[ A la pige ]

Publi le mercredi 28 mai 2008

[ Mercredi 28 mai 2008 ]

28 Mai Revue de Presse

Les banques canadiennes évitent des milliards en impôts

Les cinq plus grandes banques canadiennes ont éludé pas moins de 16 milliards de dollars en impôts sur une période de 15 ans par l'entremise de leurs filiales situées dans des pays où les taux d'imposition sont inférieurs à ceux en vigueur au Canada, conclut Léo-Paul Lauzon, titulaire de la Chaire d'études socio-économiques de l'UQAM.

y ont constaté l'existence d'au moins 89 filiales bancaires se trouvant dans des paradis fiscaux.

M. Lauzon reconnaît que ces activités bancaires se font «au su et au vu des gouvernements fédéral et provinciaux», et qu'«on ne peut pas dire qu'elles sont illégales sur le strict plan juridique». À ses yeux toutefois, il s'agit de fraudes fiscales qui hypothèquent l'équité fiscale au pays et mettent en péril le maintien des programmes sociaux et des biens collectifs.

Pour la période de 2004-06, le professeur Lauzon évalue que les banques canadiennes ont éludé quatre milliards de dollars d'impôts grâce à leurs centres financiers offshore, soit près de 30 % de leur charge totale d'impôts sur le revenu.

Je dis carrément qu'il s'agit de fraudes fiscales. Il est évident que si les gouvernements mettent en place des lois très complaisantes, tout va être légal», a-t-il avancé.

«Des entreprises milliardaires comme les banques détournent au vu et au su de nos politiciens des milliards de dollars dans des paradis fiscaux alors que nos programmes sociaux crient famine.

M. Lauzon évalue que les pharmaceutiques et les pétrolières se conduisent de la même façon.

http://www.ledevoir.com/2008/05/28/191616.html

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Conservateurs dans la mire

L'actualité internationale des dernières semaines, que ce soit en Chine, en Birmanie ou aux Nations unies, a aussi eu pour effet d'attirer l'attention sur la politique étrangère du gouvernement Harper. Et ce que constate James Travers, du Toronto Star, c'est que le Canada est en train de perdre de sa pertinence sur la scène internationale. Selon Travers, les événements récents montrent que, contrairement à ce que semblent croire les conservateurs, l'influence ne se mesure pas seulement en force de frappe. «La pertinence d'un pays doté d'une armée davantage respectée pour son professionnalisme que pour la peur qu'elle inspire se mesure au degré d'influence diplomatique que ce pays exerce. Mesurée à cette aune, celle du Canada recule.»

De l'avis de Travers, cela peut s'expliquer par la manie du gouvernement de soumettre la politique étrangère à des exigences de politique intérieure au détriment de la défense des intérêts du pays. «La pertinence demande davantage qu'une force militaire disposée et capable de faire sa part. Cela exige un personnel diplomatique mené par un ministre qui n'est pas source d'embarras et une vision du monde qui n'est pas limitée par la politique partisane.»

Le Globe and Mail lui fait écho. Bien qu'il apprécie qu'on redonne du muscle aux forces armées, il soutient lui aussi que faire du Canada un joueur respecté dans l'arène internationale exige aussi une action diplomatique solide. Or la nouvelle voulant que le Canada hésite à se porter candidat, en 2010, pour un siège au Conseil de sécurité des Nations unies signale un recul, dit le Globe. «Malgré les déclarations fortes de M. Harper en 2006, il semble de moins en moins enclin à pousser avec vigueur pour apporter une présence canadienne forte sur la scène internationale.»

http://www.ledevoir.com/2008/05/17/190091.html

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LE BARREAU CANADIEN S'OPPOSE À LA LOI C-150 SUR L'IMMIGRATION

Les changements proposés par le gouvernement canadien à la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés inquiète les avocats canadiens. Lundi, l'Association du Barreau canadien a déclaré que les modifications proposées constituaient un sérieux recul pour le Canada. Le projet de loi C-150, s'il est adopté, accorderait des pouvoirs discrétionnaires non objectifs au gouvernement. Selon le Barreau, les modifications enchâssées dans le projet de loi, favoriseraient certains types d'immigrants, comme les médecins et les travailleurs spécialisés, tandis que d'autres seraient laissés pour compte. Le groupe prévient aussi que ces changements pourraient mener à une érosion des règles de loi en plaçant, entre autres, le pouvoir législatif entre les seules mains du ministre, sans examen des parlementaires ou apports des autres parties prenantes.RCI

