à intimider des journalistes effectuant des reportages sur les violences liées au trafic de la drogue. Les agressions contre les journalistes se sont multipliées au Mexique, depuis le lancement, en 2006, des opérations militaires de lutte contre les cartels de drogue. Quinze journalistes ont été tués depuis cette date, dont le dernier, à Ciudad Juarez au mois de novembre. Ces agressions font du Mexique l'un des pays les moins sûrs du monde pour l'exercice de cette profession.

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LES PAYS ARABES COMPTENT PRÈS DE 70 MILLIONS D'ANALPHABÈTES

Les pays arabes comptent près de 70 millions d'analphabètes adultes, soit le quart de leurs populations, selon un rapport de l'UNESCO publié mercredi à Tunis. Les deux-tiers des illettrés sont des femmes. Le fléau touche en particulier les pays à forte densité démographique comme l'Égypte, le Maroc et le Soudan. Les défaillances de formation et les faibles niveaux de rémunération, la pauvreté et le manque d'infrastructures expliqueraient la faible efficacité des programmes d'alphabétisation et d'éducation des adultes dans la région.

RCI

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FORCE MULTINATIONALE DE LUTTE CONTRE LA PIRATERIE: LES AMÉRICAINS LANCENT LE BAL

Le gouvernement américain, est pour l'heure, seul à bord. Cette future force internationale sera pleinement opérationnelle en février

RCI

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FINANCE

 

 

 

 

Les principaux points du plan de relance présenté par Obama

NOUVELOBS.COM | 09.01.2009 | 10:14

Le président élu Barack Obama a exposé jeudi 8 janvier son plan de relance de l'économie qui pourrait dépasser les 775 milliards de dollars. Il a notamment promis une réduction d'impôts de 1.000 dollars.

Réductions d'impôts

- Barack Obama a promis une réduction d'impôts de 1.000 dollars à 95% des ménages américains pour inciter les familles à "se remettre à dépenser".

- Ces baisses d'impôts devraient atteindre près de 40% du montant total du plan de relance.

Energie

- La production d'énergies nouvelles sera doublée en l'espace de trois ans. Cette mesure est doit "susciter enfin la création d'une économie (basée sur) une énergie propre", a expliqué Barack Obama.

- Le président élu a également promis d'améliorer l'efficacité énergétique de "deux millions de logements de foyers américains", et de moderniser "plus de 75% des immeubles du gouvernement". Objectif: faire "économiser des milliards (de dollars) aux consommateurs et aux contribuables"

- Barack Obama souhaite également établir une nouvelle grille "intelligente" du réseau électrique pour empêcher les coupures de courant et fournir de nouveaux modes d'énergie aux ménages et aux entreprises.

Investissements publics

- Barack Obama veut moderniser des "dizaines de milliers" d'écoles, collèges et universités publiques en les équipant de nouvelles classes, laboratoires et bibliothèques. Il souhaite également à travers tout le pays rénover les écoles et réparer ponts, routes et autres infrastructures "en mauvais état".

- Il a également promis d'étendre la couverture du réseau internet haut débit à l'Amérique rurale.

- Il promet des investissements dans la science, la recherche et les technologies.

http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/econ omie/20090109.OBS8981/les_principaux_points_d u_plan_de_relance_presente_par_o.html

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DES CENTAINES DE MILLIERS D'EMPLOIS PERDUS EN DÉCEMBRE AUX ÉTATS-UNIS

Près de 700 000 emplois ont été perdus au cours du seul mois de décembre aux États-Unis. Une étude publiée mercredi par le cabinet de ressources humaines ADP précise que le marché de l'emploi se dégrade à un rythme effréné dans le secteur privé. En novembre, 476 000 autres personnes ont perdu leur emploi. Et l'inquiétude devrait s'étendre alors que le Congrès s'attend à ce que le déficit budgétaire des États-Unis atteigne les 1200 milliards de dollars, pour l'exercice 2008-2009.

RCI

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34 000 CANADIENS ONT PERDU LEUR EMPLOI EN DÉCEMBRE

Le taux de chômage a atteint les 6,6 pour cent au Canada et 34 000 travailleurs ont perdu leur emploi en décembre dernier et pour la. plupart, dans les provinces de l'Alberta et du Québec.Le ralentissement observé dans le secteur de la construction, explique en partie, la hausse du taux de chômage au pays. Mais rien de comparable avec ce qui se passe de l'autre côté de la frontière : 2 millions 600-mille emplois ont été perdus aux États-Unis l'an dernier, où le taux de chômage a atteint les 7,2 % en décembre

RCI

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FEDERAL

 

 

 

Harper pushes to gain control of Senate

Reversing his promise not to name senators until the chamber is reformed, Mr. Harper made 18 appointments last month. Now senior government officials say he is expected to appoint two more in March, when the next vacancies occur. He will make 10 more by the end of the year, keeping with his new strategy to control the Red Chamber to make reforms.

