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[ Samedi 19 juillet 2008 ]
L'Irak en chiffres-2003 à 2007 ALP

[ publié par jeromet
le 2008-07-19 09:07:25 ]
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[ Dimanche 13 juillet 2008 ]
13 Juillet Revue de Presse ALP
UN RAID AMÉRICAIN FAIT DES VICTIMES CIVILES EN AFGHANISTAN
Un bombardement américain dimanche dernier a causé la mort de 47 civils afghans qui se rendaient à un mariage. C'est ce qu'a indiqué vendredi le vice-président du Sénat afghan, chargé de l'enquête par le président Hamid Karzaï. Il a ajouté que 39 femmes et enfants, dont la mariée, comptaient parmi les victimes. L'armée américaine avait démenti que son bombardement ait fait des victimes civiles, affirmant avoir visé un groupe de combattants extrémistes.
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L'AMÉRIQUE LATINE SOUS LE CHOC DE LA MESURE EUROPÉENNE SUR LES SANS-PAPIERS
L'Amérique latine est furieuse de l'adoption par l'Union Européenne de la mesure controversée appelée la "directive du retour pour les sans-papiers". Cette directive vise en priorité à faciliter le départ volontaire des étrangers clandestins. Elle prévoit cependant, la possibilité de les expulser dans le cas contraire, avec une durée de rétention maximale de 18 mois et un bannissement de cinq ans après l'expulsion. Or, jeudi, le président du Venezuela, Hugo Chavez, a menacé de ne plus vendre de pétrole aux pays européens. Hugo Chavez emboîte ainsi le pas à ses homologues équatorien et bolivien, Rafael Correa et Evo Morales qui ont qualifié la mesure européenne, de "directive de la honte". Quant à l'Union Européenne, elle a répondu aux déclarations d'Hugo Chavez en qualifiant ses propos de "disproportionné".
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L'INTERNATIONALE SOCIALISTE REJETTE LA "CRIMINALISATION" DES CLANDESTINS
Elle déplore qu'elle ne s'attaque pas aux causes qui sont à l'origine du phénomène migratoire, ce qui équivaut à criminaliser la pauvreté.
Cette réglementation a provoqué un profond sentiment d'injustice et de colère en Amérique latine, qui a reçu pendant des siècles des vagues d'immigrés venus du vieux continent. Les présidents du marché commun sud-américain, le Mercosur, ont encore condamné mardi le dispositif européen, considéré comme xénophobe.
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OTTAWA DÉVOILE UNE VERSION ALLÉGÉE DU PROGRAMME DE CONTESTATION JUDICIAIRE
Le gouvernement Harper a dévoilé le nouveau "Programme d'appui aux droits linguistiques" (PADL) Les plaintes touchant des droits prévus dans la Loi sur les langues officielles ou dans des lois provinciales et territoriales ne sont pas admissibles. Le PADL pourrait décevoir les minorités culturelles qui en sont exclues.
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BILAN TROIS FOIS PLUS ÉLEVÉ DES GUERRES DEPUIS 1955
Les guerres dans le monde entre 1955 et 2003 ont fait 5,4 millions de morts, soit trois plus que les chiffres cités jusqu'à présent, selon une étude rendue publique vendredi par le British Medical Journal (BJM). Cette étude, qui porte sur 13 pays, évalue notamment à 3,8 millions de morts le bilan des conflits au Vietnam, soit le double des données jusqu'ici recensées. Les auteurs de l'étude expliquent que les travaux de recherche antérieurs ont considérablement sous-estimé les pertes, tant pour les civils que les combattants. L'étude du BMJ recense 269,000 morts au Bangladesh en 50 ans et 141,000 au Zimbabwe, soit cinq fois plus que les chiffres de l'université d'Uppsala et de l'Institut international de recherche sur la paix (PRIO). Pour le Sri Lanka, l'estimation des morts passe de 61,000 à 215,000. L'étude du BMJ estime également que les conflits en Bosnie, en Géorgie et au Laos ont été plus coûteux en vies humaines que ce que l'ont croyait. À propos de la guerre en Irak, les auteurs notent que le bilan des civils morts dans ce pays pourrait être 10 fois plus élevé que celui de l'armée américaine.
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DÉMOGRAPHIE: 6,7 MILLIARDS D'HABITANTS SUR TERRE EN 2012
Le seuil de 6 milliards d'humains avait été dépassé en 1999, ce qui signifie qu'il ne faudra pas plus de 13 ans pour voir apparaître un milliard supplémentaire de Terriens. Par comparaison, le premier milliard d'êtres humains n'a pas été comptabilisé avant 1800, souligne Carl Haub, démographe au Population Reference Bureau de Washington. 130 années se sont ensuite écoulées avant que l'on n'atteigne un deuxième milliard.
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OTTAWA SOUTIENDRA FINANCIÈREMENT LES TRAVAILLEURS DE SOCIÉTÉS EN FAILLITE
Les travailleurs canadiens dont l'employeur fait faillite n'auront plus à lutter pendant des mois -- souvent en vain -- pour obtenir l'argent qui leur est dû. En vertu du Programme de protection des salariés (PPS) entré en vigueur lundi, les travailleurs pourront recevoir rapidement un maximum de 4000 $ du gouvernement canadien sans avoir à se battre contre les autres créanciers. En échange de ce paiement, les travailleurs céderont leur créance au gouvernement, qui tentera d'en recouvrer une partie auprès du syndic de faillite. Le fédéral estime que ce programme lui coûtera entre 36 et 50 millions $ par an, selon le contexte économique. Le PPS permettra de rembourser immédiatement et en totalité 97 pour cent des personnes touchées, a souligné le ministre fédéral du Travail, Jean-Pierre Blackburn. Le programme sera ouvert aux employés de tous les secteurs d'activités, et pas seulement à ceux qui sont réglementés par le fédéral. La création du PPS a été saluée par le Congrès du Travail du Canada, qui a milité pendant des années pour que la loi sur les faillites soit modifiée.