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SELON EL TIEMPO, LES FARC ONT UN RÉSEAU DE SOUTIEN EN AMÉRIQUE LATINE

La guérilla colombienne des FARC dispose sur le continent américain d'un réseau de soutien auquel appartiennent environ 400  organisations. C'est ce que révèlent des enquêtes menées dans neuf pays par un groupe de journaux latino-américains, dont le résultat a été publié par le quotidien colombien El Tiempo. Le journal précise que la guérilla a des contacts en Argentine, au Brésil, au Chili, au Costa Rica, en Équateur, au Mexique, au Pérou, au Venezuela et aux États-Unis et que le fer de lance de ce réseau est un mouvement d'extrême gauche, la Coordinatrice continentale bolivarienne. Documents des FARC à l'appui, le quotidien espagnol El Pais affirme de son côté que la guérilla a créé des cellules clandestines pour leur expansion internationale avec un réseau de soutien dans 17 pays, dont l'Allemagne et la Suisse.RCI

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 - Limiter les dégâts à coût nul

 Louis-Gilles Francoeur


Cinq institutions de haut savoir en sont venues, à partir de matrices prévisionnelles différentes, à la conclusion qu'organiser la lutte contre les changements climatiques aux États-Unis grâce à un plafond d'émissions et à un marché de crédits aurait un effet nul sur l'économie de ce pays.

http://www.ledevoir.com/2008/04/22/186306.html

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Le premier ministre de la République tchèque  pour justifier le fait qu'il ne participera pas à la cérémonie d'ouverture des J. O. de Pékin. dit que les nazis avaient utilisé les jeux de 1936 pour faire de la «propagande», et qu'il considère que la Chine est en train de faire la même chose avec les jeux de 2008.

http://www.ledevoir.com/2008/04/22/186273.html


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Les destructeurs d'emplois, obéissant aux diktats d'actionnaires cupides, cachent leurs sales méfaits derrière des mots propres tels «redressement» ou «rationalisation». Mais la seule rationalité qui les guide est celle du profit maximum au sein d'une économie patentée pour les riches et qui exclut toute responsabilité sociale, une économie qui a porté le droit de propriété au-dessus de tous les droits humains et devant laquelle les élus se disent impuissants.

http://www.ledevoir.com/2008/04/22/186274.html

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According to the Southern Poverty Law Centre, which tracks hate groups, their number has increased by a dramatic 48 per cent since 2000.

At the same time the FBI says that hate crimes against Latinos jumped 35 per cent between 2003 and 2006.

The SPLC says that the immigration debate that is playing out in the US media is largely to blame for the rapid rise in hate groups, white supremacist groups and Neo-Nazi groups.

http://english.aljazeera.net/NR/exeres/FE97241B-1D14-4E93-80A6-FD2317FCCE43.htm

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On the demand side, according to Brown, the trends include the addition of 70 million people every year, while some 4 billion people are already struggling to move up the food chain and consume more grain-intensive livestock products. At the same time, the amount of grain used for car fuels is also rising immensely.

“Since 2005, this last source of demand has raised the annual growth in world grain consumption from nearly 20 million tons to about 50 million tons,” he said. “Meanwhile, on the supply side, there is little new land to be brought under the plow” unless it comes from clearing tropical rain forests in the Amazon and Congo basins, or in Indonesia or the Brazilian Cerrado.

The Institute’s research shows that new sources of irrigation water are even more scarce than new land to plow. During the past 50 years, world irrigated land has nearly tripled, expanding from 94 million hectares in 1950 to 276 million hectares in 2000. In other words, for the individual, the amount of cultivable land is shrinking by 1 percent every year.

http://www.commondreams.org/archive/2008/04/22/8423/

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[ publié par jeromet le 2008-05-28 08:59:51 ]

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1 Commentaire :

Commentaire écrit le mardi 22 juillet 2008 à 23:24:12 (lien)
Normand - www.antirecrutement.info
Le lundi 21 juillet 2008

La Presse

André Noël

Des camps de vacances armés

Chaque été, des milliers d\'adolescents sont formés au maniement des armes
dans les bases des Forces armées canadiennes. Dès l\'âge de 14 ans, ils
peuvent tirer de vraies balles au moins une fois pendant leur camp de
cadets, selon un document interne. Des groupes de pacifistes dénoncent ce
qu\'ils considèrent comme un endoctrinement militaire des jeunes.
L\'organisation des cadets minimise l\'importance de cet entraînement.