A top aide said yesterday that Mr. Harper will no longer threaten elections to force opposition compliance on secondary policy matters.

http://www.theglobeandmail.com/servlet/story/ RTGAM.20090108.wsenate08/BNStory/politics/hom e

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De nouveaux camions pour l'armée

 

 

Le ministre de la Défense Peter MacKay

De passage à la base militaire de Valcartier au Québec, le ministre de la Défense Peter MacKay a annoncé l'attribution d'un contrat de 274 millions de dollars à l'américaine Navistar Defense pour la construction de quelque 1300 camions.

D'autres annonces de contrat suivront donc, notamment pour l'achat de véhicules tels que des camions de transport de troupes et de munitions, des remorques, des camions-citernes, tous véhicules qui pourraient notamment être utilisés en Afghanistan en marge des opérations tactiques.

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/National /2009/01/09/002-defense-camions.shtml

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LES GRANDS ÉCONOMISTES DU PAYS PRÉSENTENT LEUR DIAGNOSTIC DE L'ÉCONOMIE CANADIENNE

Les économistes des grandes banques canadiennes admettent que l'année 2009 sera difficile pour l'économie canadienne. Cinq des experts les plus en vue au pays ont précisé que les trois premiers mois de l'année seront particulièrement difficiles et que la reprise, s'il elle se confirme, ne se manifestera pas avant le milieu de l'été. Les économistes se sont dits favorables aux réductions d'impôts qu'envisage le ministre canadien des Finances, Jim Flaherty. Mais ils affirment du même souffle, que cette mesure s'est dans l'histoire avérée peu efficace pour relancer l'économie. Et autre signe que l'économie se porte mal : plus de 94 000 faillites personnelles et d'entreprises ont été déclarées au Canada entre novembre 2007 et 2008, soit une hausse de 9 pour cent par rapport à l'année précédente.

RCI

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LES LIBÉRAUX FÉDÉRAUX EFFECTUENT UNE REMONTÉE

Le parti libéral du Canada, la principale formation d'opposition à la Chambre des Communes, a effectué une remontée dans les intentions de vote, depuis que Michaël Ignatiell a pris la direction de cette formation en décembre. C'est ce qu'indique un sondage de l'Institut Nanos publié samedi. Selon ce sondage les libéraux obtiennent l'appui de 34 % des répondants. Ils devancent d'un point, les conservateurs du premier ministre Stephen Harper, crédités de 33 % des appuis. Le Nouveau parti démocratique, une formation de gauche, de même que le Bloc québécois, un parti qui est faveur de l'indépendance du Québec et qui ne présente des candidats que dans cette province, ferment la marche avec 19 % et 7 %. De précédents sondages avaient donné une nette avance au parti conservateur, après une crise politique, en décembre dernier, au cours duquel les trois partis d'opposition avaient failli renverser Stephen Harper. .RCI

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AFGHANISTAN

 

 

 

Karzai accuse la coalition

Kaboul -- Le président afghan, Hamid Karzaï, a condamné hier une opération militaire de la coalition emmenée par les États-Unis qui aurait tué 17 civils, dont des femmes et des enfants.

L'armée américaine a assuré que seuls des activistes avaient été tués. Un communiqué du palais présidentiel dit que le raid a eu lieu mardi dans la province orientale de Laghman, précisant que «selon nos informations, lors d'une opération de la coalition, 17 civils, dont des femmes et des enfants, ont été tués au milieu d'activistes dans la province de Laghman». Le texte condamne en outre les insurgés pour avoir délibérément utilisé des civils comme «boucliers humains».