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SOMALIE : MORT DU CHEF DE LA MISSION DU PNUD
Le chef de la mission du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en Somalie, Osman Ali Ahmed, a été tué dans la capitale Mogadiscio par des hommes armés. Il a été atteint à la tête par les tirs alors qu'il sortait d'une mosquée après les prières du soir. Son fils et un autre homme ont été blessés. Les enlèvements et violences visant les organisations non gouvernementales et agences internationales sont fréquents ces derniers mois en Somalie, pays en guerre civile depuis 1991. Les insurgés somaliens combattent le gouvernement de transition depuis que les Tribunaux islamiques, qui avaient pris le contrôle de Mogadiscio et du sud du pays pendant six mois, ont été chassés avec l'aide de l'armée éthiopienne. =================
La Somalie, qui était, avant les années 1970, un exportateur net de nourriture. «Or les Américains, parce qu'ils avaient un surplus de céréales, ont décidé qu'ils allaient donner leur surplus à la Somalie. De cette façon, non seulement ils ont ruiné la base agricole du pays, mais ils ont donné ces céréales à certaines personnes qui se sont mises à contrôler qui mangeait et qui ne mangeait pas, ce qui a provoqué une guerre. Les Américains sont ensuite intervenus dans cette guerre.»
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LA JUSTICE CANADIENNE DEMANDE LE RÉEXAMEN DU DOSSIER D'UN DÉSERTEUR US
La Cour explique qu'un individu qui refuse de participer à une opération militaire "qui abaisse, agresse et humilie systématiquement" les combattants ou les non-combattants pourrait en fait être un réfugié
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Les Canadiens arrivent au 9ème rang des citoyens les plus heureux de la planète, mais ce sont les Danois qui arrivent les premiers, tout juste devant les Portoricains et les Colombiens.
Il précise que le facteur le plus important dans des pays à faible revenu est d'échapper à la faim, "mais dans des démocraties comme le Canada, la tolérance sociale est cruciale". Le Zimbabwe est arrivé en dernière place de cette étude
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En juin, les forces internationales ont perdu 49 soldats en Afghanistan, contre 31 en Irak. ---------------
UN EX-CONSEILLER MILITAIRE CRITIQUE LA DIPLOMATIE CANADIENNE EN AFGHANISTAN
Selon lui, les progrès des militaires en Afghanistan, pour ce qui est de sensibiliser les soldats aux réalités socio-culturelles à Kandahar, sont compromis par la faiblesse de l'appareil diplomatique et des organisations humanitaires du Canada. Même si le Canada est présent en Afghanistan depuis six ans, il ne maîtrise toujours pas les subtilités de la culture tribale afghane avec laquelle les soldats doivent composer, ce qui a un impact négatif sur l'ensemble de la mission
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LES MÉDICAMENTS GÉNÉRIQUES PLUS CHERS AU CANADA QU'AUX USA
Une nouvelle étude de l'Institut Fraser démontre que les Canadiens paient les médicaments génériques vendus sur ordonnance beaucoup plus cher que les Américains. L'organisme indépendant estime que les prix de ces médicaments en 2007 étaient en moyenne 112% plus élevés qu'aux États-Unis. En revanche, les prix des médicaments de marque, ou brevetés, vendus sur ordonnance l'an dernier étaient en moyenne 53% plus bas au Canada qu'aux États-Unis. L'auteur de l'étude, Brett Skinner, attribue ces différences aux politiques canadiennes qui faussent, selon lui, le marché des médicaments vendus sur ordonnance. M. Skinner affirme que les Canadiens ne profitent pas du marché libre qui permettrait de réduire les prix des médicaments génériques. Il estime que les politiques fédérales, provinciales et territoriales du Canada ont coûté aux consommateurs de 2,9 à 7,5 milliards de dollars en dépenses inutiles en raison du prix gonflé des médicaments génériques et d'une substitution inefficace des médicaments.
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[ publié par jeromet
le 2008-07-13 14:57:56 ]
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[ Lundi 16 juin 2008 ]
Poutine ALP
«C'est un clan qui a pris le pouvoir en Russie, c'est un clan assez homogène : 30 personnes. Ils dirigent tout : le gaz, le pétrole...»
Poutine a-t-il changé depuis son arrivée au Kremlin ou est-il resté un homme de l'ombre?
Ma conviction profonde, comme je l'écris dans mon livre De Raspoutine à Poutine (1), c'est qu'il ne faut jamais oublier que Poutine est un ancien espion formé au KGB et non formé comme un homme politique. Il dit une chose, agit autrement et pense d'une troisième façon. Même sa période James Bond reste ambiguë, puisqu'il était dans le contre-espionnage. De même, Poutine se pose comme un adversaire de la corruption, mais pour l'instant cette corruption est toujours là; il ne faut pas oublier qu'il est issu du système des oligarques.
Le milliardaire américain George Soros dit qu'il y a à Moscou deux tendances contradictoires, le recul politique et le développement économique.
Je suis certain qu'il y a un recul politique. Mais, pour le développement économique, j'attends les résultats, puisque ce développement est surtout dû au triplement des prix du pétrole. Je souhaite que ce développement se produise, et ce que Poutine a fait avec Gazprom va dans le bon sens. A votre avis, Poutine est-il là pour dix ans? Davantage?
Il est là pour toujours.