http://www.cyberpresse.ca/article/20080721/CPACTUALITES/807210550/6488/CPACTUALITES





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[ Mercredi 28 mai 2008 ]

Main basse sur l'alimentation planétaire ALP

Marie-Monique Robin se devait de faire un livre et un documentaire sur Monsanto parce que, dit-elle, «j'ai découvert que Monsanto est une des entreprises les plus controversées de l'ère industrielle parce qu'elle a toujours caché l'extrême toxicité de ses produits. Qu'en est-il aujourd'hui? Nous dit-elle la vérité sur les OGM? Peut-on la croire quand elle dit que les biotechnologies vont résoudre le problème de la faim et de la contamination environnementale? Pour répondre à ces questions, qui nous concernent tous, j'ai repris mon bâton de pèlerin, voyageant sur trois continents, où j'ai confronté la parole de Monsanto à la réalité du terrain, rencontrant des dizaines de témoins que j'avais préalablement identifiés sur la Toile. Et je suis sûre aujourd'hui qu'on ne doit pas laisser cette entreprise s'emparer des semences et, donc, de la nourriture du monde».

Après des décennies de déboires avec ses produits chimiques, Monsanto change de cap à la fin des années 80 pour devenir le «Microsoft des biotechnologies», selon le mot de Michael Taylor. En 1991, cet ancien conseiller de Monsanto devient commissaire de la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis puis, par retour d'ascenseur, vice-président de Monsanto.

La multinationale de Saint Louis savait que son brevet sur le Round Up, l'herbicide à base de glyphosate le plus utilisé au monde, arrivait à échéance en 2000. Dès 1985, Monsanto con-centre ses recherches sur la production de plantes alimentaires capables de résister à son herbicide, ce qui devait en principe réduire leur utilisation. Fin 1986, quatre dirigeants de Monsanto se présentent à la Maison-Blanche, où les plantes transgéniques sont perçues comme un moyen d'imposer la supériorité technologique des États-Unis au Japon et à l'Europe. La Maison-Blanche émet donc une directive précisant que ces nouvelles techniques ne sont qu'une extension des croisement traditionnels et que, par conséquent, elles ne justifient aucun régime particulier d'autorisation comme celui imposé aux pesticides, aux médicaments ou aux nouveaux aliments!

En mai 1992, la FDA publie enfin sa réglementation, qui deviendra la bible des OGM: «Les aliments dérivés de variétés végétales développées par les nouvelles méthodes de modification génétique sont réglementés dans le même cadre et selon la même approche que ceux issus du croisement traditionnel des plantes», lit-on dans ce texte fondateur.

L'équivalence en substance

Le responsable des biotechs entre 1985 et 2006 à la Food and Drug Administration (FDA) s'appelle James Maryanski. Dans un aveu historique devant les caméras, il devait affirmer que cette directive ne constituait pas un verdict scientifique mais que «c'était une décision politique... qui touchait beaucoup de domaines, pas seulement la nourriture. Elle s'appliquait à tous les produits de la biotechnologie». Cette décision deviendra le fondement du «principe d'équivalence en substance» qu'adopteront aussi l'Europe et les instances onusiennes.

Jeremy Rifkin, directeur de la Fondation sur les tendances économiques, raconte: «À l'époque, à Washington, si vous fréquentiez les mêmes bars que les lobbyistes, vous les entendiez rire de tout ça. Tout le monde savait que c'était n'importe quoi, ce principe de l'équivalence en substance. C'était simplement une façon pour ces sociétés de mettre rapidement leurs produits sur le marché avec le moins d'interférence gouvernementale possible.»

Pourtant, James Maryanski avait lui-même reconnu le danger des OGM dans des rapports sur une autre substance transgénique, le L-tryptophane, un acide aminé prescrit comme additif alimentaire pour lutter contre l'insomnie. Ce produit a tué 37 personnes et en a handicapé 1000 autres. Dès 1991, Maryanski avait aussi reçu des mémos internes qui n'excluaient pas que les OGM puissent générer des substances toxiques inconnues et provoquer une altération anormale des niveaux de nutriments, y compris des protéines potentiellement non digestibles.