http://www.ledevoir.com/2009/01/09/226410.htm l

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LE FUTUR VICE-PRÉSIDENT AMÉRICAIN EST EN AFGHANISTAN

Le futur vice-président des États-Unis, Joe Biden, est à Kaboul où il a prononcé un discours devant les troupes américaines pour les assurer du soutien de la nouvelle administration. Il s'est aussi entretenu avec le président afghan, Amid Karzaï ainsi qu'avec la direction militaire des forces étrangères en Afghanistan. Une des premières décisions attendues de Barack Obama sera l'envoi de nouvelles troupes dans ce pays. Quelque 30.000 soldats supplémentaires seront déployés en 2009, dont 3.000 en janvier. Le vice-président désigné Joe Biden n'en est pas à sa première visite en sol afghan. Il a dû s'y rendre à plusieurs reprises en tant que président de la Commission des affaires étrangères du Sénat.RCI

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OTTAWA LANCE LA PROCHAINE PHASE DU PROJET DU BARRAGE DAHLA EN AFGHANISTAN

Le Canada a lancé, dimanche, la prochaine phase du projet relatif à la remise en état du barrage Dahla en Afghanistan. Le Canada investira jusqu'à 50 millions de dollars au cours des trois prochaines années afin de soutenir l'initiative de réfection de ce barrage. Ce projet permettra de créer jusqu'à 10 000 emplois saisonniers. Le financement de ce projet s'inscrit dans les investissements que le gouvernement canadien effectuera au cours des trois prochaines années pour aider le gouvernement afghan à offrir des services essentiels. La firme canadienne SNC-Lavalin, l'un des chefs de file mondiaux du domaine du génie et de la construction, sera responsable de la mise en place d'infrastructures économiques. RCi

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[ publié par jeromet le 2009-01-13 08:06:39 ]

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[ Mardi 13 janvier 2009 ]

Israël face à la conscience des peuples, par Uri Avnery ALP

Israël s’est auto intoxiqué, victime de sa propre propagande reprise sans distance par les médias du pays, juge Avnery, et ne parvient pas à comprendre à quel point les images du calvaire de la population de Gaza prise au piège de l’ultra violence déchaînée contre elle et le Hamas, sont dévastatrices et révoltantes pour la conscience des peuples du monde. Pour lui, quelle que soit l’issue des combats, c’est le Hamas, grandi par la résistance qu’il oppose à l’invasion, qui sortira vainqueur, auprès des Palestiniens, tout d’abord, mais au-delà dans l’ensemble du monde Arabe. « Ce qui va se graver dans la conscience mondiale, ce sera l’image d’Israël vu comme un monstre taché de sang, prêt à tout moment à commettre des crimes de guerre et non pas à faire preuve de retenue en respectant la morale. Cela aura de graves conséquences pour notre avenir à long terme, notre position dans le monde, nos chances de parvenir à la paix et à la tranquillité, » met-il en garde avant de conclure que « cette guerre est également un crime contre nous-mêmes, un crime contre l’État d’Israël ».

Par Uri Avnery, Gush Shalom, 10 janvier 2009

Voilà près de soixante-dix ans, lors de la seconde guerre mondiale, un crime affreux fut commis dans la ville de Leningrad. Pendant plus de mille jours, un gang d’extrémistes appelé « l’Armée Rouge » a pris en otage des millions d’habitants, provoquant depuis les zones habitées les représailles de la Wehrmarcht. Les Allemands n’eurent d’autre choix que de bombarder et pilonner la population et d’imposer un blocus qui a causé la mort de centaines de milliers de personnes.

Quelque temps auparavant, un crime semblable avait été commis en Angleterre. Le gang Churchill, se dissimulant au sein de la population de Londres, utilisait sans vergogne des millions de citoyens en tant que bouclier humain. Les Allemands ont été obligés d’envoyer la Luftwaffe et furent malgré leurs réticences contraints de réduire la ville en ruines. Ils ont appelé cela le Blitz.

Tels sont les récits que l’ont lirait aujourd’hui dans les livres d’histoire - si les Allemands avaient gagné la guerre.

Absurde ? Pas plus que les compte rendus publiés quotidiennement dans nos médias qui répètent ad nauseam : les terroristes du Hamas qui prennent les habitants de Gaza comme « otages » et utilisent les femmes et les enfants comme « boucliers humains, » ne nous laissent pas d’autre choix que de recourir à des bombardements massifs pendant lesquels, à notre grande tristesse, des milliers de femmes, d’enfants et d’hommes sans armes ont été tués et des blessés.

Dans cette guerre, comme dans toute guerre, la propagande joue un rôle majeur. La disparité des forces entre l’armée israélienne - avec ses avions, hélicoptères, drones, navires de guerre, son l’artillerie et ses chars - et les quelques milliers de combattants du Hamas pourvus d’armes légères, est de l’ordre de un pour mille, peut-être de un pour un million. Dans le domaine du politique, cet écart est encore plus grand. Mais dans la guerre de propagande, il est presque infini.