Vladimir Fédorovski Ecrivain, professeur à HEC
[ publié par jeromet
le 2008-06-16 10:56:24 ]
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[ Lundi 16 juin 2008 ]
Beijing 2008 (caricature) ALP

[ publié par jeromet
le 2008-06-16 10:52:01 ]
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[ Lundi 09 juin 2008 ]
8 Juin Nouvelles RCI ALP
LE WWF DEMANDE À OTTAWA DE REPORTER L'EXPLOITATION DU PÉTROLE DANS L'ARCTIQUE
Le Fonds mondial pour la nature (WWF) demande à Ottawa de reporter la vente des droits d'exploration de pétrole et de gaz dans l'Arctique canadien afin de protéger les ours polaires, les bélugas et les baleines. Le directeur de la section canadienne du WWF, Peter Ewins, affirme que cette vente est prématurée étant donné l'absence d'un plan approfondi de gestion de la mer de Beaufort qui protégerait les habitats sensibles essentiels à la survie des espèces animales de la région. M. Ewins précise en outre qu'il n'existe pas de technique éprouvée de récupération en cas de déversement d'hydrocarbures dans les eaux dangereuses et glacées de l'Arctique. Il en conclut que cette situation nécessite de reporter la vente de droits d'exploitation, prévue le 2 juin, jusqu'à ce que le gouvernement ait mis sur pied des mesures appropriées de gestion. Une loi fédérale exige que le gouvernement ait un plan de gestion pour tous les océans au Canada. Or, le ministère des Affaires indiennes et du Nord, responsable de l'ébauche du plan pour la mer de Beaufort, ne l'a toujours pas complétée RCI
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OTTAWA DOUTE DE LA CRÉDIBILITÉ DU SOMMET DE LA FAO SUR LA CRISE ALIMENTAIRE
Le gouvernement canadien estime que le sommet de l'ONU sur la crise alimentaire mondiale n'est pas crédible. C'est ce qu'a répondu le ministre fédéral de l'Agriculture, Gerry Ritz, à la question de savoir pourquoi le Canada n'avait pas délégué un ministre à Rome. Le Canada, deuxième plus grand exportateur de blé dans le monde, n'est représenté à cette conférence que par son ambassadeur à Rome alors que de nombreux chefs d'État et de gouvernement sont réunis dans la capitale italienne pour chercher des solutions à la crise alimentaire mondiale. À ce sommet de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), plusieurs ont accusé l'industrie des biocarburants d'être en partie responsable de la crise alimentaire, un secteur en développement au Canada et sur lequel Ottawa est resté muet à Rome. À la Chambre des Communes, les libéraux ont noté l'absence canadienne en faisant remarquer que même le président du Zimbabwe Robert Mugabe y était. Le ministre Ritz a répondu que cette présence prouvait le peu de crédibilité du sommet. La déclaration du ministre a fait sursauter l'opposition qui y voit une preuve de plus du mépris du gouvernement conservateur pour les instances internationales
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ALLÉGATIONS DE FRAIS TROMPEURS DANS LA TÉLÉPHONIE CELLULAIRE AU CANADA
Le député du Parti libéral du Canada, David McGuinty, affirme que l'industrie de la téléphonie cellulaire a récolté des milliards de dollars en frais "trompeurs" depuis 25 ans au pays et propose une loi pour y mettre fin. M. McGuinty explique que les frais d'appel au service de sécurité 911, de couverture, de transfert de données et d'itinérance peuvent doubler les tarifs mensuels inscrits au contrat, alors que l'industrie réalise déjà des profits de 4 milliards de dollars par année. M. McGuinty prétend de plus que l'industrie du téléphone cellulaire s'adonne à la double facturation et modifie à sa guise les clauses de ses contrats. Il propose l'adoption d'une loi pour mettre fin à ces abus et aux frais d'accès au système. Le député fédéral précise que les abonnés canadiens payent 33% de plus que les Américains pour des services comparables et que les abonnés d'affaires paient eux 56% de plus qu'aux États-Unis. Seulement 55% des Canadiens ont un téléphone cellulaire, contre 75% des Américains et 86% des Allemands. Le Canada arrive au 29ème rang des 30 pays membres de l'OCDE en ce qui a trait au taux d'utilisation de la téléphonie cellulaire.
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DES ENFANTS VENDUS COMME SOLDATS AUX REBELLES DANS L'EST DU TCHAD
Une organisation humanitaire britannique affirme que de jeunes enfants réfugiés dans des camps situés dans l'est du Tchad pour fuir le conflit au Darfour voisin sont kidnappés et vendus comme enfants-soldats à des groupes armés. Le rapport de Waging Peace précise que les enfants sont surtout des garçons âgés entre neuf et 15 ans et que des groupes rebelles comme le Mouvement pour la justice et l'égalité font des incursions quotidiennes dans certains camps. Waging Peace ajoute que des responsables de camps seraient complices de ce trafic qui se déroulerait avec l'accord tacite des autorités tchadiennes. Selon l'ONU, entre 7,000 et 10,000 enfants-soldats ont été recrutés dans l'est du Tchad, l'an dernier.
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BIRMANIE: LA JUNTE ÉVACUE DES CAMPS DE RÉFUGIÉS DU CYCLONE
Quatre semaines après le cyclone qui a dévasté la Birmanie, la junte militaire au pouvoir à Rangoon a entrepris vendredi d'expulser des familles réfugiées dans des camps du gouvernement, apparemment dans le but d'éviter que ces installations ne deviennent permanentes. Selon des habitants et des travailleurs humanitaires, 39 camps situés à 30 km au sud de Rangoun, sont en cours d'évacuation. L'ONU estime qu'un mois après la catastrophe, moins de la moitié des 2,4 millions de sinistrés a reçu une aide quelconque de la part du gouvernement birman ou des organisations locales et internationales. Le cyclone Nargis du 2 mai a fait 134,000 morts et disparus. Jeudi, la presse officielle birmane s'était moquée de l'aide internationale en affirmant que la population birmane pouvait "se débrouiller toute seule".
---------------- De Schutter et Ziegler critiquent la FAO
Le rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l'alimentation, Olivier De Schutter, a regretté hier que le sommet de la FAO, à Rome, ne se soit pas attaqué au «déséquilibre de pouvoir» entre les grands entreprises de l'agroalimentaire et les paysans.
Les agriculteurs font face à un petit nombre de grandes entreprises pour l'achat de semences, d'engrais et de pesticides. Ces sociétés, dont les produits sont protégés par des brevets, sont en mesure de fixer les prix, a souligné l'expert onusien devant la presse à Genève.
«Lorsque ces paysans vendent leur récolte, ils se trouvent à nouveau face à de grandes entreprises qui achètent les récoltes à des prix qu'elles peuvent également dicter, a-t-il observé. Les prix ne sont pas la résultante de l'offre et de la demande, ils découlent d'un marchandage très inégal».