Mais la multinationale sait comment se faire des alliés politiques au plus haut niveau. Monsanto a ainsi dépensé 21 millions de dollars en contributions électorales entre 1998 et 2001. Elle a battu son propre record avec des dons de 7,8 millions en 2000, année de l'élection de George W. Bush. Quatre secrétaires d'État ont été financés en priorité, dont Ann Venneman, secrétaire à l'Agriculture, qui dirigeait Calgene, une filiale de Monsanto. Donald Rumsfeld, secrétaire à la Défense, avait été le p.-d.g. de Searle, une filiale de Monsanto. Clarence Thomas, avocat de Monsanto, devait pour sa part être nommé à la Cour suprême. Même William Ruskelshaus, ancien patron de l'EPA , a rejoint le conseil d'administration de Monsanto, tout comme un autre numéro deux de l'EPA, Michael Friedman, qui devait aboutir chez Searle.

Une science fragile

Une des perles de cette enquête provient de Dan Glickman, secrétaire à l'Agriculture, qui a autorisé la plupart des cultures transgéniques sous l'administration Clinton. Il avoue devant la caméra que «la réglementation était fondamentalement orientée vers l'homologation des cultures transgéniques dans le but de faciliter le transfert de technologies dans l'agriculture du pays tout en poussant les exportations». Il a fait marche arrière par la suite et s'est fait plein d'ennemis en réclamant publiquement des études plus nombreuses, plus rigoureuses et plus indépendantes que celles faites par les promoteurs d'OGM.

Fidèle à ses stratégies éprouvées, Monsanto a mobilisé des dizaines de chercheurs pour faire déclarer ses produits sécuritaires avant même leur arrivée sur le marché. Aujourd'hui encore, selon Mme Robin, tout au plus une dizaine d'études ont porté sur l'innocuité des OGM. Ceux qui les ont passées au crible les ont en général jugées incomplètes.

Arpad Pusztai, un chercheur britannique, a payé de son emploi et de sa réputation les conclusions de son étude qui a démontré que des rats alimentés avec des pommes de terre OGM de Monsanto s'étaient retrouvés après 110 jours avec des cerveaux, des foies et des testicules moins développés et des tissus atrophiés dans le pancréas et l'intestin. Alors que l'Europe vient d'autoriser l'importation du soya résistant au Round Up et du maïs insecticide Bt de Novartis, Arpad Pusztai déclare sur les ondes de la BBC être inquiet des bases scientifiques de ces autorisations, lui qui jusque-là était le défenseur attitré du transgénique. Il est devenu la cible de tous les alliés de Monsanto, y compris le 10 Downing Street, mais son étude a été reprise avec les mêmes résultats ailleurs...

Les réfugiés des OGM

Le volet le plus méconnu jusqu'ici du livre de Marie-Monique Robin porte sur les méfaits des OGM dans les pays en développement et surtout d'Amérique latine. Aux prises avec de grands producteurs anonymes qui produisent des céréales OGM pour les animaux d'Europe, les petits paysans sont refoulés vers les bidonvilles. Les agriculteurs qui ont cru au miracle des OGM accusent aujourd'hui des rendements décroissants après avoir été acculés à une dépendance économique et semencière sans précédent. Ils doivent désormais payer une taxe Monsanto sur chaque tonne de céréale en raison de ses brevets, même lorsque ceux-ci ne sont pas reconnus dans leur propre pays.

D'abord amorcée aux États-Unis, la tendance à breveter nuit aujourd'hui aux pays en développement, qui voient les caractéristiques de plantes millénaires être pillées par les nouveaux pirates du capital génétique, étouffant l'économie de petites collectivités partout dans le monde, soutient Mme Robin.

En Inde, a-t-elle raconté, des dizaines de milliers de fermiers se sont endettés en raison des achats annuels de ces semences pour être finalement ruinés par leurs rendements décroissants sur des terres brûlées par les engrais. Et ils se suicident par milliers chaque année, coincés par ce néocolonialisme qui taxe jusqu'aux agriculteurs biologiques dont les champs ont été contaminés par les OGM brevetés, ce que des tribunaux complaisants assimilent à une utilisation illégale des brevets plutôt que de condamner le pollueur génétique.

Mais Monsanto, c'est le cas de le dire, veille au grain: elle annonce déjà de nouveaux herbicides plus puissants pour lutter contre les mauvaises herbes qui ont intégré les défenses de ses plantes OGM, des défenses qui ne devaient pas migrer...

Louis-Gilles Francoeur

 

http://www.ledevoir.com/2008/05/17/190131.html

[ publié par jeromet le 2008-05-28 08:58:29 ]

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