Presque tous les médias occidentaux ont d’abord répété la version de la propagande israélienne officielle. Ils ont presque entièrement ignoré celle de la partie palestinienne, tout comme les manifestations quotidiennes organisées par les pacifistes israéliens. La justification avancée par le gouvernement israélien (« L’Etat doit défendre ses citoyens contre les roquettes Qassam ») a été acceptée comme l’entière vérité. Le point de vue de l’autre camp, affirmant que les Qassams sont des représailles contre un siège qui affame le million et demi d’habitants de la bande de Gaza, n’a absolument pas été mentionné.

Ce n’est que lorsque les horribles scènes en provenance de la bande de Gaza ont commencé à apparaître sur les écrans des télévision occidentales, que l’opinion publique mondiale a commencé à évoluer peu à peu.

Certes, l’occident et les chaînes de télévision israélienne n’ont montré qu’une infime partie seulement des terribles événements qui sont rapportés chaque jour, 24 heures sur 24, sur la chaîne arabe Al Jazeera, mais l’image d’un bébé mort dans les bras de son père terrifié est plus marquante que mille phrases élégamment tournées d’un porte-parole de l’armée israélienne. Et c’est ce qui est décisif, en dernier ressort.

La guerre - toute guerre - est le royaume du mensonge. Qu’on appelle cela propagande ou guerre psychologique, tout le monde admet qu’il faille mentir pour le bien son pays. Celui qui dit la vérité prend le risque d’être qualifié de traître.

Le problème posé par cette attitude provient du fait que cette propagande est plus convaincante pour le propagandiste lui-même que pour autrui. Et lorsqu’on se convainc soi-même que le mensonge est la vérité, que la falsification est la réalité, on n’est plus à même de prendre des décisions rationnelles.

Un exemple de ce processus est donné par la plus choquante atrocité de cette guerre jusqu’à présent : le bombardement de l’école de l’ONU Fakhura, située dans le camp de réfugiés de Jabaliya.

Immédiatement après que cet évènement ait été connu dans le monde entier, l’armée a « révélé » que les combattants du Hamas avaient tiré au mortier près de l’entrée de l’école. Comme preuve, ils ont publié une photo aérienne montrant en effet l’école et le mortier. Mais rapidement, le « menteur officiel » de l’armée a dû admettre que cette photo datait de plus d’un an. En bref : une falsification.

Plus tard, ce menteur officiel a affirmé que « nos soldats ont essuyé des tirs depuis l’intérieur de l’école ». Il s’est passé moins d’un jour avant que l’armée ne doive admettre devant le personnel de l’ONU qui c’était également un mensonge. Personne n’a tiré de l’intérieur de l’école, aucun combattant du Hamas ne se trouvait à l’intérieur de l’école, qui était remplie de réfugiés terrorisés.

Mais cet aveu importe peu désormais. Entre temps, l’opinion publique israélienne a été convaincue qu’« ils ont tiré depuis l’intérieur de l’école », et les speakers de la TV le mentionnaient simplement comme un fait.

Il en est allé de même concernant les autres atrocités. Chaque bébé se métamorphose, lors de sa mort, en terroriste du Hamas. Chaque mosquée bombardée devient instantanément une base du Hamas, chaque immeuble d’habitation une cache d’armes, chaque école un poste de commandement du terrorisme, tout bâtiment du gouvernement civil un « symbole du pouvoir du Hamas ». Et ainsi l’armée israélienne peut garder sa pureté, sa réputation « d’armée la plus morale au monde ».

La vérité, c’est que ces atrocités sont le résultat direct du plan de bataille. Cela reflète la personnalité d’Ehud Barak - un homme dont le mode de pensée et d’action sont l’indice manifeste de ce qu’on appelle « la démence morale » [1], une maladie qui relève de la sociopathie.

Le véritable objectif de cette opération (outre le fait de gagner des sièges lors des prochaines élections) est de mettre un terme au pouvoir du Hamas dans la bande de Gaza. Dans l’esprit de ses planificateurs, le Hamas est perçu comme un envahisseur qui aurait pris le contrôle d’un pays étranger. La réalité est, bien entendu, tout à fait différente.