M. De Schutter a par ailleurs estimé qu'il existait des instruments pour lutter contre la spéculation sur les marchés à terme. Des stocks pourraient être constitués pour permettre d'alimenter les marchés en cas d'envolée des prix, a-t-il suggéré. «Cela serait l'arme la plus envisageable pour lutter contre la spéculation, si l'on reconnaît que la spéculation est un problème», a-t-il dit.
Le prédécesseur de M. De Schutter, Jean Ziegler, a de son côté vivement critiqué hier les conclusions du sommet de la FAO, ui risquent selon lui «d'aggraver la faim dans le monde, au lieu de la combattre».
«C'est la victoire des grandes entreprises, qui contrôlent environ 80 % du commerce agricole dans le monde», a assuré M. Ziegler dans une interview à la radio allemande Bayrischer Rundfunk.
L'ancien rapporteur de l'ONU a notamment critiqué le fait que les pays de l'Union européenne ne se soient pas engagés à réduire leurs subventions agricoles, qui conduisent selon lui à une situation de concurrence déloyale vis-à-vis des agriculteurs des pays en voie de
développement.
http://www.ledevoir.com/2008/06/07/193089.
[ publié par jeromet
le 2008-06-09 00:33:45 ]
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[ Vendredi 30 mai 2008 ]
Le Canada, «colonie énergétique» des États-Unis ALP
Louis-Gilles Francoeur
Il a aliéné à perpétuité les «deux tiers globalement» de sa production nationale.
L'Alberta ne peut plus appliquer sa loi sur l'énergie Le Canada a tellement aliéné sa souveraineté en matière d'énergie qu'une province comme l'Alberta ne peut plus appliquer sa loi sur l'énergie, qui interdit l'exportation de son gaz naturel tant qu'elle n'a pas une réserve démontrée de 15 ans, ce qui n'est plus le cas.
C'est ce que révèle notamment une étude signée par deux chercheurs canadiens, Gordon Laxer, de l'institut albertain Parkland, et John Dillon, du Centre canadien des politiques alternatives (www.ualberta.ca/PARKLAND).
Cette étude analyse les impacts sur l'approvisionnement en énergie du Canada à l'aide de trois scénarios de rareté des combustibles fossiles. On y constate que les Canadiens devraient se priver de 8 à 31 million de barils de pétrole pour approvisionner les États-Unis si ce pays invoquait la clause de «proportionnalité» inscrite dans l'ALENA. L'étude ne mesure pas les hausses de prix qui résulteraient de cette rareté accrue de combustibles sur le marché interne.
L'application de cette clause en cas de crise d'approvisionnement en gaz naturel -- d'autant plus probable à court terme que l'Alberta ne compte plus que huit années de réserves démontrées, disent-ils -- obligerait le Canada à maintenir 51,5 % de ses approvisionnements aux Américains, privant les Canadiens d'une denrée pour l'instant dilapidée notamment dans la production des sables bitumineux pour faire rouler les gros VUS de nos voisins du Sud.
Cette nouvelle étude sur les conséquences de la clause de proportionnalité reconstitue l'histoire édifiante de cette entorse aux dispositions des règles de l'OMC sur le commerce international, qui autorisent tous les pays en cas de crise à approvisionner d'abord leurs citoyens.
Pour les deux chercheurs, le «Canada n'est pas une superpuissance en énergie», comme le prétend le premier ministre Stephen Harper, car ses décisions énergétiques n'ont aucun poids dans la géopolitique internationale. Le Canada, concluent-ils de leurs trois scénarios, est plutôt une «colonie énergétique» des États-Unis depuis qu'il s'oblige à leur garantir un approvisionnement constant à perpétuité, tant que nous aurons des réserves importantes ou lorsque l'ALENA sera remis en question. C'est d'ailleurs ce qu'ils proposent à Ottawa de faire, comme Barack Obama l'a suggéré en menaçant de se retirer du traité pour récupérer notre souveraineté énergétique, comme l'a fait le Mexique en joignant le traité de libre-échange.
La clause de proportionnalité, unique au monde, est exorbitante à plusieurs égards, selon l'étude Laxer-Dillon. Elle assure aux États-Unis, en cas de crise énergétique ou de contraction de la production canadienne, le maintien du pourcentage de livraisons dont ils ont bénéficié durant les trois années précédentes. Le traité ne garantit pas seulement aux États-Unis une proportion précise de la «production» canadienne mais de «l'approvisionnement total», ce qui inclut les importations comme celles du projet Rabaska qui contribuera, confirment les chercheurs, à fragiliser davantage l'approvisionnement en combustible du Canada et du Québec globalement.
D'autres clauses du traité exigent même du Canada qu'il maintienne les canaux de livraison existants, ce qui empêcherait de compenser une baisse des livraisons dans l'Ouest par d'autres dans l'Est ou vice-versa. Le Canada ne pourrait pas non plus substituer une forme d'énergie à une autre. Même s'il dénonçait l'ALENA pour le renégocier, la clause de proportionnalité continuerait de s'appliquer car la loi habilitante votée par le Parlement continuerait de s'appliquer jusqu'à son abrogation.
Trois scénarios
Le premier scénario analysé -- celui de la «conservation» -- pourrait survenir si le Canada décidait de réduire les impacts écologiques des sables bitumineux, ses gaz à effet de serre, ou tout simplement s'il décidait de se constituer une réserve à long terme. Comme le Canada exporte 47,5 % de son pétrole vers les États-Unis -- dont les trois quarts du pétrole extrait des sables bitumineux --, une simple contraction de 10 % de sa production à des fins de conservation aurait pour conséquence de priver ses citoyens de huit millions de barils, ou l'équivalent de quatre journées entières de consommation au pays, si les États-Unis réclamaient l'application de la clause de proportionnalité.
Le deuxième scénario est basé sur la possibilité que le Canada décide un jour de réserver 10 % de son gaz naturel à son industrie pétrochimique, qui fait vivre 25 000 travailleurs oeuvrant dans la fabrication de lubrifiants, de peintures, d'engrais, de plastiques, de nylon, d'équipements médicaux, etc.
Comme le Canada exporte en moyenne depuis trois ans 51,5 % de son gaz naturel aux États-Unis, ce pays pourrait exiger le maintien de ce pourcentage en vertu de la clause de proportionnalité. Les deux chercheurs ont calculé que, dans ce scénario, le Canada devrait priver son marché interne de 627 milliards de pieds cubes de gaz ou l'équivalent de 66 jours de consommation interne, soit deux mois sur douze.
Dans le troisième scénario, dit de substitution, les chercheurs se sont demandé quel serait l'impact d'un renversement du flux du pipeline Enbridge 9, lequel fournit du pétrole à l'Ontario à partir du port de Montréal. Jusqu'en 1999, ce pipeline approvisionnait plutôt le Québec en pétrole de l'Ouest mais depuis, c'est l'inverse. Si on revenait à la situation initiale, l'acheminement de 240 000 barils par jour à Montréal en provenance de l'Ouest (87,6 millions de barils par année) ne pénaliserait pas les consommateurs canadiens en raison de la capacité de production de l'Ouest.
Mais si une crise énergétique obligeait le Canada à mobiliser en plus pour ses besoins internes les 148 millions de barils produits à Terre-Neuve au profit des États-Unis, l'application de la clause de proportionnalité priverait alors le Canada de 31 millions de barils ou de 17 jours d'approvisionnement du marché canadien.
[ publié par jeromet
le 2008-05-30 07:25:01 ]
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[ Mercredi 28 mai 2008 ]
28 Mai Revue de Presse
Les banques canadiennes évitent des milliards en impôts
Les cinq plus grandes banques canadiennes ont éludé pas moins de 16 milliards de dollars en impôts sur une période de 15 ans par l'entremise de leurs filiales situées dans des pays où les taux d'imposition sont inférieurs à ceux en vigueur au Canada, conclut Léo-Paul Lauzon, titulaire de la Chaire d'études socio-économiques de l'UQAM.
y ont constaté l'existence d'au moins 89 filiales bancaires se trouvant dans des paradis fiscaux.
M. Lauzon reconnaît que ces activités bancaires se font «au su et au vu des gouvernements fédéral et provinciaux», et qu'«on ne peut pas dire qu'elles sont illégales sur le strict plan juridique». À ses yeux toutefois, il s'agit de fraudes fiscales qui hypothèquent l'équité fiscale au pays et mettent en péril le maintien des programmes sociaux et des biens collectifs.
Pour la période de 2004-06, le professeur Lauzon évalue que les banques canadiennes ont éludé quatre milliards de dollars d'impôts grâce à leurs centres financiers offshore, soit près de 30 % de leur charge totale d'impôts sur le revenu.
Je dis carrément qu'il s'agit de fraudes fiscales. Il est évident que si les gouvernements mettent en place des lois très complaisantes, tout va être légal», a-t-il avancé.
«Des entreprises milliardaires comme les banques détournent au vu et au su de nos politiciens des milliards de dollars dans des paradis fiscaux alors que nos programmes sociaux crient famine.
M. Lauzon évalue que les pharmaceutiques et les pétrolières se conduisent de la même façon.
http://www.ledevoir.com/2008/05/28/191616.html
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Conservateurs dans la mire
L'actualité internationale des dernières semaines, que ce soit en Chine, en Birmanie ou aux Nations unies, a aussi eu pour effet d'attirer l'attention sur la politique étrangère du gouvernement Harper. Et ce que constate James Travers, du Toronto Star, c'est que le Canada est en train de perdre de sa pertinence sur la scène internationale. Selon Travers, les événements récents montrent que, contrairement à ce que semblent croire les conservateurs, l'influence ne se mesure pas seulement en force de frappe. «La pertinence d'un pays doté d'une armée davantage respectée pour son professionnalisme que pour la peur qu'elle inspire se mesure au degré d'influence diplomatique que ce pays exerce. Mesurée à cette aune, celle du Canada recule.»
De l'avis de Travers, cela peut s'expliquer par la manie du gouvernement de soumettre la politique étrangère à des exigences de politique intérieure au détriment de la défense des intérêts du pays. «La pertinence demande davantage qu'une force militaire disposée et capable de faire sa part. Cela exige un personnel diplomatique mené par un ministre qui n'est pas source d'embarras et une vision du monde qui n'est pas limitée par la politique partisane.»
Le Globe and Mail lui fait écho. Bien qu'il apprécie qu'on redonne du muscle aux forces armées, il soutient lui aussi que faire du Canada un joueur respecté dans l'arène internationale exige aussi une action diplomatique solide. Or la nouvelle voulant que le Canada hésite à se porter candidat, en 2010, pour un siège au Conseil de sécurité des Nations unies signale un recul, dit le Globe. «Malgré les déclarations fortes de M. Harper en 2006, il semble de moins en moins enclin à pousser avec vigueur pour apporter une présence canadienne forte sur la scène internationale.»
http://www.ledevoir.com/2008/05/17/190091.html
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LE BARREAU CANADIEN S'OPPOSE À LA LOI C-150 SUR L'IMMIGRATION
Les changements proposés par le gouvernement canadien à la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés inquiète les avocats canadiens. Lundi, l'Association du Barreau canadien a déclaré que les modifications proposées constituaient un sérieux recul pour le Canada. Le projet de loi C-150, s'il est adopté, accorderait des pouvoirs discrétionnaires non objectifs au gouvernement. Selon le Barreau, les modifications enchâssées dans le projet de loi, favoriseraient certains types d'immigrants, comme les médecins et les travailleurs spécialisés, tandis que d'autres seraient laissés pour compte. Le groupe prévient aussi que ces changements pourraient mener à une érosion des règles de loi en plaçant, entre autres, le pouvoir législatif entre les seules mains du ministre, sans examen des parlementaires ou apports des autres parties prenantes.RCI
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SELON EL TIEMPO, LES FARC ONT UN RÉSEAU DE SOUTIEN EN AMÉRIQUE LATINE
La guérilla colombienne des FARC dispose sur le continent américain d'un réseau de soutien auquel appartiennent environ 400 organisations. C'est ce que révèlent des enquêtes menées dans neuf pays par un groupe de journaux latino-américains, dont le résultat a été publié par le quotidien colombien El Tiempo. Le journal précise que la guérilla a des contacts en Argentine, au Brésil, au Chili, au Costa Rica, en Équateur, au Mexique, au Pérou, au Venezuela et aux États-Unis et que le fer de lance de ce réseau est un mouvement d'extrême gauche, la Coordinatrice continentale bolivarienne. Documents des FARC à l'appui, le quotidien espagnol El Pais affirme de son côté que la guérilla a créé des cellules clandestines pour leur expansion internationale avec un réseau de soutien dans 17 pays, dont l'Allemagne et la Suisse.RCI
--------------- - Limiter les dégâts à coût nul
Louis-Gilles Francoeur
Cinq institutions de haut savoir en sont venues, à partir de matrices prévisionnelles différentes, à la conclusion qu'organiser la lutte contre les changements climatiques aux États-Unis grâce à un plafond d'émissions et à un marché de crédits aurait un effet nul sur l'économie de ce pays.