Le mouvement Hamas a remporté la majorité des votes dans les élections éminemment démocratiques qui ont été tenues en Cisjordanie, Jérusalem-Est et dans la bande de Gaza. Il a gagné parce que les Palestiniens en étaient venus à la conclusion que l’approche pacifique du Fatah n’avait rien permis d’obtenir de la part d’Israël - ni un gel des colonies, ni la libération des prisonniers, ni les mesures importantes qui auraient rapproché de la fin de l’occupation et de la création de l’Etat palestinien. Le Hamas est profondément ancré dans la population - non seulement en tant que mouvement de résistance, de lutte contre l’occupant étranger, comme l’Irgun et le Groupe Stern le furent par le passé - mais aussi en tant qu’organisation politique et religieuse qui fournit des services sociaux, éducatifs et médicaux.

Du point de vue de la population, les combattants du Hamas ne sont pas un corps étranger, mais les fils de chaque famille vivant dans la bande de Gaza et dans les autres territoires palestinien. Ils ne sont pas « cachés derrière la population », mais au contraire la population les considère comme ses seuls défenseurs.

Par conséquent, l’ensemble de cette opération est basée sur des hypothèses erronées. Faire de sa vie un enfer ne conduira pas la population à se soulever contre le Hamas, mais au contraire, à se rassembler derrière lui et renforcera sa détermination à ne pas se rendre. La population de Leningrad ne s’est pas dressée contre Staline, pas plus que les Londoniens se dressèrent contre Churchill.

Celui qui donne l’ordre de mener une telle guerre, avec de telles méthodes, dans une zone densément peuplée, sait qu’il provoquera d’horribles massacres de civils. Apparemment, cela ne l’a pas effleuré. Ou alors il a estimé qu’ « ils allaient changer leurs façons de faire » et que « cela se graverait dans leur conscience », de sorte que, dans l’avenir, ils n’oseront plus résister à Israël.

L’une des plus grandes priorité pour les planificateurs est la nécessité de minimiser les pertes parmi les soldats, sachant que le sentiment d’une grande partie de l’opinion publique favorable à la guerre serait différent si des pertes apparaissaient. C’est ce qui s’est passé durant la première et la seconde guerre du Liban.

Cette préoccupation a joué un rôle particulièrement important car cette guerre en sa totalité fait partie de la campagne électorale. Ehud Barak, qui a gagné en popularité dans les sondages dans les premiers jours de la guerre, savait que sa cote s’effondrerait si des images de soldats morts occupaient les écrans de télévision.

Par conséquent, une nouvelle doctrine a été appliquée : éviter les pertes parmi les soldats en pratiquant la destruction totale sur leur passage. Les planificateurs ne sont pas seulement prêts à tuer 80 Palestiniens pour épargner un soldat israélien, comme cela s’est déjà produit, mais 800. La prévention des pertes de notre côté est la première règle, et elle est à l’origine du nombre record de victimes civiles dans l’autre camp.

Cela s’est traduit par le choix conscient d’un type de guerre particulièrement cruel - qui est aussi son talon d’Achille.

Une homme sans imagination comme Barak (son slogan électoral est « Pas un chic type, mais un dirigeant ») ne peut pas se représenter comment les gens sensés dans le monde entier réagissent face à des actes comme le meurtre de toute une famille élargie, la destruction de maisons sur la tête de leurs habitants, et aux rangées de linceuls blancs de garçons et de filles avant leur l’enterrement, aux compte rendus sur des victimes qui se vident de leur sang durant des jours avant de mourir parce que les ambulances ne sont pas autorisées à les secourir, au meurtre de médecins et d’infirmiers qui tentaient de porter secours aux blessés, à l’assassinat de conducteurs des camions de vivres de l’ONU. Les photos des hôpitaux avec les morts, les mourants et les blessés allongés à même le sol par manque de place, ont choqué le monde entier. Aucun argument n’a de force à côté de l’image d’une petite fille blessée gisant sur le sol, se tordant de douleur et criant : « Maman ! Maman ! »

Les planificateurs ont pensé qu’ils pourraient empêcher le monde de voir ces images en interdisant à la presse de couvrir les évènements. Les journalistes israéliens - pour leur honte - ont accepté de se satisfaire des communiqués et des photos fournies par le porte-parole de l’armée de terre, comme s’il s’agissait d’informations authentiques, tout en restant eux mêmes à des kilomètres de ces événements. Les journalistes étrangers n’ont pas été autorisés à travailler non plus, jusqu’à ce qu’ils aient protesté et ont alors été emmené en visites rapides et supervisées, organisées pour des groupes sélectionnés. Mais dans une guerre moderne, de telles images fabriquées et aseptisées ne parviennent pas à exclure du champ toutes les autres. Les caméras sont à l’intérieur de la bande de Gaza, au coeur de l’enfer, et ne peuvent pas être contrôlées. Al Jazeera diffuse en permanence des images qui sont reçues dans chaque foyer.