http://www.ledevoir.com/2008/04/22/186306.html
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Le premier ministre de la République tchèque pour justifier le fait qu'il ne participera pas à la cérémonie d'ouverture des J. O. de Pékin. dit que les nazis avaient utilisé les jeux de 1936 pour faire de la «propagande», et qu'il considère que la Chine est en train de faire la même chose avec les jeux de 2008.
http://www.ledevoir.com/2008/04/22/186273.html
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Les destructeurs d'emplois, obéissant aux diktats d'actionnaires cupides, cachent leurs sales méfaits derrière des mots propres tels «redressement» ou «rationalisation». Mais la seule rationalité qui les guide est celle du profit maximum au sein d'une économie patentée pour les riches et qui exclut toute responsabilité sociale, une économie qui a porté le droit de propriété au-dessus de tous les droits humains et devant laquelle les élus se disent impuissants.
http://www.ledevoir.com/2008/04/22/186274.html
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According to the Southern Poverty Law Centre, which tracks hate groups, their number has increased by a dramatic 48 per cent since 2000.
At the same time the FBI says that hate crimes against Latinos jumped 35 per cent between 2003 and 2006.
The SPLC says that the immigration debate that is playing out in the US media is largely to blame for the rapid rise in hate groups, white supremacist groups and Neo-Nazi groups.
http://english.aljazeera.net/NR/exeres/FE97241B-1D14-4E93-80A6-FD2317FCCE43.htm
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On the demand side, according to Brown, the trends include the addition of 70 million people every year, while some 4 billion people are already struggling to move up the food chain and consume more grain-intensive livestock products. At the same time, the amount of grain used for car fuels is also rising immensely.
“Since 2005, this last source of demand has raised the annual growth in world grain consumption from nearly 20 million tons to about 50 million tons,” he said. “Meanwhile, on the supply side, there is little new land to be brought under the plow” unless it comes from clearing tropical rain forests in the Amazon and Congo basins, or in Indonesia or the Brazilian Cerrado.
The Institute’s research shows that new sources of irrigation water are even more scarce than new land to plow. During the past 50 years, world irrigated land has nearly tripled, expanding from 94 million hectares in 1950 to 276 million hectares in 2000. In other words, for the individual, the amount of cultivable land is shrinking by 1 percent every year.
http://www.commondreams.org/archive/2008/04/22/8423/
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[ publié par jeromet
le 2008-05-28 08:59:51 ]
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[ Mercredi 28 mai 2008 ]
Main basse sur l'alimentation planétaire ALP
Marie-Monique Robin se devait de faire un livre et un documentaire sur Monsanto parce que, dit-elle, «j'ai découvert que Monsanto est une des entreprises les plus controversées de l'ère industrielle parce qu'elle a toujours caché l'extrême toxicité de ses produits. Qu'en est-il aujourd'hui? Nous dit-elle la vérité sur les OGM? Peut-on la croire quand elle dit que les biotechnologies vont résoudre le problème de la faim et de la contamination environnementale? Pour répondre à ces questions, qui nous concernent tous, j'ai repris mon bâton de pèlerin, voyageant sur trois continents, où j'ai confronté la parole de Monsanto à la réalité du terrain, rencontrant des dizaines de témoins que j'avais préalablement identifiés sur la Toile. Et je suis sûre aujourd'hui qu'on ne doit pas laisser cette entreprise s'emparer des semences et, donc, de la nourriture du monde».
Après des décennies de déboires avec ses produits chimiques, Monsanto change de cap à la fin des années 80 pour devenir le «Microsoft des biotechnologies», selon le mot de Michael Taylor. En 1991, cet ancien conseiller de Monsanto devient commissaire de la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis puis, par retour d'ascenseur, vice-président de Monsanto.
La multinationale de Saint Louis savait que son brevet sur le Round Up, l'herbicide à base de glyphosate le plus utilisé au monde, arrivait à échéance en 2000. Dès 1985, Monsanto con-centre ses recherches sur la production de plantes alimentaires capables de résister à son herbicide, ce qui devait en principe réduire leur utilisation. Fin 1986, quatre dirigeants de Monsanto se présentent à la Maison-Blanche, où les plantes transgéniques sont perçues comme un moyen d'imposer la supériorité technologique des États-Unis au Japon et à l'Europe. La Maison-Blanche émet donc une directive précisant que ces nouvelles techniques ne sont qu'une extension des croisement traditionnels et que, par conséquent, elles ne justifient aucun régime particulier d'autorisation comme celui imposé aux pesticides, aux médicaments ou aux nouveaux aliments!
En mai 1992, la FDA publie enfin sa réglementation, qui deviendra la bible des OGM: «Les aliments dérivés de variétés végétales développées par les nouvelles méthodes de modification génétique sont réglementés dans le même cadre et selon la même approche que ceux issus du croisement traditionnel des plantes», lit-on dans ce texte fondateur.
L'équivalence en substance
Le responsable des biotechs entre 1985 et 2006 à la Food and Drug Administration (FDA) s'appelle James Maryanski. Dans un aveu historique devant les caméras, il devait affirmer que cette directive ne constituait pas un verdict scientifique mais que «c'était une décision politique... qui touchait beaucoup de domaines, pas seulement la nourriture. Elle s'appliquait à tous les produits de la biotechnologie». Cette décision deviendra le fondement du «principe d'équivalence en substance» qu'adopteront aussi l'Europe et les instances onusiennes.
Jeremy Rifkin, directeur de la Fondation sur les tendances économiques, raconte: «À l'époque, à Washington, si vous fréquentiez les mêmes bars que les lobbyistes, vous les entendiez rire de tout ça. Tout le monde savait que c'était n'importe quoi, ce principe de l'équivalence en substance. C'était simplement une façon pour ces sociétés de mettre rapidement leurs produits sur le marché avec le moins d'interférence gouvernementale possible.»
Pourtant, James Maryanski avait lui-même reconnu le danger des OGM dans des rapports sur une autre substance transgénique, le L-tryptophane, un acide aminé prescrit comme additif alimentaire pour lutter contre l'insomnie. Ce produit a tué 37 personnes et en a handicapé 1000 autres. Dès 1991, Maryanski avait aussi reçu des mémos internes qui n'excluaient pas que les OGM puissent générer des substances toxiques inconnues et provoquer une altération anormale des niveaux de nutriments, y compris des protéines potentiellement non digestibles.
Mais la multinationale sait comment se faire des alliés politiques au plus haut niveau. Monsanto a ainsi dépensé 21 millions de dollars en contributions électorales entre 1998 et 2001. Elle a battu son propre record avec des dons de 7,8 millions en 2000, année de l'élection de George W. Bush. Quatre secrétaires d'État ont été financés en priorité, dont Ann Venneman, secrétaire à l'Agriculture, qui dirigeait Calgene, une filiale de Monsanto. Donald Rumsfeld, secrétaire à la Défense, avait été le p.-d.g. de Searle, une filiale de Monsanto. Clarence Thomas, avocat de Monsanto, devait pour sa part être nommé à la Cour suprême. Même William Ruskelshaus, ancien patron de l'EPA , a rejoint le conseil d'administration de Monsanto, tout comme un autre numéro deux de l'EPA, Michael Friedman, qui devait aboutir chez Searle.
Une science fragile
Une des perles de cette enquête provient de Dan Glickman, secrétaire à l'Agriculture, qui a autorisé la plupart des cultures transgéniques sous l'administration Clinton. Il avoue devant la caméra que «la réglementation était fondamentalement orientée vers l'homologation des cultures transgéniques dans le but de faciliter le transfert de technologies dans l'agriculture du pays tout en poussant les exportations». Il a fait marche arrière par la suite et s'est fait plein d'ennemis en réclamant publiquement des études plus nombreuses, plus rigoureuses et plus indépendantes que celles faites par les promoteurs d'OGM.
Fidèle à ses stratégies éprouvées, Monsanto a mobilisé des dizaines de chercheurs pour faire déclarer ses produits sécuritaires avant même leur arrivée sur le marché. Aujourd'hui encore, selon Mme Robin, tout au plus une dizaine d'études ont porté sur l'innocuité des OGM. Ceux qui les ont passées au crible les ont en général jugées incomplètes.
Arpad Pusztai, un chercheur britannique, a payé de son emploi et de sa réputation les conclusions de son étude qui a démontré que des rats alimentés avec des pommes de terre OGM de Monsanto s'étaient retrouvés après 110 jours avec des cerveaux, des foies et des testicules moins développés et des tissus atrophiés dans le pancréas et l'intestin. Alors que l'Europe vient d'autoriser l'importation du soya résistant au Round Up et du maïs insecticide Bt de Novartis, Arpad Pusztai déclare sur les ondes de la BBC être inquiet des bases scientifiques de ces autorisations, lui qui jusque-là était le défenseur attitré du transgénique. Il est devenu la cible de tous les alliés de Monsanto, y compris le 10 Downing Street, mais son étude a été reprise avec les mêmes résultats ailleurs...
Les réfugiés des OGM
Le volet le plus méconnu jusqu'ici du livre de Marie-Monique Robin porte sur les méfaits des OGM dans les pays en développement et surtout d'Amérique latine. Aux prises avec de grands producteurs anonymes qui produisent des céréales OGM pour les animaux d'Europe, les petits paysans sont refoulés vers les bidonvilles. Les agriculteurs qui ont cru au miracle des OGM accusent aujourd'hui des rendements décroissants après avoir été acculés à une dépendance économique et semencière sans précédent. Ils doivent désormais payer une taxe Monsanto sur chaque tonne de céréale en raison de ses brevets, même lorsque ceux-ci ne sont pas reconnus dans leur propre pays.
D'abord amorcée aux États-Unis, la tendance à breveter nuit aujourd'hui aux pays en développement, qui voient les caractéristiques de plantes millénaires être pillées par les nouveaux pirates du capital génétique, étouffant l'économie de petites collectivités partout dans le monde, soutient Mme Robin.
En Inde, a-t-elle raconté, des dizaines de milliers de fermiers se sont endettés en raison des achats annuels de ces semences pour être finalement ruinés par leurs rendements décroissants sur des terres brûlées par les engrais. Et ils se suicident par milliers chaque année, coincés par ce néocolonialisme qui taxe jusqu'aux agriculteurs biologiques dont les champs ont été contaminés par les OGM brevetés, ce que des tribunaux complaisants assimilent à une utilisation illégale des brevets plutôt que de condamner le pollueur génétique.
Mais Monsanto, c'est le cas de le dire, veille au grain: elle annonce déjà de nouveaux herbicides plus puissants pour lutter contre les mauvaises herbes qui ont intégré les défenses de ses plantes OGM, des défenses qui ne devaient pas migrer...
Louis-Gilles Francoeur
http://www.ledevoir.com/2008/05/17/190131.html
[ publié par jeromet
le 2008-05-28 08:58:29 ]
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[ Vendredi 16 mai 2008 ]
Parlons de Chavez ALP
Interpol confirme l'authenticité de documents impliquant Chavez
Toutefois, l'interprétation de ces documents, dont certains ont été publiés dans la presse, est sujette à caution car les noms des dirigeants de la guérilla mais également ceux de leurs interlocuteurs avaient été changés et codés par Raul Reyes.