LA BATAILLE pour les écrans de télévision est l’une des batailles décisives de cette guerre.

Des centaines de millions d’Arabes, de la Mauritanie à l’Irak, plus d’un milliard de musulmans, du Nigeria à l’Indonésie voient ces images d’horreur. Cela a un fort impact sur la guerre. Beaucoup de téléspectateurs voient les dirigeants de l’Égypte, de la Jordanie et de l’Autorité Palestinienne comme des collaborateurs d’Israël et de ces atrocités commises à l’encontre de leurs frères palestiniens.

Les services de sécurité des régimes arabes voient apparaître un dangereux ferment dans ces peuples. Hosni Moubarak, le dirigeant arabe le plus exposé en raison de sa fermeture du point de passage de Rafah face à des réfugiés au visage terrifié, a commencé à faire pression sur les décideurs de Washington qui jusqu’à présent avaient bloqué tous les appels à un cessez-le-feu. Ils commencent à comprendre que cela représente une menace vitale pour les intérêts américains dans le monde arabe et ont subitement changé d’attitude - ce qui a provoqué la consternation parmi les diplomates israéliens.

Les personnes atteintes de « démence morale » ne sont pas vraiment à même de comprendre les motivations des gens normaux et doivent donc tenter de deviner quelles seront leurs réactions. « De combien de divisions dispose le pape ? » se moquait Staline. « De combien de divisions dispose la conscience des peuples ? » doit sans doute se demander Ehud Barak.

En fait, elles existent. Elles ne sont pas très nombreuses. Pas très rapide à réagir. Pas très fortes et organisées. Mais à un certain moment, avec le déferlement des atrocités et les manifestations de masse, cela peut décider de l’issue d’une guerre.

L’ECHEC à comprendre la nature du Hamas, a induit une incapacité à comprendre quels seraient les résultats prévisibles de cette guerre. Non seulement Israël est incapable de la gagner, mais le Hamas ne peut pas la perdre.

Même si l’armée israélienne réussissait à tuer les membres du Hamas jusqu’au dernier combattant, le Hamas serait tout de même victorieux. Les combattants du Hamas seraient considérés comme des exemples pour la nation arabe, des héros du peuple palestinien, des modèles à imiter pour chaque jeune du monde arabe. La Cisjordanie tomberait entre les mains du Hamas comme un fruit mûr, le Fatah se noierait dans un océan de mépris, et les régimes arabes seraient menacés d’effondrement.

Si à la fin de la guerre le Hamas est encore debout, ensanglanté, mais invaincu, en face de la puissante machine militaire israélienne, cela apparaîtra comme une victoire fantastique, une victoire de l’esprit sur la matière.

Ce qui va se graver dans la conscience mondiale, ce sera l’image d’Israël vu comme un monstre taché de sang, prêt à tout moment à commettre des crimes de guerre et non pas à faire preuve de retenue en respectant la morale. Cela aura de graves conséquences pour notre avenir à long terme, notre position dans le monde, nos chances de parvenir à la paix et à la tranquillité.

En fin de compte, cette guerre est également un crime contre nous-mêmes, un crime contre l’État d’Israël.

Publication originale Gush Shalom, traduction Contre Info

http://contreinfo.info/article.php3?id_articl e=2484

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Israël a manqué un rendez-vous avec l’histoire, par Uri Avnery

Le blocus sur terre, sur mer et dans les airs contre un million et demi d’êtres humains est un acte de guerre, tout autant que tout largage de bombes ou tirs de roquettes. Il paralyse la vie dans la bande de Gaza, en détruisant la plupart des possibilités d’emploi, en jetant des centaines de milliers de personnes au bord de la famine, en provoquant l’arrêt du fonctionnement de la plupart des hôpitaux, en perturbant l’approvisionnement en électricité et en eau.

Ceux qui ont décidé de fermer les points de passage - sous quelque prétexte que ce soit - savaient qu’il n’y a pas de véritable cessez-le-feu dans ces conditions.

 

http://contreinfo.info/article.php3?id_articl e=2454

[ publié par jeromet le 2009-01-13 00:16:02 ]

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