Fin mars, la Colombie avait déjà, toujours sur la base de ces documents, accusé les Farc de vouloir se lancer dans le terrorisme international et indiqué avoir saisi un stock d'uranium appauvri.
Des experts consultés par l'AFP avaient minimisé ces informations en soulignant que la guérilla ne disposait pas des structures industrielles permettant une utilisation militaire de ce métal.
L'ancien candidat libéral (opposition) à la présidence colombienne Rafael Pardo soutient dans un éditorial du quotidien El Tiempo que la tactique du président Uribe, en organisant des fuites dans la presse, n'a "pas abouti à ce que ces gouvernements (du Venezuela et d'Equateur) coupent leurs relations avec les Farc, mais avec le gouvernement colombien"
http://afp.google.com/article/ALeqM5jC8u-W6qBduUDSt0_sje1DmPxmDg
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CARACAS Le président vénézuélien Chavez accuse la Colombie de vouloir déclencher une guerre AFP
Le président vénézuélien Hugo Chavez a affirmé dimanche que le gouvernement colombien tentait de provoquer le Venezuela pour déclencher une guerre et justifier une intervention des Etats-Unis.
http://www.lexpress.fr/info/infojour/afp.asp?id=10344&2309
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Chavez urges $1bn poverty fund Chavez said Venezuela was willing to commit $365m to the fund [Reuters] Hugo Chavez, the Venezuelan president, has called on European and Latin American nations to set up a $1bn fund to help provide food and medicine for the poor. Chavez said on Thursday that he was willing to commit $365m of the country's oil income to the fund, as global food and energy prices continue to rise.
http://english.aljazeera.net/NR/exeres/C7A24B2B-7D25-45A4-81B1-7F5638FC843A.htm
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Selon les sommes impliqués il s'agit pour moi de paiements de rancons pour les otages:JEROME
[ publié par jeromet
le 2008-05-16 08:44:58 ]
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[ Vendredi 16 mai 2008 ]
Jouer avec les droits humains, les conventions, les libertés civiles ALP
Affaire Omar Khadr - Dallaire compare le Canada et les États-Unis aux terroristes
Le sénateur libéral Roméo Dallaire estime que leur traitement d'un jeune Canadien détenu à la base de Guantánamo Bay abaisse le Canada et les États-Unis au niveau des terroristes.
Cliquez ici! Le général à la retraite affirme qu'en faisant fi des droits d'Omar Khadr et des conventions internationales, les deux pays ne font pas mieux que ceux qui n'accordent aucune importance aux droits.
M. Dallaire a déclaré devant un comité parlementaire que Khadr est une victime, un enfant soldat qui devrait être réhabilité et réintégré dans la société plutôt que traduit en justice devant ce qu'il considère être un tribunal illégal.
Khadr n'avait que 15 ans quand il a été capturé en Afghanistan. Il est détenu depuis six ans à la base de Guantánamo Bay, à Cuba. Les États-Unis veulent qu'il soit jugé par un tribunal spécial.
«Dès que vous vous mettez à jouer avec les droits humains, les conventions, les libertés civiles, en disant que c'est pour votre protection, vous n'êtes pas mieux que ceux qui n'y croient pas du tout», a-t-il déclaré.
http://www.ledevoir.com/2008/05/14/189669.html
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96 milliards de plus pour l'armée
Les dépenses sont trois fois plus élevées que celles annoncées par Harper
Le ministère de la Défense a convoqué les journalistes hier pour mieux expliquer la stratégie dévoilée lundi par le gouvernement Harper.
Il y a eu une mauvaise compréhension des chiffres et des budgets lors de l'annonce», a poliment confirmé hier un haut gradé militaire qui ne peut être nommé. En fait, la somme de 30 milliards de dollars fait référence au budget annuel de l'armée canadienne en 2031-32, soit 20 ans après l'année 2011-12, qui sert d'année zéro pour ce plan. Il ne s'agit donc pas de l'investissement total du gouvernement fédéral sur une période de 20 ans mais bien de l'objectif annuel à atteindre.
Cette rondelette somme de 96 milliards sera donc intégrée au budget annuel de la Défense sur 20 ans. Elle servira non seulement à couvrir la hausse des coûts fixes de l'armée (chauffage, salaires, etc.) mais également à lancer plusieurs nouveaux projets.
Après le discours d'introduction du lieutenant-général Natynczyk, les relationnistes du ministère de la Défense ont demandé aux journalistes de fermer les micros et les caméras afin de poursuivre la séance d'information avec les militaires présents sans attribution des citations, ce qu'on nomme familièrement «off the record» dans le milieu journalistique. Les médias ont protesté, soutenant que les propos du lieutenant-général Natynczyk, le numéro deux des Forces canadiennes, devraient pouvoir lui être attribués lors de la période de questions et de réponses.
Les militaires, visiblement mal à l'aise, ont maintenu cette directive. «Je comprends, mais je dois respecter les lignes directrices du gouvernement», a simplement affirmé le lieutenant-général Walter Natynczyk.
http://www.ledevoir.com/2008/05/15/189804.html
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Why Bush must recognise the Nakba
No one is likely to mention that Israel's heroic survival was, to the Arabs, a dispossession in which 750,000 Palestinians fled or were driven out of their homes.
Official US ignorance of that, passed down through generations and embodied in Bush's visit only to the Israeli side, has, unsurprisingly, angered Palestinians.
"It is a slap in the face," Diana Buttu, a prominent Palestinian analyst in the West Bank, told The New York Times, adding that the US is essentially saying: "You have no history and your past does not matter."
But more than the insult or even stupidity of such a one-sided position is the tactical bungling of an administration that wants to be seen as a fair arbiter of a long-standing dispute.
That is pretty hard to do, if all you can see is one side's pain and glory.
http://english.aljazeera.net/NR/exeres/1B63B5EF-1708-416C-BCA4-B294A39E3D51.htm
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[ publié par jeromet
le 2008-05-16 08:38:21 ]
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